Tintin (Les aventures de), tome 04 : Les cigares du pharaon de Hergé

Tintin (Les aventures de), tome 04 : Les cigares du pharaon de Hergé

Catégorie(s) : Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers

Critiqué par Veneziano, le 26 juin 2005 (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 45 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 11 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (14 092ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 6 946  (depuis Novembre 2007)

Un James Bond naïf

Dans cet album, le troisième de la série, c'est l'Egypte ancienne qui en prend pour son grade, ce qui, pour le coup, ne fâchera personne.
Il rencontre, sur un bateau, un Egyptologue assez atteint de la carafe, même franchement dérangé, sur la trace de l'explication d'un hiéroglyphe bizarre. Intrigué lui même et craignant pour l'avenir proche de cette nouvelle relation, Tintin s'embarque dans la quête de cette énigme.
Il arrive sur les traces d'une société secrète, du type du Sceptre des James Bond, qui embaume ses victimes dans des sarcophages, les ayant préalablement emballées dans des bandelettes. Le hiéroglyphe en question s'avère lié à une marque de cigares.
Cet épisode est particulièrement réussi, en ce qu'il est rocambolesque, et burlesque au point d'en être presque fantastique. Comique en tout cas.
Ce livre m'a fait passer de bons moments.

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Les éditions

  • Les aventures de Tintin : Les Cigares du pharaon de Hergé
    de Hergé, (Scénariste)
    Casterman / Les Aventures de Tintin
    ISBN : 9782203001039 ; 11,50 € ; 04/05/1993 ; 61 p. ; Cartonné
  • Tintin, Les Cigares du Pharaon - version originale colorisée: EDITION ORIGINALE EN COULEUR
    de Hergé, Goddin, Philippe (Préfacier)
    Casterman
    ISBN : 9782203237780 ; 19,95 € ; 19/10/2022 ; 120 p. ; Relié
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Une version colorée pleine de force...

8 étoiles

Critique de Shelton (Chalon-sur-Saône, Inscrit le 15 février 2005, 67 ans) - 28 novembre 2022

Il faut certainement beaucoup de pugnacité, certains pourraient aussi dire d’esprit mercantile, pour faire vivre Les aventures de Tintin sans aucune nouveauté éditoriale. Car, c’est bien un fait établi et définitif, il n’y a pas de nouvel album à découvrir…

Pour autant, n’allons pas trop vite en besogne et avouons qu’il y a parfois des éditions d’anciennes versions, de versions dans l’aspect original, de versions anciennes recolorisées… Bref, ce n’est pas le néant absolu et il y a de l’innovation et du sens artistique pour surprendre les vieux collectionneurs, les tintinophiles inconditionnels, les tintinolâtres pathologiques ou les tintinologues curieux de tout… Et je crois bien appartenir à cette dernière catégorie de lecteurs…

C’est dans la revue Le Petit Vingtième, de 1932 à 1934, sous le titre Les Aventures de Tintin, reporter en Orient, que l’on put lire le récit des Cigares du Pharaon dans sa version en noir et blanc. C’était il y a 90 ans et cela ne nous rajeunit pas ! Bien sûr, je n’y étais pas mais je peux imaginer que mon grand-père offrit cet album à ses enfants car je l’ai bien lu moi aussi chez lui dans cette version, il y a quelques décennies !

Alors, je ne vais pas vous résumer cette histoire que vous connaissez certainement, les plus anciens pour l’avoir lue et relue, les plus jeunes pour en connaitre, par cœur ou presque, les répliques de la version animée qui a été diffusée mille fois sur les chaines françaises… et qui continue régulièrement à toucher de nouveaux spectateurs…

Tintin est envoyé par son journal, Le Petit Vingtième, pour un reportage en Orient. Cette information doit nous faire réfléchir un peu, d’ailleurs, car pour ceux qui pensent que Tintin est un enfant, il s’agit quand même d’un journaliste que l’on envoie en reportage à l’étranger à une époque où le voyage n’est pas une sinécure… On va d’ailleurs très rapidement s’en rendre compte.

Puis Tintin rencontrera Philémon Siclone, un archéologue, ce qui le mènera directement en Égypte jusqu’au tombeau du pharaon Kih-Oskh. Les choses ne seront pas si simples et il finira même par croiser son propre sarcophage qui l’attend, sera menacé par de dangereux trafiquants d’opium et vendeurs d’armes sans foi ni loi. Les Dupondt, qui sont encore X33 et X33bis, montrent une incompétence de grande classe… Et le voyage continue en passant après l’Egypte, par l’Arabie, l’Inde… Peu de choses sont réelles et Hergé semble plus s’amuser que d’avoir un discours précis sur les trafics, la géopolitique ou l’humanisme en général… C’est la grande aventure pour les jeunes lecteurs à qui était destinée cette histoire !

Moulinsart continue le travail de colorisation qui a été entrepris depuis quelques années. En fait, c’est une entreprise lointaine, Hergé ayant lui-même provoqué la mise en couleur de ses histoires à la demande de son éditeur Casterman, jadis. Il faut dire que la couleur semblait un attrait incontournable pour avoir un lectorat plus large. Mais, la démarche actuelle est de mettre en couleur en respectant le dessin original d’Hergé. C’est le quatrième album mis en couleur et le travail est réalisé avec beaucoup de soin, avec une palette de couleurs maitrisée et cela a demandé du temps et talent… L’album est accompagné d’une préface de l’expert en hergéologie, Philippe Goddin,, et cette préface est une sorte de dossier préalable à la lecture contenant de véritables informations passionnantes !

Alors, oui, on peut dire que Tintin continue de vivre même s’il est indiscutablement sous respiration artificielle… Mais ça peut durer encore longtemps pour le plaisir des vieux lecteurs, ceux dont l’archéologue devrait décrire le comportement… Bon, j’ai quand même beaucoup aimé relire cette aventure de Tintin !

"...à croire qu’une puissance occulte a juré votre perte !"

7 étoiles

Critique de Antihuman (Paris, Inscrit le 5 octobre 2011, 40 ans) - 23 octobre 2012

Il n'y a pas deux façons de réussir quoique ce soit, soit vous les faites une fois pour toutes et contre ces avis généraux répétés, soit vous les contez en tout bien tout honneur telles qu'elles sont vraiment: Des caisses entassées et remplies de cigares prêts-à-consommer en passant par un ennemi de l'intérieur, puis de la misère des institutions égyptiennes jusqu'au leitmotiv final de ce professeur, il n'y a en définitive qu'à noter dans cet épisode que tout resserre les rangs du juste reporter. Ainsi, Hergé aboutit là ce qui n'est pas seulement une des aventures les plus achevées de Tintin, mais aussi la première dans le style cru, au contraire des précédentes davantage hésitantes sur le plan formel. A l'incipit anormalement grave ainsi que ces sarcophages millénaires mais non-obsolètes (plutôt unusuel de nos jours), au graphisme doté d'arrières-plans nébuleux dont une dramatique scène de naufrage en mer, aux cases empoisonnées de broutilles et d'accessoires, au suspense induit d'inquiétant et de malédiction, cet album à la cadence lénifiante nous traite également d'un trafic de drogue interplanétaire à la couverture intelligemment camouflée, secondo de folie, et pour terminer de la religion - sans oublier cette secte née d'une surpuissante organisation opaque...

Enfin cette fois Tintin est quasiment tué pour ressusciter du tombeau par un stratagème aussi incroyable que drastique; ce qui est rare pour une BD ou un comic. Le fait est qu'on lui reproche même ensuite d'être trafiquant d'armes, ou mieux, une sorte de cocainomane vivant aux frais de la princesse ! Depuis le commencement des temps disons que strictement rien n'est impossible donc, surtout dans l'autre sens et même pour un fakir.

Excellent

8 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 40 ans) - 12 mars 2012

Ce tome 4 n'a jamais été un de mes préférés, mais il faudrait être vraiment fou pour s'en priver. Dessins sublimes (le passage de la découverte du tombeau de Kih-Oskh est grandiose, notamment), humour, suspense, "Les Cigares Du Pharaon", de plus, fait intervenir, pour la première fois, Rastapopoulos, même si ce dernier, en fait, intervient discrètement à la fin de "Tintin En Amérique" (dans sa version colorisée), sans qu'on ne s'y attarde (un personnage qui lui ressemble beaucoup, mais qui n'intervient pas, et dont on ne connaît pas le nom).
Néanmoins, je ne sais pas, je sens que cette aventure est parfois un peu laborieuse. Clairement un bon opus, mais pas un grand cru.

Les cigares du Pharaon

8 étoiles

Critique de Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 43 ans) - 26 février 2011

Bien honnêtement, j'ai apprécié ce tome des aventures de Tintin. Évidemment, il y a des clichés culturels comme dans les autres aventures de Tintin mais en moins grande dose que les précédents. L'histoire est un peu plus complexe mais moins sombre que dans certains tomes suivants. Hergé a su bien doser l'action par rapport à Tintin en Amérique. Sa vie n'est pas en danger à toutes les pages cette fois-ci. J'ai bien aimé le clin d'oeil aux futurs albums avec le sheik qui présente Objectif Lune à Tintin. C'est une des joies d'avoir refait ce tome. On est ici introduit aux Dupondt et certains ennemis comme Allan et Rastapopoulos. C'est un bon Tintin.

Mieux, mais pas encore ça

4 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 30 novembre 2009

Tintin et son chien Milou sont en croisière pour l’Orient et feront la connaissance d’un égyptologue maladroit détenant un papyrus qui donne le plan de la tombe d’un pharaon. Des gens sont à leurs trousses et Tintin va chercher à éclaircir la clé du mystère.

J’aime beaucoup l’arrivée dans la série des Dupond et Dupont, deux policiers incompétents, qui veulent absolument mettre la main sur Tintin pour l’arrêter. Oui, j’ai apprécié cet épisode, moins surréaliste que d’habitude, mieux dosé que les précédents, mais ceux à venir sont bien meilleurs. C’est la première aventure de Tintin que j’ai eu de l’intérêt, même si je dois avouer que ce n’est pas encore tout à fait mon genre.

C'est vieillot, mais ...

9 étoiles

Critique de Sheitan (, Inscrite le 22 juillet 2008, 37 ans) - 22 juillet 2008

C'est vrai que le graphisme fait vieillot, mais c'est aussi une partie du charme des albums de Hergé, un graphisme dépouillé, un peu naïf, on aime ou on n'aime pas.
Personnellement j'ai lu et relu tous les albums étant gamine, et j'avoue une préférence pour les plus anciens, même si étant métisse j'ai un peu de mal avec le racisme de Tintin au Congo...
C'est de loin celui que j'aime le moins, suivi par Vol 714 pour Sidney.
Si je devais en sélectionner un pour lui décerner un prix, ce serait sûrement le couple "Le secret de la Licorne / Le trésor de Rackham le rouge" et une mention spéciale pour Tintin au Tibet.

Pas mal!

7 étoiles

Critique de Nouillade (, Inscrite le 13 mars 2008, 31 ans) - 16 juin 2008

C'est vrai que l'on voit que Hergé est encore à "ses débuts" (si l'on peut dire !!)
Cependant l'histoire est entraînante et intéressante, elle se laisse lire agréablement.

A redécouvrir !!!

8 étoiles

Critique de Shelton (Chalon-sur-Saône, Inscrit le 15 février 2005, 67 ans) - 21 avril 2008

Souvenez-vous, c’est en 1929 qu’avaient commencé les aventures du jeune reporter Tintin et de son petit chien blanc. Après un petit tour sans trop d’importance en URSS, puis au Congo Belge, enfin, aux Etats-Unis, le voilà qui s’apprête à partir pour l’Orient lointain… Cet album aurait du se nommer Tintin en orient, titre initial, mais ce périple qui va le mener en Chine faisait une escale trop longue au pays des Pharaons, il valait mieux changer le nom.
L’égyptologie est une manie occidentale qui attire toujours les lecteurs. Lorsque Hergé s’intéresse de près à cet album, il a entendu parler de la malédiction du tombeau de Toutankhamon. Réalité ou pas, il décide d’en jouer pour offrir à ses lecteurs une intrigue plus basée sur le suspense et le mystère que ses précédents titres plus axés sur le voyage et l’aventure.
Tout commencer sur un paquebot qui doit emmener Tintin et Milou à Shanghai. On ne connaît pas les raisons de ce déplacement et, pour une fois, on n’assiste pas au départ populaire du reporter comme dans Tintin au Congo. Il est déjà en pleine mer quand l’album s’ouvre…
Les escales à venir, Port-Saïd, Canal de Suez et Aden, laissent à penser que Hergé a été influencé par les récits en mer Rouge d’un certain Henri de Monfreid… Oui cette région fascinait beaucoup au début du siècle, Hergé n’a pas échappé à cette fascination de l’aventure à l’état pur…
Dès la seconde planche, alors que nous sommes, seulement, dans le quatrième volume des aventures de Tintin, Hergé nous offre la preuve absolue de sa force dans la narration graphique en mouvement : le lecteur attentif a l’impression de tout voir en mouvement alors que c’est essentiellement une lettre qui vole portée par le vent, une lettre qui terminera dans la mer… En fait, ce n’est qu’un vieux papier qui a disparu, et Hergé nous offre, pour une des première fois une de ces fausses pistes dont regorgera l’excellent « Les bijoux de la Castafiore »…
Au bas de la page trois, une rencontre capitale va se produire dans l’anonymat total : Tintin se trouve confronté, parce qu’il le veut bien, avec celui qui va devenir le méchant absolu, l’horrible et abject Rastapopoulos… Hergé n’envisage, probablement pas encore, d’en faire un personnage récurrent et aussi odieux. Il est là sur un paquebot, près à devenir d’une violence extrême avec le premier venu qui le bouscule quelque peu…
Page suivante, encore une grande découverte pour les tintinophiles, tintinologues et autres tintinolâtres, l’entrée en scène de ces Dupond et Dupont. Certains enfants me les présentent comme des jumeaux. Il est vrai qu’ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau. En fait, ils ne sont pas de la même famille, leur nom est différent ! Mais Hergé voulait nous montrer, à travers ces deux imbéciles, que l’uniforme était capable de faire disparaître l’autonomie, la capacité à la réflexion de tout individu. Notons, malgré tout, que plus tard, Hergé transformera ces Dupont et Dupond en personnages source d’humour, acteurs, souvent involontairement, des aventures, sources de solutions pour certaines difficultés rencontrées par Tintin…
Les cigares du Pharaon est un album bien délicat à expliquer et comprendre. Nous sommes encore, pour peu de temps, dans des aventures un tantinet débridées, sortes de romans feuilleton. Les personnages sont nombreux, les voyages incessants, les rebondissements innombrables… Du coup cet épisode a un coté espionnage, trafic de drogue, commerce illégal d’armes, cinéma, un aspect égyptologie pour faire bonne mesure… Mais, peut-être, le plus important est de voir que Tintin est en train de devenir un personnage épais, lourd, porteur des cotés les plus humains de Hergé son créateur, étape intermédiaire qui permettra de donner naissance au Lotus bleu et son volet intimiste, la naissance d’une amitié profonde entre Tintin et Tchang.
A la fin de la neuvième planche, un autre personnage vient nous saluer pour la première fois, une basse crapule que nous retrouverons souvent, le capitaine Allan Thompson, vous savez, celui qui sera le second d’un certain Haddock dans « Le crabe aux pinces d’or », celui qui sera encore dans l’équipe de Rastapopoulos dans « Vol 714 pour Sydney »…
Mais ces cigares ne sont pas que des lieux pour racailles et méchants, puisque Tintin va y faire la connaissance du senhor Oliveira qui lui sauvera la vie dans « Tintin au pays de l’or noir ». Ce commerçant est une caricature des bonimenteurs de marché et dès le premier face à face Tintin se retrouve chargé d’une multitude de marchandises dignes d’un inventaire à la Prévert : un chapeau haut de forme, une cage de perroquet avec l’animal en vie, une paire de skis, un arrosoir, un club de golf, un nœud papillon, un sceau… Même le pauvre Milou se retrouve avec un collier rouge et en laisse, ce qui est exceptionnel !
Page quinze, un petit clin d’œil de l’auteur Hergé pour les spécialistes. En effet, dans les deux premières éditions de l’album, Tintin est amené de force à un puissant Cheik qui veut lui reprocher, brusquement, d’être l’ami du senhor Oliveira car les produits vendus ne donnent pas toujours satisfaction. Mais quand le petit tyran apprend qu’il est en présence de Tintin, il lui avoue sa grande admiration pour ses aventures. Il montre l’album qu’il lit et relit. Il s’agit de « Tintin au Congo ». Or dans la dernière édition, celle d’après guerre, l’album est devenu « Objectif Lune », c’est à dire une aventure qui n’est pas encore arrivée à tintin au moment de la rencontre… Une forme de science-fiction, d’anticipation, pour Hergé qui ne nous avait pas habitués à telle chose…
Plus loin dans l’album, le désert, comme une répétition à l’errance de « Tintin au pays de l’or noir » et, déjà, les deux policiers fétiches à la poursuite de Tintin. On sent naître tous les gags qui feront mourir de rire dans « L’or noir »…
Tintin connaît, là aussi, sa première condamnation à mort, mais ce ne sera pas la dernière. Dans « Les Picaros », ce seront ses amis qui se retrouveront dans la situation délicate de voir un peloton d’exécution face à eux… La roue tourne et les Dupond et Dupont seront devenus, sinon, des amis, en tous cas des gens beaucoup plus fréquentables…
Une fuite en avion, digne d’un scénariste magicien se permettant tout pour sortir son héros d’une situation délicate, permet à Tintin de quitter le Moyen-Orient pour arriver aux Indes, passage rapide du pays des Cheikhs à celui des Maharadjahs, mais, aussi, rebondissement de cet album qui prend, alors, une autre tournure… un aspect qui nous guide doucement vers la Chine de Tchang…
Cette dernière partie a aussi un côté cliché que je n’aime pas beaucoup et qui est typique du Hergé de cette époque qui, pour faire voyager son personnage Tintin, utilise l’éléphant gentil et docile, la vache sacrée, la société coloniale type, le fakir mystérieux, le maharadjah chasseur de tigre du Bengale, la camisole pour les fous…
En fin d’album, nous serons invités à une réception ou réunion particulière dans une société secrète qui nous tenait en haleine depuis le départ de cette histoire…
Pour clore cette histoire, pourtant déjà très mouvementée, nous avons le droit à un épisode qu’Hergé réutilisera plusieurs fois, l’enlèvement de l’enfant du Maharadjah… Cette séquence a d’ailleurs une particularité, c’est que l’un des méchants trouve la mort dans une chute en montagne – rassurez-vous ce n’est pas Tintin qui tue directement avec une arme à feu – ce qui fait dire à Tintin : « Le malheureux, Dieu ait son âme !… Qui était-ce ? Il a emporté son secret dans la mort. »
Heureusement, Tintin arrivera à libérer le fils du Maharadjah, ce dernier, en remerciement, offrira à Tintin et Milou un séjour magique, occasion de voir un Tintin habillé en local, dernière image de cet album… Le Lotus bleu sera le second volet de ces aventures en Orient, mais c’est une autre aventure dont nous parlerons une autre fois…
Très bon album qui montre une grande évolution de Hergé dans son travail de scénariste, qui permet de mesurer, aussi, son travail graphique, en particulier sa façon de raconter en image fixe le mouvement…

Du mystère

7 étoiles

Critique de Chip (Nancy, Inscrit le 12 septembre 2005, 37 ans) - 23 septembre 2005

J'adore l'atmosphère de cet opus, où l'on voit comme souvent beaucoup de paysages différents...
Le professeur est hilarant avec des répliques totalement inattendues, le trajet en pleine jungle apparait comme inquiétant... Bref tous les ingrédients sont réunis pour passer un moment fort divertissant..
La seule chose qui m'a un peu choqué dans ce tome lors de ma première lecture, c'est l'agressivité des Dupond-Dupont à l'égard de Tintin, ça m'a toujours marqué, comparé à leurs bêtises habituelles comme dans par exemple "on a marché sur la lune"..

Bof

1 étoiles

Critique de Lolita (Bormes les mimosas, Inscrite le 11 décembre 2001, 37 ans) - 30 juin 2005

Je ne saurais pas vraiment expliquer mais cette aventure de Tintin est celle qui a suscité en moi le moins d'engouement. Etant petite je n'aimais pas cette histoire. On voit bien qu'il s'agit là d'un des premiers tomes de Hergé. Depuis, il s'est amélioré dans les graphismes.

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