Le Revolver de Maigret de Georges Simenon

Le Revolver de Maigret de Georges Simenon

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Killeur.extreme, le 6 juin 2003 (Genève, Inscrit le 17 février 2003, 42 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 4 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (14 346ème position).
Visites : 6 891  (depuis Novembre 2007)

Un bon cru

Même si j'ai aimé "Maigret et le corps sans tête", je trouvais quand même que Maigret parvenait trop rapidement à trouver la coupable.
"Le Revolver de Maigret" laisse planer le suspense jusqu'à la fin, car on n'est pas sûr, jusqu'à la conclusion, que le suspect soit coupable. L'intérêt de "Maigret et corps sans tête" était de comprendre la motivation du crime et la vraie personnalité des auteurs. Ici, on a un schéma policier "plus classique" où l'enquêteur enquête et au fur et à mesure découvre les éléments, une autre affaire se cache derrière la principale, etc.
Comme je l'ai dit dans ma précédente critique, j'aime beaucoup la série télévisée "Maigret" avec Bruno Cremer et après avoir lu Simenon, je pense que cette série et son acteur principal ne trahissent pas le personnage et l'atmosphère des romans de Simenon (qui n'aimait pas la précédente série avec Jean Richard, qui adaptait les romans dans les année 70 et Simenon n'aimait pas Richard contrairement au téléspectateur)
Pour conclure, je conseille ce roman à tous ceux qui veulent découvrir Maigret.

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Quel macho, ce Maigret !

9 étoiles

Critique de Catinus (Liège, Inscrit le 28 février 2003, 73 ans) - 30 août 2014

Un jeune homme se présente chez les Maigret. Il désire parler au plus vite au commissaire. Tandis que madame Maigret téléphone à son mari, l’homme vole le révolver qui se trouve dans un tiroir. Peu de temps plus tard, le député Delteil est retrouvé raide mort dans une malle à la gare du nord et le père du jeune voleur, un certain Lagrange, est plus que soupçonné du meurtre. On fait également la connaissance d’une dame dont le comportement est assez louche …

Un roman « british « puisque Maigret se rend à Londres. Il se révèle alors être le prototype même du Français moyen pour qui, bien entendu, il pleut sans arrêt en Angleterre, pays peuplé de personnages assez consternants, aux mœurs aussi étranges que bizarres, aux goûts douteux ( par exemple : impossibilité de boire une bière au Savoy avant 11 h30 a.m., dont le bar est fermé à 5 h., p.m.).
Et puis, il faut l’avouer encore une fois de plus : Maigret est un sacré fieffé macho ! Las !


Extraits :

-- « - Je vous jure que j’ai dit ça en l’air … «
Il mentait ; c’est pourquoi il éprouvait le besoin de jurer. Comme une femme, toujours.

- Bref, elle a quarante-neuf ans et prétend en avoir quarante. Le matin, elle paraît son âge. Le soir, ma foi …

- Elle se suffit à elle-même. Elle ne se donne pas la peine d’être gentille. Quand elle parle, ce n’est pas pour vous, mais parce qu’elle a envie de parler.

Vrai carton

8 étoiles

Critique de Antihuman (Paris, Inscrit le 5 octobre 2011, 41 ans) - 1 octobre 2012

D'habitude j'aime plus ou moins Simenon je trouve ça un point trop ronflant, complaisant, bourgeois. Chacun ses goûts et ses faveurs, comme disait Byron dans la vie on ne peut pas tout aimer à moins d'être un parfait imbécile. Mais là en l'occurrence, on est séduit surtout avec une enquête décrite sous ses moindres aspects, et qui suit le policier dans sa progression jour après jour. On est loin bien entendu de l'ultra-spectaculaire de ces séries TV avec ses héros et ces héroines conçus à la manière de Procter & Gamble qui plaisent tant le soir aux ménagères, et en même temps on voit que seul ce qui est vraiment fou semble réaliste au final (ou presque.)

Bref, ne le nions pas, ce grand auteur parmi les grands était vraiment un professionnel du polar au venin éloquent; tous ces détails qu'il nous conte sont mortels, les gens que rencontrent le commissaire, comme par exemple tous ces petits maquereaux qui veulent se faire plus gros que l'autruche, tous ces inutiles qui pensent essentiellement l'exact contraire d'eux-mêmes, toutes ces planques interminables, tous ces bars d'hôtel, tous ces planqués, toutes ces menaces proférées surtout dans l'ombre, tous ces brillants losers qui périssent bien vite aidés de leurs seconds couteaux, toutes ces traques improbables, tous ces lâches cabots qui tentent en permanence de faire passer le plus gros mensonge, tous ces intoxiqués, tous ces apparts et ces loucedés, tous ces escrocs appliqués et procéduriers,, tout cela donne le vertige - et le fait est que de toute façon il est certain qu'on pourra également apprécier la vue périphérique de ce Maigret, à qui on tend tout le long du roman un gigantesque piège qui échoue - par ailleurs - de façon minable dans un train de banlieue... Soyons sérieux: Il y a de l'épique, mais aussi de la dimension ultime qui va droit au but dans cet opus.

Maigret, j'adore !

7 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 79 ans) - 6 juin 2003

Oui, cette série est généralement considérée comme du "petit" Simenon. Alors, j'aime aussi le "petit" Simenon et peut-être autant que le "grand". Je les ai au moins lus tous trois fois ! En quoi cela me dérange-t-il de me souvenir, vaguement, au milieu du livre, du nom du coupable ? Ce qui est merveilleux c'est la façon dont les gens, les choses et les ambiances sont décrites. Ici, nous avons chaque fois droit à tous les rouages, même les plus profonds, de la mécanique humaine. Quant aux séries télévisées, j'en connais beaucoup qui reprochent la lenteur qui domine ces épisodes. Mais Maigret n'est pas James Bond !... Il cherche, tâte, s'interroge, étudie, renifle, sent, met un petit bout derrière l'autre, pour enfin arriver à une conclusion. Et tout cela en prenant un petit blanc à un zinc, en mangeant un coq au vin au parfum subtil dans un petit troquet où chacun l'observe et s'observe bien souvent aussi. Qu'est ce que la vitesse et le bruit viendrait faire là-dedans ?... Pourquoi verrions-nous dans ces histoires des courses folles de tractions dans les rues ou des fusillades dignes des grands westerns ?... Quant aux interprètes de Maigret, je n'ai pas connu Gabin, mais je trouvais que le ton de Jean Richard n'était pas le bon. Une question de voix, de façon de parler, d'attitudes ?... Il n'arrivait pas à me convaincre et je ne voyais pas Maigret ainsi. Il en va tout autrement de Bruno Cremer que je trouve tout à fait crédible par contre ! Lui, il correspond à l'image que je me suis toujours fait du personnage.

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