New Iberia Blues de James Lee Burke

New Iberia Blues de James Lee Burke
(The New Iberia Blues)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Ayor, le 31 août 2021 (Inscrit le 31 janvier 2005, 50 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (39 017ème position).
Visites : 1 278 

Dave Robicheaux : vingt-deuxième acte

Ce vingt-deuxième épisode de la série est une fois de plus très addictif, comme l'ensemble des enquêtes de Dave Robicheaux d'ailleurs, si toutefois l'on prend la précaution de laisser un peu de temps entre chaque tome.

Effectivement, les éléments qu'utilise James Lee Burke dans ses romans sont souvent similaires, et il suit le même schéma narratif.

En dehors de ces aspects, le talent est bien réel, et c'est avec toujours autant de plaisir que l'on suit Dave Robicheaux et ses proches.

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22ème opus de la série Robicheaux

8 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 66 ans) - 9 novembre 2021

Je me demande si James Lee Burke n’a pas des comptes à régler avec le cinéma et Hollywood en particulier. Déjà dans l’épisode précédent le sujet était effleuré, mais dans celui-ci le milieu du cinéma est celui autour duquel les drames vont converger, et il en prend pour son grade.
Desmond Cormier, à l’origine petit blanc du bayou, en Louisiane, est devenu un grand d’Hollywood et il revient tourner une grande œuvre dans son Etat natal : la Louisiane. Il se trouve qu’il est une connaissance de longue date de Dave Robicheaux, toujours louisianais et impliqué dans la vie locale de par son activité locale d’enquêteur à New Iberia, dans les parages de La Nouvelle-Orléans.
Le premier contact depuis le retour de Desmond Cormier est étrange puisqu’alors que Dave Robicheaux lui rend une visite de courtoisie dans sa villa en bordure de baie, il tombe inopinément en observant le large avec un télescope sur une vision d’apocalypse :

»Je me penchai à nouveau sur le télescope. La baie et le courant dans la passe du sud-ouest brillaient dans les derniers rayons du soleil. Je fis pivoter le télescope, et observai Weeks Bay. Puis je vis une image qui avait quelque chose d’hallucinatoire, tirée de l’inconscient, la superposition sur le monde naturel du penchant humain pour la cruauté.
Je me frottai les yeux et regardai à nouveau. La marée avait changé et remontait vers le rivage. J’étais certain de voir une énorme croix de bois danser dans les brisants. Quelqu’un y était attaché, les bras étendus sur la poutre horizontale, les genoux et les chevilles tordus de part et d’autre de la base. La croix était soulevée par la houle, et son sommet s’élevait au-dessus de la vague. J’en perdis le souffle. Je vis la personne sur la croix. Elle était noire et vêtue d’une robe pourpre qui collait à son corps comme un Kleenex mouillé … »


Cette personne c’est Lucinda Arceneaux, fille d’un pauvre pasteur noir. Mais elle ne sera que la première victime d’une série de meurtres mis en scène de manière rituelle, en lien avec les cartes du tarot.
Près de Dave Robicheaux lorsqu’il a découvert la scène au télescope, il y avait Desmond Cormier, bien sûr, et un ami de celui-ci, Antoine Butterworth, lié aussi au milieu de cinéma. Les deux n’ont rien vu ou du moins dit n’avoir pas vu la croix.
Par ailleurs Alafair, la fille aimée de Dave (la fille de James Lee Burke porte également ce prénom !), se lie à un troisième larron, qui gravite autour des deux autres, un dénommé Lou Wexler. Alafair est pressentie pour travailler comme scénariste ou co-scénariste sur le film tourné en Louisiane par Desmond Cormier.
Les meurtres vont s’enchainer autour de ce petit monde, tous aussi ritualisés les uns que les autres. Il va y avoir de petites aventures sentimentales pour Dave qui ne se remet toujours pas de la mort de Molly, son épouse, mais il semblerait que toutes les personnes à qui il porte de l’affection soient peu à peu concernées par cet étalage de violence …
Tout ceci suit un canevas maintenant bien connu pour qui suit les aventures de Dave Robicheaux. Beaucoup de violence. Des soutiens toujours identiques ; Clete Purcel en chevalier blanc et Helen Soileau, la chef shérif exigeante. On passe toujours au bord de la catastrophe et … parfois elle peut arriver.
P.S. : la nature louisianaise inspire toujours autant James Lee Burke. Et elle est plus attirante que la faune humaine qui hante les bas-fonds des environs de la Nouvelle-Orléans.

Long, très long.

5 étoiles

Critique de Bernard2 (DAX, Inscrit le 13 mai 2004, 73 ans) - 1 septembre 2021

Contrairement à Ayor, je n’ai pas vraiment apprécié ce 22ème roman, qui m’a paru moins intéressant que les précédents (je ne les ai pas tous lus), et même parfois lassant. On retrouve les ingrédients classiques : des morts en série, atroces, et qui conduisent à la recherche d’un tueur psychopathe. On évolue dans un milieu glauque du cinéma où les films trouvent leur financement dans des sources que la morale réprouve.
Ce livre a un goût de déjà vu, sans véritable originalité. Très long, avec de nombreuses redites et des anecdotes à n’en plus finir, qui n’apportent rien au déroulé de l’histoire. Il est peut-être temps pour l’auteur de chercher à se renouveler.

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