Littérature => Francophone (16044 livres critiqués)


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couverture

Un camion à la croisée des chemins de Cathy Devignard

critiqué par Spiderman - (63 ans)

Itinéraires d'orientation

10 etoiles
Il y a des lectures qui vous donnent du bonheur. Des textes qui vous ouvrent des horizons inattendus. Des livres qui, une fois refermés, vous rassurent : oui, notre vie vaut la peine d'être vécue et personne ne sait de quelles joies demain sera fait. Dans le grand giratoire de la vie, Chris, le narrateur a...

couverture

Un jardin sur le ventre de Fabienne Berthaud

critiqué par Spiderman - (63 ans)

De mère en fille

8 etoiles
Une histoire ordinaire. Telle qu'annoncée en quatrième de couverture. Ni banale ni médiocre. Proche de nos vies bancales. Ce récit, presque entièrement rédigé à la deuxième personne du singulier est une sorte de lettre d'une femme à une autre femme. On ne découvrira qu'à quelques pages de la fin qui est la personne qui écrit cette...

couverture

Les Voyageurs de la Terreur de Thierry Delrieu

critiqué par Spiderman - (63 ans)

Lavoisier ressuscité !

8 etoiles
Voici des voyageurs du temps : à Genève au XXIIe siècle, ils ont les moyens techniques de se mettre à la disposition d'une ONU humaniste pour "corriger les erreurs du passé". Les autorités portent le choix de cette mission pionnière sur Lavoisier dont les travaux sur l'agriculture auraient pu avoir un impact positif sur la...

couverture

Polichinelle de Pierric Bailly

critiqué par Spiderman - (63 ans)

Un été dans le trois-neuf : découvertes de la langue

8 etoiles
Moi c'est Lionel et j'ai pas la gueule d'un lion, même si j'aime bien les filles avec une belle touffe de tulipes au bon endroit. Mes potes sont des ados jurassiens secteur Clairvaux les lacs et cet été c'est le souk. Je sais pas ce que je fous à Besac, des études pour papa Gustave...

couverture

Pour l'éternité, mais pas plus... de Dina Mann

critiqué par Spiderman - (63 ans)

Le temps qu'une balle ...

8 etoiles
Ce petit roman vient démentir beaucoup d'idées reçues. Ainsi on va se promener sur près de 150 pages en moins de quelques secondes puisque le récit commence alors qu'une arme est braquée sur la narratrice et qu'un doigt est toujours posé sur la détente au point final. Entre temps, Dina Vega et Yza Mannier nous auront...

couverture

Roger Peyrefitte, le sulfureux de Antoine Deléry

critiqué par Spiderman - (63 ans)

Le soufre d'une époque, le souffle d'un écrivain

9 etoiles
"Les Amitiés particulières" : cette expression qui fait partie du langage courant est le titre du roman le plus connu de Roger Peyrefitte, une plume qui a marqué les coeurs et les esprits de toute la deuxième moitié du XXe siècle. Esprit libre et provocateur, cet homme a laissé plus de traces qu'on ne le...

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Du plomb dans le cassetin de Jean Bernard-Maugiron

critiqué par Spiderman - (63 ans)

Jetez l'encre !

8 etoiles
Voici une plongée originale dans un univers que nous apprécions tous, celui du texte écrit qui fait ici forte ... impression. Le narrateur est correcteur dans un grand quotidien ... après avoir été typographe. Son récit est donc celui d'une vie bien plombée. En une centaine de pages, nous découvrons l'univers des ouvriers du livre...

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Mots de tête de Dominique Resch

critiqué par Spiderman - (63 ans)

Enseigner sans saigner

10 etoiles
Dominique Resch est prof, et il a son métier dans le sang : ses élèves ont de la veine ... Dans son « quartier sensible », il fait preuve d'une vraie sensibilité aux personnalités en construction de ces élèves. Menant ce chantier avec lucidité, passion et investissement il se tient aussi loin de la sensiblerie que de...

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Wam de Slimane Kader

critiqué par Spiderman - (63 ans)

Manro d'apprentissage

7 etoiles
Choisi un peu au hasard parce que je ne comprenais pas son titre et ne connaissais pas son auteur, ce livre m'a un peu énervé. La langue est trop artificielle : sous ce français parlé mâtiné de verlan se cache un vrai auteur. Il sait alterner les différent styles de langue "populaire" sans jamais tomber dans...

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Strip hotel de Jacques Astruc

critiqué par Spiderman - (63 ans)

Sex trip for adults only

9 etoiles
Dans une cité du nom de "Ashville", un homme jeune a trouvé refuge dans un hotel à l'enseigne particulièrement évocatrice ... L'une de ses voisines, la mystérieuse Lolita M. fait commerce de ses charmes. Ses activités déclenchent chez le narrateur un séisme émotionnel, sensuel, sexuel : la lave de ses émois va tout emporter et après...

couverture

Air conditionné de Marc Vilrouge

critiqué par Spiderman - (63 ans)

Clim' et châtiment

9 etoiles
En moins de cent pages, Marc Virouge nous conduit au coeur d'une maison d'édition parisienne où il doit venger les conduites si atrocement banales d'une direction plus soucieuse de chiffre d'affaires que d'humanité. Sa plume se fait scalpel pour disséquer les rapports hiérarchiques dans la tour dont il a fait sa cible. A l'hôpital, il...

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La révélation de l'ange / L'ange dans le placard de Jacques Neirynck

critiqué par Spin Gourmet - (BRUXELLES - 51 ans)

Est ce que l'âme existe ?

8 etoiles
Michel Martin, scientifique renommé, est contraint de mener à bien un projet peu orthodoxe : prouver l’existence de l'âme. Les résultats de ses recherches à caractère métaphysique provoqueront de nombreux remous dans les milieux scientifiques et religieux. Emmanuel, Théo et Colombe (voir "le Manuscrit du Saint-Sépulcre") participent également à l'aventure. Chacun tentera d’apporter à sa manière...

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Des coeurs découpés de Brigitte Smadja

critiqué par Spin Gourmet - (BRUXELLES - 51 ans)

Peut -on oublier le passé ?

10 etoiles
Ce roman raconte l’histoire de Judith qui apprend à quinze ans qu'elle a été adoptée. Elle semble bien digérer la nouvelle et poursuit son chemin. Elle coupe rapidement les ponts avec sa famille adoptive et prend son envol loin du milieu ultra bourgeois de son enfance. Elle garde toutefois un lien avec son oncl qui, de...

couverture

Un amour américain de Philippe Sollers

critiqué par Spin Gourmet - (BRUXELLES - 51 ans)

La découverte de l'autre

8 etoiles
Un amour sans frontière le temps d’un long été, ou la rencontre de l'Autre, chaque côté de l’Atlantique. Au fil de ce récit, parsemé de jazz et de pensée chinoise, on découvre toute la richesse des couples mixtes. Contrairement aux apparences, une Américaine et un Français forment dans l’esprit des gens un couple exotique, tant...

couverture

Le manuscrit du Saint-Sépulcre de Jacques Neirynck

critiqué par Spin Gourmet - (BRUXELLES - 51 ans)

Religion et intrigues

10 etoiles
Le point de départ de cette aventure est la recherche de la datation rigoureuse du fameux Suaire de Turin par un prix Nobel de Physique. Dans cette tâche, il sera soutenu par son frère, homme d'Eglise, et par sa soeur, médecin. Ce qui semble au départ n’être qu’une expérience de routine, se révélera pleine de...

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Boston Blues de Jean-François Duval

critiqué par Spin Gourmet - (BRUXELLES - 51 ans)

Philosophie autour d'un verre...

8 etoiles
Le narrateur, journaliste de son état, se confie à un inconnu rencontré dans un bar à Boston. Au fil des jours et des verres, il lui dévoilera quelques-unes des rencontres qui ont enrichi ses voyages. Que ce soit Liza, la jeune doctorante tatare qui lui permet de participer à un chachlik organisé par des petites frappes...

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Diabolus in musica de Yann Apperry

critiqué par Spin Gourmet - (BRUXELLES - 51 ans)

Prix Médicis 2000 : Diabolus in Musica

10 etoiles
Moe Insanguine naît la nuit au cours de laquelle meurt sa mère, en le mettant au monde. Cette même nuit, son grand-père expire son nom en guise de dernier souffle. Deux morts pour une vie ! Sa vie durant, Moe aura un compte à régler avec la mort. Son enfance se déroule à l'écart des hommes. Son...

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Il y avait quelque chose dans le noir qu'on n'avait pas vu de Thomas Gunzig

critiqué par Spin Gourmet - (BRUXELLES - 51 ans)

Humour noir et savoureux !

8 etoiles
Dans ce recueil, Thomas Gunzig nous propose neuf nouvelles dont le sujet tourne toujours autour d'une personne de sexe féminin nommée Minitrip. Elle croise le chemin du narrateur et le marque. Cette femme possède de multiples facettes : elle est excessivement sensuelle, auto-stoppeuse peu chanceuse, amnésique sélective. Le ton de ces récits est savoureux, tout comme la...

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Doux amer de Claire Martin

critiqué par Spirit - (Ploudaniel/BRETAGNE - 65 ans)

Une histoire douce-amère

8 etoiles
Etonnantes sensations après la lecture de ce livre. Le premier tiers (jusqu’à la rupture) est bouleversant. Comme si les mots, les phrases pinçaient les cordes de mon corps/cœur pour en tirer des résonances familières. Entrer dans les détails du récit ne pourrait que banaliser le sens, il faut le vivre de l’intérieur pour en toucher toutes...

couverture

Un singe en hiver de Antoine Blondin

critiqué par Spirit - (Ploudaniel/BRETAGNE - 65 ans)

Nostalgie dans un verre...

8 etoiles
Un singe en hiver d’Antoine Blondin nous entraine dans le sillage alcoolisé de personnages qui ont l’habitude de partager leur vie avec l’ivresse, non pas pour simplement se noyer dans l’alcool mais pour donner à la vie une grandeur et une magnificence qu’elle n’a pas sans cette enfilade de verres. Avec...

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Retour à Killybegs de Sorj Chalandon

critiqué par Spirit - (Ploudaniel/BRETAGNE - 65 ans)

Magnifique coup au coeur!

10 etoiles
Sorj Chalandon a rencontré l’Irlande et il l’a aimée, tout de suite, comme un coup de foudre. Cette affection est tellement inscrite profondément dans sa chair qu’il lui a fallu écrire sur cette terre, sur ces gens. Dire tout cet amour, toutes ces passions, toutes ces violences, ces coups, au corps et à l’âme. Après «...

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Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck

critiqué par Spirit - (Ploudaniel/BRETAGNE - 65 ans)

Nous rêvions juste d'un tel roman

10 etoiles
Quelle claque à l’âme et au cœur que ce nouveau roman d’ Henri Loevenbruck. L’écrivain a opté pour des chemins de traverses autres que les routes qu’il avait empruntées jusque là, nous entrainant à la poursuite de l’éternelle liberté les cuisses serrées sur le réservoir d’une moto. Il y a dans cette écriture le Stephen...

couverture

L'enragé de Sorj Chalandon

critiqué par Spirit - (Ploudaniel/BRETAGNE - 65 ans)

Un gros bout d'humanité

10 etoiles
« Voilà ! Je le mets là à côté de la marmite de cotriade. C'est le dernier manuscrit de SORJ CHALANDON : L'ENRAGE». « Il parle de quoi ? » « De la vie, de la mort et surtout d'humanité, c'est ce qui reste de mieux quand on a pressé le bonhomme, la petite étincelle qui fait que l'homme n'est pas un loup pour...

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Les Guerriers de l'Hiver de Olivier Norek

critiqué par Spirit - (Ploudaniel/BRETAGNE - 65 ans)

Simo, la mort blanche

10 etoiles
Le dernière livraison d'Olivier Norek n'est pas un thriller mais un roman historique. Un roman sur un passage de l'histoire que l'on a voulu oublier. La guerre Fino-soviétique de 1939. Ce roman nous raconte cette guerre ( qui en rappelle d'autres ) à travers les yeux d'un jeune paysan sniper dont...

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Régression de Thomas Bouvatier

critiqué par Spleenofrock - (45 ans)

Un peu d'acide sulfurique dans les fraises Tagada...

6 etoiles
Régression, c'est un petit peu le livre de chevet du ronchon. Celui qui (à raison) peste contre toute cette génération Goldorak, d'enfants devenus (?) adultes mais qui se réfugient dans la douce mièvrerie du dessin animé pour échapper à un quotidien trop souvent morose. Ce roman, c'est donc un main non secourable...

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Lorca, dit l'invincible de Carol Hamilton de Clair

critiqué par Ssly - (67 ans)

Lorca dit l'Invincible

10 etoiles
C'est un livre, c'est un roman, c'est une biographie,... mais, c'est toute une aventure ! Cet écrit est à la portée de tous. L'auteur est reconnu, décoré par la Nation mais ce livre traite un sujet difficile, (un demi quart de siècle de vie), avec simplicité, vérité, volonté de s'en sortir, de faire son trou comme...

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Corydon de André Gide

critiqué par Stanhb - (Paris - 41 ans)

Pompeux

2 etoiles
Gide nous présente son point de vue sur l'homosexualité au travers d'un dialogue entre 2 protagonistes. Malheureusement ce qui aurait pu être un raisonnement intéressant se trouve être au final une succession d'idées rédigées dans un style pompeux et peu accessible. Difficile de se ranger du côté de l'auteur quand celui-ci ne semble s'adresser qu'à...

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Manuscrit trouvé à Saragosse (Version de 1804) de Jan Potocki

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Mystérieux écrits

6 etoiles
Quel étrange bouquin que ce Manuscrit trouvé à Saragosse. Il est présenté comme un grand classique de la littérature fantastique et l'impression semble emporter l'unanimité. De plus, c'est un livre qui a une histoire, c'est-à-dire, la sienne propre, un livre qui a été écrit, remanié, pendant plus de vingt ans, jusqu'à ce que son auteur se...

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Les larmes d'Eros de Georges Bataille

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

2001 : L'odyssée d'Eros

5 etoiles
Dans ce petit traité au bien joli titre, Bataille se propose de nous conter une histoire de l'érotisme. Pour ce faire, il remonte, dans une première partie foisonnante, jusqu'à la préhistoire et nos ancêtres les grands singes. Selon Bataille, en effet, l'érotisme est, après le travail et avant la guerre, ce qui marque la fin...

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Songes de Mevlido de Antoine Volodine

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Un attentat contre la lune

9 etoiles
On erre dans un monde qui ressemble au nôtre, il est juste un peu plus vieux, et un peu plus pire. Quand on marche dans Poulailler Quatre, on s’aperçoit que les cages à poules sont retournées à leur usage primaire, on s’aperçoit que l’on n’est plus chez nous et que les gallinacés ont envahi nos...

couverture

Ecrivains de Antoine Volodine

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Autre chose existe...

9 etoiles
Les écrivains post-exotiques ont quelque chose à dire. Ils ont vécu la fin de notre monde et la guerre éternelle de tous contre tous, cette dernière lutte des classes, familière au monde de Volodine. Ils en sont sortis meurtris et perdants, fous pour certains d’entre eux, éternellement malades, horriblement défigurés pour d’autres. Pour d’autres, encore,...

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Faits - Lecture courante à l'usage des grands débutants de Marcel Cohen

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Votre histoire et la nôtre (une fable)

8 etoiles
Qu’on ne s’y trompe pas, les [i]Faits[/i] de Marcel Cohen, n’ont rien d’une lecture courante et ne sont certainement pas à mettre entre les mains de débutants, même grands ! Ce qui se cache, sous ce terme générique, ce sont une centaine de scènes de vie, d’anecdotes tirées pour certaines, on peut l’imaginer, directement de la...

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Le deuxième Mickey de Manuela Draeger

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Dans la nuit noire

8 etoiles
Ce petit livre estampillé Manuela Draeger et principalement destiné au jeune public de L’école des loisirs nous offre une nouvelle plongée en univers post-exotique, aux confins du rêve et de la réalité, dans un monde étrange qui nous est pourtant familier. Pour les amateurs de Volodine, il le sera plus encore que pour les autres...

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Le Bord de la Terre de André Benchetrit

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

"Dans ma tête c'est chez moi"

8 etoiles
Il y a de la violence dans le roman d’André Benchetrit. Elle est omniprésente dans les mots (« Il y a du sang. Il y a du froid. Je remue dedans »), mais surtout, elle se situe au niveau des rapports entre les deux principaux personnages de ce roman, un père et un fils, dont...

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Jérôme : (L'enfance de Jérôme Bauche) de Jean-Pierre Martinet

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Si grande compassion...

10 etoiles
C’est peu dire que [i]Jérôme[/i] ne saurait laisser personne indifférent. Finitude, l’éditeur qui a eu la brillante idée, en 2008, de republier ce chef-d’œuvre de transgression indisponible depuis trente ans annonce la couleur dès la quatrième de couverture : le lecteur va devoir choisir son camp. D’un côté, il y aura les détracteurs autant de...

couverture

L'Accusé de Emmanuel Robin

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Pré-existentialisme

7 etoiles
Récompensé à l’unanimité par le jury du tout premier prix du premier roman – qui comptait notamment dans ses rangs Mauriac, Bernanos, Giraudoux, Maurois et Green, excusez du peu ! – pour son [i]Accusé[/i] (alors [i]Accusé, lève-toi[/i]), Emmanuel Robin aurait pu sembler promis à une belle carrière littéraire s’il n’avait estimé avoir déjà tout dit...

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Nuits bleues, calmes bières : Suivi de l'Orage de Jean-Pierre Martinet

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

La solitude

10 etoiles
Deux courtes nouvelles sont réunies dans ce petit recueil publié chez Finitude. La première, [i]Nuits bleues, clames bières[/i], rédigée en 1978 et qui prête son nom au recueil, met en scène un homme décédé récemment et auquel Martinet ne juge pas utile de donner un nom. Il faut dire qu’il « occupait si peu de...

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Ceux qui n'en mènent pas large ; Au fond de la cour à droite de Jean-Pierre Martinet

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

La loose

5 etoiles
Pour faire vite, on pourrait écrire que [i]Ceux qui n’en mènent pas large[/i] est un [i]Jérôme[/i] raté. Le livre ne commence pourtant pas trop mal : « Maman regardait le ciel mais, de là-haut, personne ne le regardait, lui, Maman, il le sentait bien. » Une phrase qui suffit à immédiatement plonger le lecteur dans...

couverture

La grande vie de Jean-Pierre Martinet

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Grande vie et petites existences

8 etoiles
Quand on a un peu fréquenté Martinet, on sait qu’il est capable du meilleur (souvent – [i]Jérôme[/i], [i]Nuits bleues calmes bières[/i], [i]L’orage[/i]) comme du pire ([i]Ceux qui n’en mènent pas large[/i]). Quand on commence à lire [i]La grande vie[/i], longue nouvelle publiée pour la première fois dans la revue [i]Subjectif[/i] des éditions du Sagittaire en...

couverture

Eden, Eden, Eden de Pierre Guyotat

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Horreur et Fantasmes

5 etoiles
J’ai beaucoup hésité à me lancer dans la critique d’[i]Eden, Eden, Eden[/i]. Aurait-il déjà été répertorié dans la base de CritiquesLibres, je me serais très certainement abstenu. Autant le dire d’emblée : je n’ai pas pu finir le livre et n’en ai lu qu’un quart environ. Il m’est donc difficile d’en parler sans risquer de...

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Les couleurs d'un hiver de Pierre Silvain

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Errances de l'art

5 etoiles
C’est l’histoire d’un peintre, ou plutôt d’un apprenti, Anselme, qui prépare les couleurs desquelles un maître sans grand talent tire sa renommée. Un matin de novembre, Anselme quitte son atelier et s’en va rejoindre Simon, son ami d’enfance, fortuné, et qui vient d’ouvrir une galerie rue Notre-Dame-de-Lorette, à Paris, où il côtoie Géricault. On ne...

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Danse avec Nathan Golshem de Lutz Bassmann

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Rien que l'amour

10 etoiles
On l’avait déjà pressenti dans [i]Les aigles puent[/i], c’est maintenant confirmé : Lutz Bassman écrit des romans d’amour. Nathan Golshem était un combattant, et même un des combattants les plus valeureux parmi les üntermensch, ces perdants de la lutte des classes et de toutes les guerres qui en sont réduits à vivre dans des ghettos, sans...

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La vie posthume de R. W. de Jean Frémon

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Renoncer aux histoires

8 etoiles
R. W. n’est selon Jean Frémon pas sans ressemblance avec Robert Walser, poète suisse de la première moitié du vingtième siècle. Robert Walser était un petit poète. Il avait sans doute rêvé de voir son nom attaché à des fulgurances d’esprit et d’esthétisme, mais il ne fut capable que de rester à la surface des...

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Orchidée fixe de Serge Bramly

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Calembour

6 etoiles
Serge Bramly, dans [i]Orchidée fixe[/i], évoque pour nous une période méconnue, et largement ignorée par les spécialistes, de la vie de Marcel Duchamp. En 1942, fuyant l’occupation, l’artiste souhaite se rendre aux Etats-Unis afin d’y retrouver la liberté perdue par l’Europe et le confort d’un succès qu’elle ne lui accorde pas encore. Les liaisons entre...

couverture

Le plancher de Perrine Le Querrec

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

La vie brute

9 etoiles
Le Plancher de Jeannot, c’est un grand morceau de parquet couvert de poinçons et de lettres majuscules qui vitupèrent l’Eglise et sa manipulation des consciences à travers toute une gamme d’outils inventés par elle pour voir à travers nos rétines et commettre toute sorte de crapuleries. Tour à tour considéré comme l’expression d’une psychose brute,...

couverture

Faber: Le destructeur de Tristan Garcia

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Le roman en trompe-l'oeil

2 etoiles
Ca a commencé comme ça. En exergue, Louis-Ferdinand Céline et juste après, un paragraphe cité dans tous les articles de gazettes sur la rentrée littéraires qui le mentionnaient - le premier, le seul, sûrement, que les critiques auront lu : « [i]Nous n’étions ni pauvres ni riches, nous ne regrettions pas l’aristocratie, nous ne rêvions...

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Peau d'ogre de Vincent Eggericx

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Voler Perséphone

7 etoiles
Tout est convoqué, dans le roman de Vincent Eggericx pour ériger le fait divers au rang du mythe. Les contes de Charles Perrault, les mythes grecs, les saints chrétiens et la littérature s’y croisent dans une foison de références qui semblent faire de ce livre une version succincte de l’[i]Ulysse[/i] de James Joyce. Le point...

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Le désordre Azerty de Éric Chevillard

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

De l'Auteur à l'écrivaiN

9 etoiles
Eric Chevillard est un menteur ! Dès la première page de son dernier ouvrage, consacrée au mot [i]Aspe[/i] (ou [i]Asple[/i], précise-t-il), il évoque un dictionnaire, par ailleurs parcellaire, ou bien suffisamment ancien pour ne pas contenir des mots tels qu’[i]Asopia[/i] ou surtout [i]Aspartam[/i] — on flaire déjà la supercherie… Puis, par la suite, il mentionne...

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La vague de Hubert Mingarelli, Barthélémy Toguo (Dessin)

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

Nuit d'escale

7 etoiles
Les éditions du Chemin de fer font tout pour qu’on les aime. Ouvrant son catalogue à des auteurs confirmés ainsi qu’à d’autres plus confidentiels, elles proposent de courts textes mis en image par des illustrateurs contemporains, et font ainsi du livre un objet soigné comme une boîte à bijoux, avec son papier cartonné et un...

couverture

La tentation de saint Antoine de Gustave Flaubert

critiqué par Stavroguine - (Paris - 41 ans)

L'illusion du sacré

7 etoiles
[i]La Tentation de Saint Antoine[/i] est une oeuvre étrange. Selon Claudine Gothot-Mersch, auteur de l’introduction de l’édition [i]Folio[/i], par ailleurs très documentée — peut-être même trop, ou bien de façon mal pensée puisqu’elle oblige le lecteur à d’incessants renvois entre les notes, le dossier et le lexique des noms propres placés en fin d’ouvrage —,...