Littérature => Francophone (16035 livres critiqués)


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couverture

Le conteur, la nuit et le panier de Patrick Chamoiseau

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Réflexions sur le Tout-Monde, la créolité et l'horizon sans horizon de la Beauté

10 etoiles
Depuis l'origine, l'oeuvre romanesque de Patrick Chamoiseau, d'une richesse foisonnante, se double d'une réflexion ouverte à tous les savoirs, qui explore les racines et le devenir de la créolité, considérée comme le creuset d'une humanité capable de dépasser les cloisonnements culturels et les clivages identitaires pour s'épanouir dans la totalité de ses possibles. Ce monde...

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Il était sept fois la révolution : Albert Einstein et les autres... de Étienne Klein

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Un ouvrage de vulgarisation à l'écriture plaisante, à la fois vive et rigoureuse, qui souligne la dimension humaine de la recherche scientifique, avec ses grandeurs et ses faiblesses

9 etoiles
Ce livre d'Etienne Klein, qui est non seulement l'un des plus brillants vulgarisateurs de la recherche scientifique actuelle mais aussi, comme Michel Serres, un philosophe des sciences interrogeant les prémices de la pensée scientifique et les rapports qu'elle entretient avec les autres disciplines, se présente comme une suite de courtes biographies cherchant à saisir l'essence...

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La Boîte noire de Denis Robert

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Les arcanes de l'affaire Clearstream ou comment la finance internationale s'affranchit des règles et organise le blanchiment...

8 etoiles
Qui n'a entendu parler de l'affaire Clearstream, qui a fortement secoué la vie politique française au début des années 2000 ? A son origine, on trouve Révélation$, livre publié en février 2001 et issu de la longue enquête menée par un journaliste indépendant, Denis Robert, qui a mis au jour le dévoiement du système de...

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Le vent du nord dans les fougères glacées de Patrick Chamoiseau

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Célébration et incarnation de la Parole

10 etoiles
Malgré l’annonce de la jaquette, joliment illustrée d’une photographie noir et blanc (de Jean-Luc de Laguarigue) à rebours de l’exotisme caraibéen, [i]Le vent du nord dans les fougères glacées[/i] n’est ni le dernier roman de Patrick Chamoiseau ni le roman du dernier conteur. En effet, même s’il y a récit, Chamoiseau récuse l’appellation de roman...

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Écaillures des jours de Marcel Migozzi

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Pensées fugaces et sensations au fil des jours

9 etoiles
Cette plaquette, éditée avec la mention « extraits », ressemble à un carnet d’annotations de sensations brutes et de pensées saisies comme elles surgissent, avant qu’elles ne s’effacent, qui forment une masse vivante de sensations et de souvenirs, où le passé ressuscite dans l’instant présent. [i] Avril 2009 : J’ai traversé la guerre sur un nuage...

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Oeil ouvert et coeur battant: Comment envisager et dévisager la beauté de François Cheng

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Evocation poétique et philosophique, empreinte de religiosité, de la Beauté comme manifestation du Bien et du Divin

9 etoiles
Ce petit livre de « philosophie poétique et mystique », écrit dans un style élégant mais très accessible, contient deux discours sur la Beauté et la Vertu, le premier prononcé en 2010 aux Bernardins et le second, qui semble pourtant le prolonger, en 2007 à l’Académie française, dont François Cheng est membre depuis 2002. Le rapport...

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Rouge convalescent suivi de L'Invisible donation de Marcel Migozzi

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Rouge, comme un idéal politique et un idéal d’amour qui ne meurt pas

10 etoiles
Ce recueil, composé de deux parties distinctes inscrites respectivement au cœur de l’Histoire et au cœur de l’expérience quotidienne du sentiment amoureux, se démarque des récents textes poétiques de Marcel Migozzi, souvent intimistes et hantés par la perspective du vieillissement et de la mort, et renoue avec les premiers recueils de l’auteur, qui bruissaient d’une...

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Complainte du mangeur solitaire de Julien Syrac

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Poème de la solitude moderne

9 etoiles
Ce recueil au format de plaquette, constitué d’un unique poème en tercets d’hexasyllabes (le plus souvent - mais pas systématiquement - rimés) retrouve, à contre-courant de certaines tendances de la poésie d’avant-garde, le souffle et le rythme d’une poésie faite pour la diction, voire pour le chant… La poésie de Julien Syrac est portée par...

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Préhistoires de Jean Rouaud

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une interrogation, pleine d'humour et d'émerveillement, sur les prémices de l'humanité

9 etoiles
Ce petit livre inclassable, d’une centaine de pages à peine, est une merveille de science légère, pleine d’amour pour son sujet (nos ancêtres homo sapiens et néandertal) et d’ironie sur notre époque, qui donne autant à sourire qu’à réfléchir. En trois textes courts, qui se lisent aisément et sont accessibles à tout public, même jeune...

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L'amour et la mémoire de Salvador Dalí

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Ode à Gala, d'une violence exacerbée et morbide

6 etoiles
Publié en 1931 aux Editions Surréalistes et introuvable dans son édition originale, mais réédité il y a une vingtaine d'années (avec des peintures se substituant aux photographies de Dali), ce recueil est composé d’un unique et long poème dédié à Gala et accompagné de photographies. C’est la récente présentation par JPGP du livre (que je...

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Sotto voce de Joséphine Vernay, Barthélemy Allard (Illustration)

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie au ton intimiste et recueilli, qui éveille les ombres de Sylvia Plath et dévoile l'attente fervente d'une présence

8 etoiles
J’ai découvert ce petit recueil par hasard à l’étal d’un bouquiniste, intrigué par la jolie couverture d’un éditeur que je ne connaissais pas (où un vers – « un chant d’espérance pour qui s’est déjà dit et vécu, un psaume qui n’existe pas, bien trop précoce » - s’arrondit pour former un cercle incomplet et...

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Vanités : Carré misère de Yves Boudier

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie âpre et lapidaire sur la misère humaine et la violence de l'exclusion

9 etoiles
Présenté par une longue préface de Michel Deguy, qui dévoile et met en perspective les enjeux d'une écriture poétique parcimonieuse, apurée à l’extrême jusqu’à la sécheresse, ce recueil ambitieux, porté par une colère froide et lucide, tisse un lien entre la misère contemporaine des milliers d’exclus et clochards, qui (sur)vivent dans les rues des grandes...

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Le merle de Arthur Keelt

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Amusant canular littéraire, sous couvert de science-fiction à l'ironie truculente et mordante

7 etoiles
Les UFOlogues avaient raison : les extra-terrestres sont bien parmi nous ! Enfin, plus précisément, ils étaient parmi nous car, après la seconde guerre mondiale, ils se sont barrés en nous laissant quelques artefacts et des formules mathématiques plus ou moins absconses, et un message, en mauvais anglais mais très clair, récupéré par des militaires...

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Debout sur le ciel de Paule Du Bouchet

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Evocation par sa fille du poète André du Bouchet, pleine de tendresse et de chaleur humaine

10 etoiles
Dans ce très beau texte nourri d’instants vécus, Paule du Bouchet évoque, à petites touches, la figure de son père, le poète André du Bouchet. Il ne s’agit pas d’un récit biographique au sens classique du terme mais d'une sorte de chemin à rebours à travers la mémoire pour retrouver la densité d’une présence telle...

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Lumière plus vive que veuve de Marcel Migozzi

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Résurrection et célébration par les mots des êtres aimés et des lieux de nos vies ordinaires

10 etoiles
Epurée et tendue à l’extrême du dicible, la poésie de Marcel Migozzi explore, recueil après recueil, à l’orée du silence et avec une grande humilité, le noyau indéfinissable de sentiments et de sensations que les mots, par le recours au poème, ont pouvoir de célébrer pour prolonger la mémoire des lieux et des êtres aimés...

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Galilée et les Indiens: Allons-nous liquider la science ? de Étienne Klein

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Plaidoyer pour la pensée scientifique, contre le rejet de la science et contre le scientisme

10 etoiles
Ma récente lecture de « Retour à la parole sauvage » du poète antillais Monchoachi, qui dénonce l'hégémonie prédatrice de la civilisation occidentale, m’a donné envie de me replonger dans ce court essai d’Etienne Klein, qui interroge les fondements scientifiques de notre civilisation. Bien trop souvent considéré comme un (excellent) vulgarisateur scientifique, Etienne Klein m’apparaît...

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Éphémérides de Patrice Franceschi

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie au ton japonisant, inspirée par la mer et l'aventure

7 etoiles
Patrice Franceschi est un des grands explorateurs aventuriers de notre époque. Aviateur et marin, il a baroudé sur tous les continents et a organisé, parfois avec le soutien de la Marine nationale, plusieurs expéditions scientifiques ou humanitaires au long cours sur son navire, une goélette nommée « La Boudeuse » en hommage à Bougainville, qui...

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Les barbares d'Occident de François Augiéras

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Un court texte autobiographique, par un écrivain qui vécut en marge de la société

8 etoiles
Il faudra peut-être, un jour, analyser la poésie des années 50 au prisme du traumatisme des années de guerre. François Augérias, poète à la sensibilité d’écorché vif, errant et miséreux, ne joua jamais le jeu de la vie sociale et incarne, comme par exemple Gérald Neveu, la figure moderne du « poète maudit » se...

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Maintenant, foutez-moi la paix ! de Philippe Delerm

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Un beau portrait de Paul Léautaud, écrivain et homme complexe, à la fois féroce, caustique, détestable et émouvant dans ses contradictions et sa solitude

9 etoiles
Ce petit livre de Philippe Delerm, dont j’ignorais la passion pour Proust et Léautaud (les deux écrivains principaux de sa « sentimenthèque », pour reprendre un joli néologisme de Patrick Chamoiseau quand il évoque les écrivains qui l’ont le plus marqué, sans pour autant être toujours ses écrivains préférés), brosse, comme à petits coups de...

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Une femme m'apparut de Renée Vivien

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Un livre d'amour et de mort, à la poésie poignante et d'une profonde mélancolie

9 etoiles
Renée Vivien, qui mourut en 1909 alors qu’elle n’était âgée que d’une trentaine d’années, est principalement connue pour sa poésie à la sensualité morbide, d’où émane une beauté langoureuse et douloureuse. Ce livre constitue son unique roman mais il se déploie comme un très long poème en prose. Dans ce roman explicitement lesbien, qui se...

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Contes des sages créoles de Patrick Chamoiseau

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Contes des Antilles, créés par les "maîtres de la parole" dans la nuit des plantations

10 etoiles
Ce qui frappe d’emblée dans « Les Contes des sages créoles », c’est le soin méticuleux de l'édition. Ce petit livre relié ressemble un peu (dans un format poche atypique) aux livres « club » des années 50/60, avec une couverture rigide aux couleurs vives, jaune et mauve, un papier épais légèrement teinté et un...

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Innocent de Gérard Depardieu

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Un écorché vif, à la fois détestable et émouvant

7 etoiles
J’avoue que c’est la polémique actuelle autour de Gérard Depardieu qui m’a incité, par curiosité, à jeter un œil dans ce livre écrit en 2014 ; le titre semble anticiper les accusations dont Depardieu est aujourd’hui l’objet mais le texte porte principalement sur son dégoût de la France et les raisons de son installation en...

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Fragments de paradis de Daniel Tammet

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Autobiographie d'une conversion

8 etoiles
Après « Portraits », le premier recueil de poèmes de Daniel Tammet, ce livre (à la très belle couverture qui compose un paysage de couleurs vives à partir de bandes de carton colorées) marque une nouvelle inflexion. Tout d’abord, il s’agit du premier livre directement écrit en français par Daniel Tammet mais surtout, et ce...

couverture

C'était mieux avant ! de Michel Serres

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

un petit livre amusant et bienvenu pour démystifier les nostalgiques du "c'était mieux avant" mais malheureusement un peu trop court et simpliste pour pleinement convaincre

8 etoiles
Ce petit livre, l’un des derniers écrits par Michel Serres (décédé en 2019), n’est certainement pas son livre le plus ambitieux mais il a l’immense mérite, avec verve et malice, de tordre le cou à une idée reçue : non, le monde n’était pas mieux avant !!! Le ton est souvent enjoué, distillant des petites...

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Martinique: Charmeuse de serpents de André Breton

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

André Breton en Martinique - souvenirs d'une escale forcée en 1941, qui permit la rencontre de Breton et Césaire

10 etoiles
Ce petit ouvrage, qui se lit rapidement, rassemble l’ensemble des textes d’André Breton consacrés à la Martinique, où il séjourna quelques semaines en 1941 lors de son voyage en direction de New York, à bord du « Capitaine-Paul-Lemerle » parti de Marseille avec nombre de Français et d’Européens cherchant à fuir l’Occupation allemande. Le recueil commence...

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Tuer les vieux, jouir ! Roman vache, moeurs du temps... de Félicien Champsaur

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Portrait au vitriol de la France des années 20

10 etoiles
Ce roman publié en 1925, qui n’avait je crois jamais été réédité avant l’initiative d’un petit éditeur (« Les lapidaires ») qui a produit un très joli livre (belle couverture en noir et rouge avec mise en abîme du titre par le rapprochement de "tuer" et "jouir", impression aérée sur papier épais, qui contribue au...

couverture

J'ai rêvé que j'étais fait de signes de Matéi Vişniec

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Poésie écrite sous l'aile de l'ange du Bizarre, aux accents de cauchemar éveillé oscillant entre onirisme, humour tragique, ironie et angoisse

10 etoiles
Surtout connu pour son théâtre, Matei Visniec est également romancier (auteur notamment du « Marchand de premières phrases », que je tiens pour un chef d’œuvre) et poète. Son dernier recueil, intitulé « J’ai rêvé que j’étais fait de signes », titre qui est aussi le premier vers du recueil, vient de paraître aux Editions...

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L'homme qui marche de Christian Bobin

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Célébration de Jésus à fleur d'humanité

9 etoiles
Cette mince plaquette, à la couverture élégante et imprimée sur un beau papier, qui se lit en moins d’un quart d’heure, contient 33 pages. Faut-il y voir un symbole ? Car l’homme qui marche, jamais nommé, c’est Jésus. Non pas un Jésus déifié, ou une figure historique du passé, mais un Jésus présent, toujours vivant...

couverture

Onze sonnets et un sizain: Pour James Hepburn, comte de Bothwell de Marie Stuart

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une suite de sonnets attribués à Marie Stuart (mais probablement faux)

5 etoiles
Cette mince plaquette (onze sonnets et un sizain, en alexandrins ou décasyllabes) rassemble les poèmes, écrits en français, que la reine Marie Stuart écrivit pour son amant, James Hepburn, comte de Bothwell, qu’elle épousa plus tard, après qu’il eut fait tuer Henry Stuart, comte de Darnley, son second mari. La vie de Marie Stuart, fille de...

couverture

La Châtelaine de Vergy de Anonyme

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Un court roman médiéval versifié, narrant l'amour tragique de la châtelaine de Vergy et d'un chevalier de la cour du duc de Bourgogne

9 etoiles
Cette édition, richement documentée et annotée, présente l’un des romans d’amour courtois les plus célèbres de la littérature médiévale. Assez bref (moins de 1000 vers octosyllabes), le texte se lit très rapidement dans sa version en français moderne mais les éditeurs, qui en donnent également la version originale en vieux français, l’ont accompagné de commentaires...

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Les témoins (1942) de Ilarie Voronca

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Poésie d'espoir et de désespoir : annonce du monde à venir dans les ruines du monde présent

10 etoiles
Cette mince plaquette de 13 poèmes, imprimée en 1980 par les revues « Jalons » et « Le populaire », est la reproduction en fac-similé du recueil « Les témoins », publié en 1942 par les éditions « Le méridien ». Y chante une voix solitaire, mais forte, qui affronte la solitude et l’inhumanité du...

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Métro-poèmes de Marām al- Maṣrī

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Poésie de la sensibilité et de l'empathie

8 etoiles
Je suis venu Paris pour la première fois à 16 ans, en 1990, pour un concours. Je n’y connaissais personne et j’étais seul. En prenant pour la première fois le métro parisien pour me rendre à l’hôtel réservé par les organisateurs du concours, je me senti comme happé par les couloirs et la foule pressée,...

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À l'encre de mancelunier : LX-60 unités de lumière noire de Loran Kristian

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

une poésie caraibéenne oscillant entre le cosmique et le local pour interroger nos fragilités et compromissions face à Lavie et Lenmort

10 etoiles
C’est au début de l’année 2022 en Martinique (où j’ai vécu de l’été 2020 à l’été 2022), et grâce à Patrick Chamoiseau qui en fit un chaleureux hommage, que j’ai découvert Loran Kristian, dont le recueil « Les mots de silence » venait d'être distingué et récompensé du prix Carbet. Mais à l’époque, accaparé à...

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Le vent: Suivi de : Cette nuit-là de Jean-Pierre Abraham

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

L'art de l'errance à la rencontre des choses

9 etoiles
"Le vent" est le court récit de journées d’errance dans un paysage maritime. Le texte, assez court et découpé en nombreux petits chapitres, est suivi d’une « Cette nuit-là », qui dévoile en quelques pages la genèse de son écriture. Il s’agit en fait d’un texte de jeunesse, que Jean-Pierre Abraham écrivit quand il avait...

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Échouage de Loïc Finaz

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Le premier roman de Loic Finaz, officier de marine : une fiction maritime et romantique au charme subtilement suranné

6 etoiles
« Echouage » est le premier roman de Loic Finaz, officier et aujourd'hui amiral dans la marine nationale après une carrière riche d'affectations embarquées (il a notamment commandé un aviso et une frégate anti sous-marine) et d'affectations à terre, à l’état-major de la marine ou en interarmées (il a notamment été directeur l’Ecole de Guerre,...

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Simbulu de Xavier Dandoy de Casabianca

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie subtilement chargée d'amour et d'attente mystique

9 etoiles
« Simbulu » est une mince plaquette d’une vingtaine de courts poèmes et deux photographies, qui commence au 4ème de couverture, que je recopie : [i] En arrivant un jour d’hiver, une racine bouge dans l’obscurité. C’est la queue d’une renarde qui s’est coincé dans l’arbre. Soudain, tout symbolise.[/i] Simbulu… oui, mais de quoi ? Ce...

couverture

Que peut Littérature quand elle ne peut ? de Patrick Chamoiseau

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Un texte court mais essentiel, qui célèbre Littérature comme puissance d'affranchissement du Grand récit communautaire, d'évocation du réel, de surgissement de la Beauté et d'épanouissement créateur

10 etoiles
Ce petit livre, à peine une centaine de pages, prolonge le texte d’une conférence initialement prévue d’être donnée par Patrick Chamoiseau en 2024 dans le cadre des manifestions de « Strasbourg capitale du livre ». Les lecteurs familiers de l’œuvre de Patrick Chamoiseau (ce qui est mon cas, et encore plus celui de mon épouse...

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Fin(s) du monde de Roger Parsemain, Valérie John (Illustration)

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie exigeante, enracinée dans la créolité, qui se confronte à la finitude et s'élève vers le cosmique

10 etoiles
La poésie des Antilles, de Guyane et d’Haïti est extraordinaire riche, et encore trop largement méconnue dans l’hexagone. Avant mon séjour en Martinique, de l’été 2020 à l’été 2022, je ne connaissais de la poésie antillaise que Césaire, Glissant, Saint-John Perse mais ces noms me masquaient, de leur éclat presque aveuglant, un foisonnement poétique aussi...

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Le pornographe et le gourou de John B. Root

critiqué par Eric83 - (51 ans)

Un roman surprenant, à la fois sarcastique et désabusé, sur la sexualité désenchantée du monde occidental

8 etoiles
Quand on tient ce livre pour la première fois entre ses mains, difficile de se lancer dans la lecture sans une once de méfiance et, s’il ne m’avait pas été offert suite au passage de l'auteur dans l'émission de Frédéric Taddeï, il est probable que je ne l’aurais jamais lu. En effet, outre son titre,...

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"Manuel de civilité" suivi de "Pybrac" de Pierre Louÿs

critiqué par Eric83 - (51 ans)

Un chef d'oeuvre d'humour parodique, élégamment pornographique et subtilement trash

9 etoiles
Pierre Louÿs est pour moi l’écrivain le plus étrange et le plus fascinant, parce qu’excessif en tout, de la littérature française. Il fut, à la fin du 19ème siècle, un auteur adulé pour son roman « Aphrodite » et ses poèmes en prose « Les chansons de Bilitis », qui étaient doublés d’une mystification pour...

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Un homme et son péché de Claude-Henri Grignon

critiqué par Erutarettil - (Curl Curl - 50 ans)

Une légende québecoise

10 etoiles
Oeuvre maîtresse de Claude-Henri Grignon (1894-1976), publiée en 1934, elle reçut le Prix David en 1935. Etude réaliste de l'avarice de l'habitant, peinture des moeurs paysannes dans la région des Laurentides de l'époque (1890), ce livre reçut les éloges de la critique : Carmel Brouillard : "Le roman de Claude Henri Grignon est à mon avis,...

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Les autos tamponneuses de Stéphane Hoffmann

critiqué par Esblandin - (colomiers - 44 ans)

FAUX ESPOIRS

9 etoiles
Alors que je m'étais attaché à Pierre séducteur épicurien plein d'esprit, aussi critique, que caustique, que page après page j'ai aimé cet homme délaissé par sa femme tracée sous les traits d'une harpie, j'ai pris en affection ce Pierre. Ce Pierre qui aime les bonnes choses qui parait bon vivant, cultivé, intelligent et j'en passe. On s'y...

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Rien n'est trop beau de Rona Jaffe

critiqué par Esblandin - (colomiers - 44 ans)

FEMMES DES ANNEES CINQUANTE

8 etoiles
Au travers de ce roman c'est l'histoire de quatre jeunes américaines à New York arrivées là en quête d'un avenir meilleur ou en fuite d'un passé troublé. Bref, toutes pleines de leurs illusions d'avenir enchanteur, de demande en mariage de beaux partis, de carrière professionnelle. Elles sont touchantes parce que avant-gardistes, et puis on ne peut que...

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Tour de plume de Caroline Deyns

critiqué par Esblandin - (colomiers - 44 ans)

A lire et à relire

9 etoiles
Pourquoi à lire et à a relire tout simplement parce que c'est un roman qu'on peut lire d'une seule respiration, suspendu à un souffle on tourne les pages pour découvrir les différents personnages tous porteurs à moment donné de la dite plume. A relire parce que justement ce livre se lit trop vite, il vous entraîne...

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Une année studieuse de Anne Wiazemsky

critiqué par Esblandin - (colomiers - 44 ans)

A LIRE

8 etoiles
J'avais beaucoup aimé "mon enfant de Berlin" du même auteur qui était ni plus ni moins que le récit de la vie de la mère de l'auteur et bien j'ai aimé aussi le récit de l'aventure de l'auteur avec le cinéaste Jean Luc Godard. Finalement peut être que l'auteur n'est bien que dans l'auto biographie et...

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Enregistrements pirates de Philippe Delerm

critiqué par Escarpins - (56 ans)

Assez décevant pas très innovant.

4 etoiles
Pour ceux qui n'ont pas lu Delerm peut être que c'est pas mal. Mais on a quand même la sale impression qu'il se répète un peu. Des petites nouvelles de la vie quotidienne encore et toujours très bien écrites ça je l'admets, mais peut être qu'avec de si bons talents d'observateurs des choses minuscules on aurait pu...

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& de Stéphane Guignon

critiqué par Esperluette - (* - 53 ans)

Le Guignon

8 etoiles
Stéphane Guignon a abandonné sa profession de banquier pour se consacrer à l’écriture. Cinq ans plus tard, le résultat est là: & (traduire « et », « esperluette », ou « shift 1 » si vous êtes informaticien. Je n'invente rien, c'est l'auteur qui le dit). Il s'agit d’un court roman qui tombe à pic pour...

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Comment rater complètement sa vie en onze leçons de Dominique Noguez

critiqué par Esperluette - (* - 53 ans)

Le flop est une science

6 etoiles
Que vous ayez opté pour l'échec sentimental ou professionnel, c'est déjà ça. Encore faut-il que le ratage soit exemplaire. Et, là croyez-le ou non, c'est tout un art. Une science, même, si on en croit Dominique Noguez. Et il le démontre, à grand renfort de citations, de schémas et de calculs mathématiques. Ce manuel est la bible...

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Gode blessé de Alain Turgeon

critiqué par Esperluette - (* - 53 ans)

Sous-titrage obligatoire

8 etoiles
A mon avis, Alain Turgeon est un masochiste qui aime jouer les ingénus. Son héros, qui s'exprime dans un français à coucher dehors, est le type même du dépressif : sa mère n’a jamais pu le pifer, il n'a pas d'ami, son boulot ne l’intéresse pas… Bref, c'est un raté. C’est pour cette raison, qu’il écrit,...

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Nicolas Pages de Guillaume Dustan

critiqué par Esperluette - (* - 53 ans)

Un homme avec un homme

8 etoiles
Guillaume Dustan et Nicolas Pagès, écrivains homosexuels, se sont rencontrés lors d'un salon. C’est l’occasion pour le premier de revenir sur sa vie et ses amours douloureux, car, dans ce roman, il est finalement très peu question de Nicolas Pagès. Il s’agit plutôt d’un melting pot dans lequel l'auteur nous livre une partie de son journal...