Littérature => Francophone (16035 livres critiqués)


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couverture

Le Charmeur d'Océans de Salvatore Adamo

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie fantaisiste où transparaissent la nostalgie de l'enfance et les cruautés du monde

6 etoiles
Salvatore Adamo, surtout connu comme chanteur-compositeur, est aussi l’auteur de plusieurs recueils de poèmes. Celui-ci, dont le titre m’a séduit, fut édité en 1980 aux éditions Claude de la Lande (éditeur que je ne connaissais pas). Hélas, les poèmes, qui ressortent d’une veine fantaisiste se contentant d'entasser des images un peu faciles, n’ont pas la...

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Le roman d'Esther de Pauline Flepp

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Vies gâchées

5 etoiles
Ce roman, qui se lit aisément et rapidement, est une sorte de thriller sentimental au cœur de Paris. Néanmoins, il n'y a ici aucun suspense : l'issue tragique de l'histoire d'amour entre Antoine Gardel, romancier à succès solitaire et misogyne, et Esther, jeune et ravissante étudiante en littérature, est dévoilée dès les premières lignes puisque...

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On cherche quelqu'un de Jacques Ancet

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Quelqu'un était là, qui n'est plus et ne reviendra pas

10 etoiles
Sans pathos ni larmes, avec une sobriété poignante qui avoue le trouble et la douleur, Jacques Ancet, dans cette mince plaquette de 27 poèmes, évoque la mort dans sa dimension charnelle, comme une nuit où le corps s'enfonce et s'efface, et ce qui advient dans le lieu où la présence d'un être se transforme peu...

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Femmes de rêve, bananes et framboises de Simonetta Greggio

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Un recueil sans cohérence, d'où émerge une nouvelle sur la mafia sicilienne

5 etoiles
Ce recueil de sept nouvelles surprend par la diversité de tons et d’ambiances, qui ne transparaît pas dans la légèreté du titre et la présentation du 4ème de couverture qui évoque une suite de variations sur le sentiment amoureux. Plusieurs nouvelles parlent effectivement d’amour et de ruptures (avec plus ou moins de légèreté mais aussi...

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Fragments du silence de Gérard Blua

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Un poème métaphysique qui interroge, à l'échelle du cosmos, l'évolution du vivant et la place de l'humanité

8 etoiles
Ce recueil de Gérard Blua, écrivain et éditeur, est composé d’un poème en trois sections (intitulées Quand / Comment / Pourquoi) et de deux entretiens avec Rodica Draghincescu (une poétesse roumaine) et Abdelmadjid Kaouah (un poète algérien). Les entretiens sont intéressants sur le fond (mais un peu désagréables sur la forme - j'y reviendrai plus loin)...

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Pâques, fête de la joie de Armand Robin

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie fervente et inspirée, invitant à la fraternité

9 etoiles
Petit commentaire de circonstance en ce dimanche pascal avec cette plaquette écrite par Armand Robin pour célébrer, avec un accompagnement musical, les fêtes de Pâques de l’année 1943… L’idée d’André-Charles Gervais (qui a rédigé une courte préface pour la présente édition) était de proposer une série d’émissions radiophoniques capables, au-delà de leur teneur liturgique, d’adresser...

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Pas de Julien Bosc

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

La poésie comme une écriture pas à pas sur le "chemin suffoquant du cercle"

8 etoiles
Cette mince plaquette est composée de poèmes lapidaires en très courts vers libres. Comme chez Guillevic, le souci premier de l’auteur est d’introduire le silence dans la respiration naturelle du poème pour permettre une résonance entre les mots, très soigneusement choisis (parfois à la limite de la préciosité dans le recours à un vocabulaire spécialisé,...

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Mais rien n'obscurcira la beauté de ce monde de Ilarie Voronca

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie fervente portée par l'amour du monde et des êtres

10 etoiles
Poète roumain francophone réfugié en France dans les années 30, à l’instar de Tristan Tzara ou Benjamin Fondane, Ilarie Voronca, proche des avant-gardes et ami de Victor Brauner, fut très vite reconnu et même célébré avant de sombrer, après-guerre, dans un oubli aussi profond qu’injuste. Car Voronca, qui s’est suicidé en 1946 et incarne un...

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Amitié des choses de Ilarie Voronca

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

A la fois serein et douloureusement poignant

10 etoiles
« Amitié des choses » est, jusque dans son titre, emblématique de l’écriture poétique d’Ilarie Voronca, poète roumain qui s’exila en France en 1925 pour, comme nombre de ses compatriotes (Tristan Tzara, Benjamin Fondane, etc.) qui enrichirent très considérablement la poésie francophone, fuir les « ténèbres balkaniques ». Publiée en 1937, cette plaquette d’une vingtaine de...

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L'apprenti fantome de Ilarie Voronca

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Poésie de l'exil et de l'amour inassouvi

10 etoiles
Ce recueil d’Ilarie Voronca, qui est à ma connaissance la première réédition depuis sa publication en 1938 par les éditions du Hibou, est une très longue complainte divisée en une vingtaine de poèmes. Malgré quelques faiblesses, sa ferveur est profondément émouvante et a des résonances dans le drame actuel des réfugiés fuyant la guerre et/ou...

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André Breton a-t-il dit passe de Charles Duits

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Portrait d'une amitié en poésie

10 etoiles
Charles Duits, dont j’ai déjà présenté quelques livres sur le site, est un poète singulier et marginal, qui s’est volontairement tenu à l’écart des chemins frayés de la création littéraire. Authentique voyant, habité par des visions confinant parfois à la folie, sa force vitale et sa radicalité ne pouvaient que séduire André Breton, qu’il rencontra...

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Célébrer vivre de Marcel Migozzi, René Welter, Lawand (Dessin)

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie épurée à l'extrême, comme un mot d'amour murmuré pour célébrer le monde et la vie

9 etoiles
Cette mince plaquette d’une trentaine de pages, accompagnée des peintures d’un peintre syrien établi en France, est un recueil écrit à quatre mains, sans distinction entre les contributions des deux poètes, Marcel Migozzi (né en 1936) et René Walter (né en 1952). Les vers des poèmes sont très courts, presque lapidaires, donnant le sentiment d’une...

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Né du limon de Claude Louis-Combet

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Evocation poétique et sublime de l'émergence du vivant hors de la glaise du monde

10 etoiles
Cette plaquette, portée par une langue superbe de densité et de précision, est une variation sur le thème du golem qui fut popularisé par Gustave Meyrink, au début du 20ème siècle, comme un monstre de glaise que des passes magiques, issues de la Kabbale, peuvent doter des apparences de la vie. Néanmoins, ici, Claude-Louis Combet...

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Le village transparent de Claude-Henri Rocquet

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Etre dans la présence du monde

10 etoiles
La poésie française contemporaine est riche de trésors et d’auteurs injustement méconnus. Je viens de découvrir Claude-Henri Rocquet avec ce petit recueil qui fait entendre une voix discrète, dont les accents à la fois poignants et sublimes m'ont irrésistiblement fait songer à Jean Le Mauve et à Robert Momeux. L’amour envers le monde, qui irrigue...

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Les poèmes de Sabine Sicaud de Sabine Sicaud

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Poèmes d'enfance... et de douleur

8 etoiles
Sabine Sicaud fut célèbre en son temps en raison d’une précocité extraordinaire qui lui valut d’être surnommée le poète-enfant. Son unique recueil, publié en 1926 avec une préface d’Anna de Noailles qui l’avait découverte à l’occasion des Jeux Floraux, s’intitulait d’ailleurs « Poèmes d’enfant ». Elle mourut en 1928, alors qu’elle avait à peine 15...

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Qui parle au nom du jasmin de Vénus Khoury-Ghata

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Poésie fantaisiste et presque enfantine

6 etoiles
Le titre est trompeur : on pourrait s’attendre à une poésie qui cherche donner voix à la présence muette des plantes et des animaux, à tous les êtres humbles qui vivent à nos côtés et dont la parole silencieuse, inaudible et étouffée par le brouhaha du monde, deviendrait soudain perceptible dans la bouche du poète…...

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Ce qui écoute en nous / L'objet du poème de Alain Suied

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

En surplomb du gouffre

9 etoiles
Ce petit recueil, décomposé en sept sections de chacune quelques poèmes écrits en courts vers libres, évoque le poids d’absence et de silence qui pèse sur le langage. Notre rapport au monde est tissé d’une souffrance ontologique qui s’insinue en nous au sortir de l’enfance (seule période heureuse), après que nous avons pris conscience que...

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Quai Tino Rossi de Xavier Dandoy de Casabianca

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Journal poétique d'une âme en interrogation sur son rapport au monde et à la création artistique

10 etoiles
Editeur exigeant (comme le montre le catalogue des éditions Eoliennes qu’il dirige) et artiste plasticien installé en Corse, Xavier Dandoy de Casabianca est également l’auteur de plusieurs livres et plaquettes. « Quai Tino Rossi » est une sorte de journal d’annotations et de réflexions au fil des jours, mais non datées, écrites dans une tournure...

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La seule femme vraiment noire de Charles Duits

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une oeuvre inclassable et outrancière, à la fois mystique et hypersexualisée, et férocement drôle

8 etoiles
Il y a quelques années, dans ma présentation sur CL de « Le pays de l’éclairement », j'avais affirmé que si Charles Duits, l’un des derniers grands poètes « voyant », était né 2000 ans plus tôt, il aurait certainement été de ceux qui composèrent les grands textes sacrés du Véda ou de la...

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Le Bruit Court Que Je Suis Mort de Xavier Dandoy de Casabianca

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Manifeste BAa - ironique, iconoclaste et inclassable !!!

8 etoiles
Le bruit court que je suis mort… « Je » étant Xavier Dandoy de Casabianca, l’auteur et l’éditeur de cet ouvrage qui justifierait à lui tout seul la création d'une catégorie "inclassable" sur CL, il semble bien que la rumeur soit erronée... puisqu’en ce cas ce petit livre n’existerait pas ! CQFD. En fait, en...

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Qui sous le blanc se tait de Erwann Rougé

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Poésie du souffle, comme une respiration de la présence du monde

8 etoiles
L’écriture poétique d’Erwann Rougé s’apparente à un exercice de respiration contrôlée. Fluide et maîtrisée, porteuse d’un souffle par lequel le poète communie avec le monde élémentaire, elle impose un rythme calqué sur un processus d’inspiration / expiration où les mots sont comme une buée déposée sur la page. La couverture et le titre de cette petite...

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Oeuvre Poétique Complète, Tome 2 - la Crèche, la Croix, le Christ de Claude-Henri Rocquet

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie chrétienne polyphonique, enracinée dans la chair du monde, pour célébrer le mystère de la Nativité

10 etoiles
Décédé en 2016, Claude-Henri Rocquet, dont j’ai déjà présenté « Le village transparent » sur CL, fut l’auteur d’une œuvre poétique et théâtrale importante, encore trop méconnue, que les éditions Eoliennes ont entrepris de rassembler et publier. Le titre de ce recueil, qui constitue le tome 2 des œuvres poétiques complètes, ne laisse planer aucun...

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Limite de Antoine Émaz

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

vers le bleu, aux limites du corps et des mots

10 etoiles
J’ai découvert tardivement l’écriture poétique d’Antoine Emaz. Je le connaissais essentiellement de nom et de réputation mais ce sont, hélas, les hommages qui ont suivi son décès, survenu cette année, qui m’ont incité à me plonger dans une œuvre qui m’évoque irrésistiblement celle de Marcel Migozzi, par la densité d’une écriture dépouillée à l’extrême et...

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Théâtre d'encre de Claude-Henri Rocquet

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Un théâtre incandescent et radical en quête d'absolu

10 etoiles
Ce premier tome de l’édition intégrale de l’œuvre théâtrale de Claude-Henri Rocquet comprend quatre pièces (parfois accompagnées de longs commentaires sur la genèse du texte et ses interprétations) ainsi qu'un long essai sur Médée, symbole de l'horreur absolue, et sur la mise en scène de la monstruosité morale, comme une sorte de mise en abîme...

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Entre eux de Joséphine Humbert, Michel Raynaud, Caroline Larroche (Dessin)

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Silhouettes sans visage

8 etoiles
C’est une toute petite plaquette, réalisée pour une exposition et joliment imprimée sur un papier épais en tirage très limité (175 exemplaires), qui diffuse un charme étrange. Deux courtes suites de poèmes accompagnent (comme pour leur donner une résonance) une douzaine de peintures de Caroline Larroche représentant des silhouettes hiératiques, sans visage et serrées les...

couverture

Un poil dans l'âme de Jean-Michel Robert

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Eloge de la paresse

8 etoiles
Cette petite plaquette de 45 poèmes aux accents d’aphorismes, est un petit bijou finement ciselé de poésie et d’humour. Ces poèmes très courts (qui ne demandent pas un grand effort de lecture, comme si l’auteur avait eu le souci de respecter le poil dans l’âme du lecteur !) sont de petites variations sur la...

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L'instant d'après de Max Alhau

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Vers l'instant premier

9 etoiles
Ce recueil de courts poèmes en prose, très joliment imprimé sur un beau papier épais, impose une seconde lecture pour pénétrer l’étrangeté d’une marche en forme d’errance. Ce qui semblait être une promenade en bord de mer, à travers landes et falaises, dans l’éclat d’une lumière ambigüe, se transfigure peu à peu en paysage symbolique...

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La Halle de Julien Syrac

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une satire, caustique et féroce, de la société de consommation

9 etoiles
A Marrec, ville à mi-chemin de la grande capitale, grouillante de vie et d’affaires, et de la bourgade de province où chacun se connaît, La Halle se dresse comme un Léviathan miniature, où s’enlise bien plus qu’elle ne s’agite une faune disparate de vendeurs et de clients, habitués ou occasionnels. Derrière l’éclectisme apparent des chemins...

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Moi, laminaire... de Aimé Césaire

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Le chef d'oeuvre de la maturité

10 etoiles
Dans les années 40, Aimé Césaire fit une entrée fracassante en littérature avec « Cahier d’un retour au pays natal », qui le consacra comme une voix majeure de la poésie (proche du surréalisme) et de la négritude dont il fut un porte-parole militant (de même que Léopold Sédar Senghor, avec lequel il partage la...

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Poèmes de Albertine Sarrazin

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie vivante et rebelle, incandescente à l'éclat d'étoile filante

9 etoiles
Il est impossible de lire Albertine Sarrazin, morte en 1967 à 29 ans après une adolescence marquée par la fugue, la prostitution, la délinquance (allant jusqu'à tentative de braquage avec une arme volée à son père adoptif, médecin militaire) et la prison pour mineurs sans songer au livre (que j’avoue n’avoir pas lu mais le...

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Les Vies de Bout d'Ficelle de Collectif

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Poésie sociale et engagée, témoignant des souffrances d'une vie devenue lutte pour la survie

8 etoiles
Ce petit livre rassemble des textes écrits en 2008, dans le cadre d’un atelier d’écriture, par des personnes accueillies à la maison de solidarité de Gennevilliers (un des refuges de la fondation Abbé Pierre). Petits paragraphes en prose ou poèmes en vers libres, les 41 textes qui composent le recueil sont souvent si bien rédigés...

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Clairières du temps de Henri Corbin

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Poèmes caraïbes d'une grande densité, pleins de jeux d'ombres pour évoquer l'éphémère beauté des choses et des êtres

9 etoiles
Dominée par les figures tutélaires d'Aimé Césaire (dont j'ai présenté sur CL le recueil "Moi laminaire") et d'Edouard Glissant, la poésie occupe une place éminente dans la littérature antillaise, et même au-delà quand on songe à l'importance des auteurs des Caraïbes qui ont marqué la poésie française en l'enrichissant d'un rapport au monde singulier, où...

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Noms prénom de Xavier Dandoy de Casabianca

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Interrogation sur la vie et le rapport au temps

8 etoiles
Cette petite plaquette au format d'un carnet de notes, dont la jaquette présente une sorte d'intrigante et très belle nature morte (à la fois nocturne et marine), a été minutieusement composée et imprimée, avec une division à mi-volume marquée par l'usage de différentes polices de caractère. Il contient également un poème visuel, forme inventée par...

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Antilles-Guyane : Anthologie de poésie antillaise et guyanaise de langue française de Jacques Rancourt

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une anthologie remarquable, permettant de découvrir une poésie exigeante et très engagée

9 etoiles
Le seul mot d’outre-mer (appellation que j’emploie malgré ses connotations déplaisantes de centralisation hexagonale) suscite immédiatement toute une imagerie mentale de plages immenses, de ciel bleu, de grandes fleurs odorantes, de couleurs chatoyantes, etc. Ces clichés de cartes postales sont des reflets, très superficiels et même assez trompeurs, de la réalité de ces territoires (petits...

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Trois clefs pour voir de Henri Corbin

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie énigmatique et envoûtante

9 etoiles
Cette plaquette poétique d’Henri Corbin, poète martiniquais qui semble avoir publié une grande partie de son œuvre à compte d’auteur au Vénézuela chez La Ceiba, est aussi énigmatique que son titre, qui reprend le titre d’un des poèmes centraux du recueil sans livrer la moindre réponse. Trois clefs pour voir : quelles clefs ? Et...

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Comment dire ce peu de Claude Kottelanne

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Recueil d'une grande densité, méditatif et contemplatif, bruissant d'une vie secrète

9 etoiles
Les éditions de l’Arbre, que j’ai découvertes il y a quelques années en même temps que l’œuvre de Jean Le Mauve, publient peu et à peu d’exemplaires mais leur catalogue est riche de quelques textes merveilleux, notamment certains recueils d’Ilarie Voronca (poète roumain qui s’exila en France dans les années 30) qui étaient devenus introuvables...

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L'équinoxe des couleurs de Anca Eliès

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Evocation onirique d'un pays de montagne et d'hiver et des métamorphoses du langage

10 etoiles
Il n’est pas aisé de présenter un ouvrage dont on connaît presque tous les secrets et qu’on a vu naître et grandir au fur et à mesure de l’accumulation des pages manuscrites, couvertes d’une écriture paradoxale perçant le blanc de la page : mots aux lettres serrées et nerveuses et grands intervalles entre les mots,...

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Notes sur l'obscurantisme de René Daumal

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Considérations sur l'obscurantisme moderne et sur un projet de livre inachevé de René Daumal

8 etoiles
René Daumal, écrivain et poète qui mourut très jeune des suites d'une tuberculose, incarne le versant métaphysique, voire mystique, du surréalisme auquel il n’adhéra jamais totalement et dont il s’affranchira en fondant le Grand Jeu. A la fin des années 30, René Daumal (âgé d'une trentaine d'années) projetait d'écrire un essai dénonçant les illusions dans...

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Frères migrants de Patrick Chamoiseau

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Plaidoyer politique et poétique pour une nouvelle humanité

10 etoiles
Ecrit en 2016, ce petit livre, dont l’écriture véhémente oscille entre le pamphlet et le manifeste, est né du double refus d’accepter l’intolérable souffrance des foules de migrants en détresse, perdues sur des chemins d’exode, fuyant la guerre ou la misère, et l'inadmissible mutisme de l’Europe s’emmurant dans ses frontières, comme affolée par le risque...

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Oeuvre poétique complète : Tome 1, Aux voyageurs de la Grande Ourse de Claude-Henri Rocquet

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie religieuse imprégnée de piété et d'onirisme, qui puise à la source des grands mythes

10 etoiles
Les éditions Eoliennes ont entrepris la publication de l’œuvre poétique et théâtrale complète de Claude-Henri Rocquet (1933-2016), qui permet au public de découvrir ce poète à la fois immense, par l’amplitude de son écriture qui puise à la source des grands textes sacrés de l’humanité, et très discret, que sa modestie empêchait de pleinement s’affirmer...

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Oeuvre Poétique Complète, Tomes 3-4 - Art Poétique, Petite Nébuleuse, l'Arche d'Enfance de Claude-Henri Rocquet

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Le dernier tome de l'oeuvre poétique complète, qui rassemble textes poétiques et considérations sur la poésie

10 etoiles
Cet épais volume achève la publication de l’œuvre poétique complète de Claude-Henri Rocquet qui, décédé en 2016, eut le temps de travailler avec l’éditeur Eoliennes à la composition des trois volumes (sans doute initialement prévus d’être quatre à la lecture du titre !) mais il n’eut pas le bonheur de les voir et les tenir...

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Feuillets de plomb de René Welter

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie écrite à la limite du dicible des mots

8 etoiles
L’écriture poétique de René Welter, dont j’ai déjà présenté sur CL le recueil « Célébrer vivre » écrit à quatre mains avec le poète varois Marcel Migozzi, est apurée à l’extrême du dicible. La disposition des vers très courts, qui tiennent en deux-trois syllabes, impose une lecture verticale davantage qu’horizontale, composant sur la page des...

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Passerelle de Erwann Rougé

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Entre mer et terre, poésie du souffle et de la présence

10 etoiles
Ce recueil, sous-titré carnet, se présente comme une suite de textes écrits en mer ou à terre, en des lieux précisément cités du Finistère Nord (où j’ai moi-même grandi, ayant vécu à Brest, et navigué, notamment quand j’étais encore élève à l’Ecole navale). Les textes s’ouvrent sur des annotations concises telles qu’on les porte sur...

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L'état d'homme est difficile à atteindre en ce monde: Poésies et traductions de textes sanskrits (1932-35) de René Daumal

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Poèmes métaphysiques de René Daumal et textes hindouistes traduits du sanskrit

9 etoiles
Le titre de ce recueil, qui regroupe des poèmes et des textes nés de la fascination de René Daumal pour la poésie et la mystique hindoues, illustre à quel point les poètes du « Grand Jeu » ont considéré la poésie au sérieux. Pour Daumal, elle émane de la puissance créatrice de l’homme se hissant...

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Funériales de Gérard Blua

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Célébrations du rêve, des mots et de la rencontre avec l'autre

8 etoiles
Editeur (il créa et dirigea les éditions « Autres temps », établies à Marseille), Gérard Blua n’a cessé d’écrire depuis les années 70, dans différents genres littéraires : essais, théâtre, etc. mais il est aussi un poète reconnu, dont l’œuvre jalonne les dernières décennies et que j’ai découverte via son recueil « Amniotiques », petite...

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La Belle Jardinière de Jean Lescure

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une poésie jubilatoire et virtuose, pétillante et malicieuse

9 etoiles
Poète à l’imagination incroyablement foisonnante, Jean Lescure contribua à la création de l’Oulipo (= Ouvroir de Littérature Potentielle) aux côtés de son ami Raymond Queneau, dont la présence irradie ce recueil étrangement composé, à la fois très pensé et très désordonnée, à l’image du titre complet de l’ouvrage, qui n’est pas moins que : «[b]La...

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Déshumanité de Julien Syrac

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Une analyse lucide, brillante et passionnée, de notre Modernité libérale et libertaire, à la lumière du covid

10 etoiles
Ce premier essai de Julien Syrac (pseudonyme d’un jeune écrivain d’une trentaine d’années, romancier, poète et traducteur), qui ambitionne ni plus ni moins que dresser le portrait de notre société contemporaine et de notre « déshumanité » dont la crise du covid (ridicule à tant d’égards mais aussi cruellement révélatrice) a dévoilé le nihilisme abyssal,...

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Les solitudes habitées de Yves La Prairie

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Un recueil un peu inégal et disparate, où émergent des poèmes teintés de recueillement entre mer et ciel

8 etoiles
J’ai découvert Yves La Prairie quand j’étais enfant, en lisant ses billets publiés en couverture du journal (Le Télégramme de Brest) que mes parents recevaient à la maison. Ce n’est que bien plus tard que j’ai découvert qu’Yves La Prairie avait été un brillant étudiant (bachelier à 14 ans, en 1937 !) puis un...

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Ady, soleil noir de Gisèle Pineau

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Biographie romancée d'Adrienne Fidelin, jeune femme guadeloupéenne, modèle, muse, amante et compagne de Man Ray dans les années 30

8 etoiles
Si n’était l’identité des protagonistes, ce roman, à l’écriture simple mais non dénuée d’un certain lyrisme poétique, pourrait se lire presque comme la romance sentimentale d’une liaison entre un célèbre photographe américain et sa jeune modèle, qui s’amourachent l’un de l’autre dans le Paris bohème des années folles avant que la guerre, en déferlant sur...

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Aussi lourd que le vent de Serge Brussolo

critiqué par Eric Eliès - (51 ans)

Trois visions de cauchemar, à la fois horribles et sublimes...

8 etoiles
Serge Brussolo est un écrivain à l’imagination extraordinairement prolifique, voire délirante, et doté d’une rapidité d’écriture incroyable, ce qui lui a permis de composer une œuvre presque sans équivalent par sa diversité …et sa quantité ! Nul doute que, s’il était né un siècle plus tôt, il serait devenu un de ces grands écrivains feuilletonistes...