L'Oeuvre de Émile Zola

L'Oeuvre de Émile Zola

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Jules, le 17 mai 2001 (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 78 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 13 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (1 414ème position).
Visites : 12 930  (depuis Novembre 2007)

Un roman sur l'impressionnisme

Zola écrit ici le roman de l’impressionnisme, pas seulement celui d'un peintre.
Il était l'ami des impressionnistes et leur premier soutien, alors qu’ils étaient encore fortement décriés.
L'histoire débute au début de ce mouvement qualifié de « révolutionnaire » dans la peinture. Claude en est le héros et voue sa vie à sa peinture, ainsi que celle de sa femme et de son fils. Le temps passe et ses tableaux se voient toujours refusés, alors que quelques-uns uns de ses amis commencent à percer !. Claude commence à être pris par le doute. Zola insiste sur son incapacité à terminer un tableau, à déposer ses pinceaux, alors que l'œuvre devrait être considérée comme terminée.
Il s'enfonce dans la pauvreté et dans un sentiment d'échec, d’impuissance…
J’ai bien aimé ce roman en partie parce que j’aime la peinture. Mais il reste une question à résoudre : un roman peut-il aller au fond des problèmes que pose la peinture à un grand peintre ?
De plus, au moment où Zola écrit ce livre, il a le sentiment que l'école impressionniste est un échec, qu’elle ne débouche sur rien, alors qu’apparaissent les post-impressionnistes comme Gauguin, Van Gogh et les pointillistes comme Seurat, Signac et Van Rysselberghe.
En écrivant ce livre, Zola se disputera à vie avec son ami d'enfance, Cézanne, qui s'est reconnu dans le personnage de Claude.
On pourrait aussi dire de ce livre qu’il fait partie de l’histoire de l’art, ainsi que de l’histoire tout court par ses descriptions d'une époque, des réactions de la bourgeoisie de la fin de l’empire et de la troisième république devant l’art de son temps. Il est d'ailleurs assez étonnant de voir les mouvements de foules que les « Salons », les « Officiels » comme ceux des « Refusés », pouvaient provoquer à l’époque.
Plus tard, les bouleversements imposés aux écoles plus traditionnelles par des Picasso, Zadkine, Matisse, Bonnard et d’autres seront mieux acceptés par des amateurs plus éclairés.
L’écriture de Zola, sa force de création et de description, se retrouvent ici comme dans ses autres romans, mais, selon moi, il ne se dégage cependant pas de ce livre la puissance que l'on trouve dans « Germinal », « L’assommoir » ou « Nana » par exemple. Aurait-il été un peu plus mal à l'aise dans ce sujet que dans les autres ?… J'aurais tendance à le croire.

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Très dur !

8 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 62 ans) - 30 décembre 2021

Après Germinal Zola s'était senti comme vidé. L'oeuvre aurait pu être un joli conte où les artistes bariolaient la vie aux mille couleurs de leur plaisir de créer.
Et tout commence si bien ; quand Claude Lantier rencontre un soir d'orage cette charmante provinciale. Elle se nomme Christine et deviendra sa compagne, puis son épouse et la mère d'un enfant qui ne survivra pas.
L'histoire est la longue recherche de l'artiste, ses doutes, ses tâtonnements mais aussi sa déroute et sa lente chute.
Probablement le titre de la série le plus difficile à lire.

Les deux personnages principaux sont Lantier et Christine :

CLAUDE LANTIER
Fils de Gervaise Macquart et d’Auguste Lantier. Père de Jacques-Louis. Né à Plassans en 1842, Claude a été recueilli par sa grand-mère paternelle. Quand celle-ci meurt, en 1851, il est emmené à Paris par ses parents. (La Fortune des Rougon)
Il vit pendant quelque temps avec sa mère, que Lantier a abandonnée et qui s’est mariée avec Coupeau. Par bonheur, un vieux monsieur de Plassans, séduit par les ânes et les bonnes femmes que Claude dessinait, s’est imaginé de le redemander à sa mère et l’a mis au collège. (L’Assommoir)
Plus tard, l’excellent homme est mort en lui laissant mille francs de rente, ce qui l’empêche de mourir de faim dans la rude carrière qu’il a entreprise. Claude est peintre ; c’est un garçon maigre, avec de gros os, une grosse tète, barbu, le nez très fin, les yeux minces et clairs. Il porte un chapeau de feutre noir, roussi, déformé, et il se boutonne au fond d’un immense paletot déteint. Avant la haine du romantisme et de la peinture à idées, il se plaît aux Halles, qu’il admire en artiste, cherchant des natures mortes colossales ; c’est un moderne qui aime son époque et voudrait mettre Cadine et Marjolin dans un tableau énorme, assis sur leur lit de nourriture, échangeant le baiser idyllique, synthétisant l’art contemporain tout expérimental et tout matérialiste. Logé au fond de l’impasse des Bourdonnais, il passe sa vie aux Halles, le ventre creux, mais avant un grand amour pour cet amoncellement de vivres qui monte au beau milieu de Paris chaque matin. Claude résiste à Florent, qui cherche à l’entraîner dans son rêve politique ; il partage pourtant, en artiste sincère et laborieux, sa colère contre les bourgeois repus et, révolté par le cruel égoïsme de sa tante Lisa Quenu.

CHRISTINE HALLEGRAIN
18 ans. Une grande fille souple et mince, de corps encore un peu grêle, mais d’une pureté exquise, jeune et vierge. Poitrine déjà forte, quoique taille mince. Claude étonné de cette gorge qui ne paraît pas. – Brune, cheveux noirs, yeux noirs. – La face avec le haut d’une grande douceur, d’une grande tendresse. Paupières longues, front pur et tendre, nez petit et délicat. Quand les yeux rient, une tendresse exquise. – Mais le bas est passionnel, la mâchoire avance un peu, trop forte. Les lèvres rouges sont grosses, les dents grandes très blanche, un peu louve. – Toute une puberté qui gronde. Vierge, une sensuelle pudique. Une fois devenue le modèle puis la maîtresse de Lantier, elle le suivra partout comme son ombre jusqu'à l'anéantissement

LISTE COMPLETE DES PERSONNAGES


Angèle (Sœur)
Baudequin
Beauchamp (Flore)
Bécot
Bécot (Irma)
Belloque (Le Père)
Berthou
Bertrand
Bongrand
Boutin
Chaîne
Chambouvard
Chantecaille
Charbotel (Isidore)
Courajod
Crasse (La)
Dequersionnière
Desbazeilles
Dubuche (Alice)
Dubuche (Gaston)
Dubuche (Louis)
Eugénie
Fagerolles (Henri)
Fagerolles Père
Faucheur (La Mère)
Faucheur (Le Père)
Françoise
Gagnière
Galissard
Girand (Tata)
Godemard = Gorju
Gomard
Gorju
Hallegrain (Capitaine Jacques)
Hallegrain (Christine)
Hallegrain (Mme)
Hermeline
Hue
Jabouille
Jabouille (Mathilde)
Jory (Édouard)
Joseph (Mme)
Lalubie
Lantier (Claude)
Lantier (Jacques-Louis)
Louis
Mahoudeau
Malgras (Le Père)
Margaillan
Margaillan (Mme)
Margaillan (Régine)
Mazel
Mélie
Mimi-La-Mort
Mouret (Octave)
Naudet
Paraboulomenos
Paralleluca
Piédefer (Zoé)
Pifard
Poirette (Le Père)
Pouillaud
Rhadamante
Rougon (Sidonie)
Saints-Anges (La Mère des)
Sandoz (Mme Pierre)
Sandoz (Pierre)
Sandoz Mère
Sandoz Père
Spontini
Tu-m'as-trompé-Adèle
Vanzade (Mme)
Vaquez (Judith)
Vernier

Mitigé

7 étoiles

Critique de Falgo (Lentilly, Inscrit le 30 mai 2008, 83 ans) - 18 septembre 2014

Tout, ou presque, a été dit sur ce livre dans les critiques précédentes. Et j'y trouve les différentes sensations qui ont été les miennes à la lecture. Déjà, je n'ai pas pour la peinture la vénération que lui portent certains. Ensuite, il me semble que Zola décrit toujours son époque avec force, détails et un sens aigu de l'actualité (comme en témoignent ses enquêtes et ses notes préparatoires). Mais autant certains romans conservent une portée universelle encore actuelle (Le Bonheur des Dames, La Terre, L'Argent et quelques autres), autant certains autres semblent bien datés. C'est le cas de celui-ci. Certains aspects (les affres de la création, le jeu ambigu des proches, l'amitié, le refus de l'académisme) sont excellemment rendus, d'autres (l'évolution des arts, le jeu anti-bourgeois, l'exaltation de tous à certains moments) supportent mal le poids de l'histoire. De plus, Zola parsème le récit d'innombrables descriptions de Paris et de ses environs qui finissent par lasser. Il est étonnant de constater que Zola, par son amitié avec Cézanne et son passé de critique d'art, ait finalement produit un roman dont les personnages sont plus des archétypes que des hommes et femmes en chair et en os, comme il y arrive si bien par ailleurs. Peut-être que proximité avec le sujet et oeuvre de romancier ne vont pas très bien ensemble! Un sentiment mitigé donc qui rejoint les réticences de certaines critiques et s'étonne de l'enthousiasme des autres.

Ah ! l'on devrait avoir le courage de s'étrangler devant son dernier chef-d'oeuvre !

9 étoiles

Critique de ChloéChatrian (, Inscrite le 17 mai 2013, 25 ans) - 26 mai 2013

Je viens de finir L'oeuvre. L'écriture est aussi profonde que celle dont Zola nous a si bien habitués et l'histoire reflète tout à fait l'image de l’artiste du XIX*. L’intérêt n'est finalement pas dans l'impressionnisme comme on pourrait s'y attendre, mais dans la prise de position audacieuse de Zola.

L'oeuvre, ou l'acharnement au chef d'oeuvre, est une belle réflexion sur le monde artistique, où la débauche guette à chaque page, Claude ne perdra pas espoir, quitte à délaisser ceux qui l'aiment le plus.

Un classique à lire, acheter et conseiller (et à souligner sans hésitation aucune !)

2,5 étoiles !

5 étoiles

Critique de Js75 (, Inscrit le 14 septembre 2009, 39 ans) - 22 juillet 2010

L'œuvre est un roman écrit par Émile Zola. L'intrigue est peu prenante et fouillée, le style est inégal, parfois pauvre. Un livre moyen sur un sujet intéressant mais au final décevant.

L’obsession du chef d’œuvre

7 étoiles

Critique de Ketchupy (Bourges, Inscrit le 29 avril 2006, 42 ans) - 2 novembre 2006

J’ai, à nouveau, osé ouvrir un roman de Zola ; et je dis bien « osé » car le drame n’est pas un genre que je recherche habituellement dans mes lectures.
L’histoire débute pourtant avec la rencontre de deux âmes solitaires, Claude et Christine, qui découvrent l’amour. Claude Lantier, artiste peintre, qui vit de, et pour, cet art, pense avoir trouvé avec Christine le modèle idéal. Mais c’est en fait un triangle amoureux qui s’établit entre Claude, Christine et la peinture. Commence alors la déchéance progressive d’un artiste obstiné par la réalisation d’un chef d’œuvre qu’il ne parvient pas à concrétiser.
Après avoir cru, ou plutôt espéré, que j’allais assister à la difficile, mais inéluctable, ascension d’un artiste précurseur ( honnêtement je n’avais pas saisi que c’était le début de l’impressionnisme ), j’ai bien dû me rendre à l’évidence que Zola versait à nouveau dans le drame.
Mais, malgré ces moments noirs, Zola sait aussi dépeindre des moments de bonheur - éphémères - où les personnages, et moi lecteur, espèrent que tout va finir par s’arranger et qu’en l’occurrence, Claude va soit réussir son chef d’œuvre, soit se résigner pour vivre pleinement son amour avec Christine qui, elle, ne vit que pour lui.
C’est également à de longues promenades dans le Paris du Second Empire que nous convie l’auteur, et, personnellement, c’est dans la manière de raconter et décrire cette ville et cette société que je reconnais et apprécie ( même si certains passages me paraissent longs ) le style de Zola.
Les personnages de Zola semblent tellement malmenés par la vie que je me les représente avec un physique de quarante ans, alors qu’ils n’en ont même pas trente !
C’est pour ces raisons que les romans de Zola sont, pour moi, des témoignages durs mais réalistes de cette seconde moitié du XIXème siècle.
Ce n’est pas le genre de roman dans lequel je me lance à la légère. J’en veux d’ailleurs pour preuve le fait que, bien qu’ayant hérité des 20 volumes des « Rougon Macquart » il y a plus de 10 ans, L’œuvre n’est que le cinquième que je lis ( après Au bonheur des dames, L’assommoir, La curée et Le ventre de Paris ) ; et je pense que je n’aurai jamais le courage de venir à bout de la saga.

Pour le plaisir de lire...

10 étoiles

Critique de Saint Jean-Baptiste (Ottignies, Inscrit le 23 juillet 2003, 86 ans) - 22 septembre 2006

Comme tous les Zola, ce livre est un monument de vie et de passions !
Nous sommes en plein Paris du XIXme siècle, dans ce monde en ébullition de la peinture post académique.
Zola nous raconte la vie tumultueuse des artistes, avec les sottises des journalistes, les magouilles (déjà !) des marchands de tableaux, les compromissions des jurés de l'Académie, le snobisme du public... Il nous raconte aussi cette grouillante ville de Paris, qui devient un personnage pittoresque et passionné, sous la plume de l'auteur.
Et puis, il y a surtout le personnage principal, cet artiste de génie, dans lequel Cézanne s'était reconnu, et qui donne au roman une dimension pathétique.

L'écriture de Zola est superbe et étonnante de facilité. On retrouve avec délice cette façon extraordinaire, à la fois truculente et dramatique, de raconter la vie ; et puis ces magnifiques descriptions des paysages et des quartiers de Paris ; descriptions pleines de couleurs et de poésie comme les tableaux des impressionnistes...
On dirait que Zola écrit pour le plaisir d'écrire ; et ce roman, qui raconte une histoire extraordinaire, vous donne le vrai plaisir de la lecture ; pas seulement pour les amateurs de peinture, mais pour tous les amateurs de lectures belles et vivantes.
Zola dont la fière devise était : tout ou rien, a réussi ici, tout !
C'est à mon avis, un roman du meilleur cru. En un mot ...c'est du Zola !

Un tableau de maitre

8 étoiles

Critique de Banzaille (Rennes, Inscrite le 14 janvier 2004, 38 ans) - 16 janvier 2004

Zola,par le biais de Claude,nous dépeint un Paris nostalgique et la vie d'un artiste.Le moment le plus fort de cette oeuvre est,d'après moi, la réaction de la foule lors de l'exposition de la peinture de Claude "Plein air"...Souviens-toi miss Tolo!Tu avais comparé cette foule à celle d'un enterrement:tu avais raison dans un sens...Cette masse humaine,faussement scandalisée,va sonner le glas de son auteur Claude qui va s'enfermer dans cette oeuvre jusqu'à ce que la mort les sépare!On prend plaisir à suivre la vie de ce personnage condamné éternellement à l'échec...

Un épisode des Rougon

8 étoiles

Critique de Rotko (Avrillé, Inscrit le 22 septembre 2002, 48 ans) - 20 novembre 2003

Certes on peut lire l'oeuvre, sans rien connaître à l'impressionnisme et à la peinture, même si le contexte peut enrichir cette "lecture naïve"(sans connotation péjorative) à laquelle on peut prendre un authentique plaisir. Mais d'un autre côté, ne voir dans ce roman qu'un exposé sur la peinture et la prétendue faillite de l'impressionnisme serait sans doute une erreur. Zola est un écrivain "systématique", cad qui conduit un projet et veut le mener jusqu'au bout. Claude Lantier appartient à un milieu social et familial qui le prédispose à des dérèglements nerveux, comme son frère Etienne dans "germinal" ; et quand ce dernier traduira sa violence héréditaire par un meurtre, Claude sera lui-même l'objet de sa propre violence. L'artiste serait donc, pour une part, un organisme en déséquilibre, qui, dans ce contexte romanesque,- point capital !!, manquerait de la maitrise nécessaire à un artiste véritable. On pense à la vision noire de Laurent, "artiste peintre" dans "Thérèse Raquin", obsédé par la mort après le crime commis. Autre contexte romanesque !
Par ailleurs, Zola ne suit pas totalement la ligne qu'il s'était donnée au début. On le sait au niveau même de la généalogie des Rougon qu'il modifie pour les besoins de la cause, mais aussi pour sa ligne de pensée. Qui relirait "l'argent" avec soin trouverait sur les Juifs des propos bien étonnants de la bouche du dreyfusard que fut ensuite Zola. Bref, Zola ne correspond pas à l'idée commode qu'on se fait de lui à travers des étiquettes réductrices, et "l'oeuvre" n'est pas l'illustration de "l'artiste épris d'absolu".

Mais qui voilà ?...

7 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 78 ans) - 18 novembre 2003

Notre Petoman est de retour ! Et en fanfare !... Oui, "toi" tu t'en fous peut-être de l'impressionisme, mais ce n'est pas le cas de tout le monde... En plus, s'il est indiscutable que cette oeuvre est bien noire, elle est bonne pour autant, à mes yeux. S'il fallait enlever tous les romans noirs de la littérature, il ne resterait pas grand chose ! En outre, Zola était un grand défenseur de ce mouvement à l'époque. Il n'a pas voulu, à mon sens, prouver que l'on n'arrivait jamais au bout, mais bien que certains n'y arrivent pas. Le défaut de Lantier n'est pas de ne pas savoir peindre, au contraire, mais bien de ne pas savoir achever un tableau. D'accord Zola peut parfois être trop journalistique dans certains de ses livres mais qu'est ce qu'il peut décoiffer dans ses bons !... "L'assommoir", "Nana", "La terre", "Germinal"... Cela transporte, fouette, vit, rage et fulmine ! Il y a des passages où je me dis qu'il était le Céline de son temps. Tout n'est jamais au même niveau dans l'oeuvre d'un écrivain, comme en peinture d'ailleurs. Vous noterez, au passage, que je n'ai mis que 3,5 à cette "Oeuvre"
Cela dit, salut à Petoman qui nous est de retour !...

on s'en fout de l'impressionnisme

9 étoiles

Critique de Pétoman (Tournai, Inscrit le 12 mars 2001, 46 ans) - 17 novembre 2003

Ce livre est déprimant, superbement écrit, il veut tout simplement nous dire que quoi que l'on fasse, qu'on arrivera jamais au bout des choses...à quoi bon vivre, sinon, en n'ayant aucun objectif...

Balzac, plus les longueurs

7 étoiles

Critique de Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 67 ans) - 14 mai 2002

On sait que Marcel Aymé définissait Simenon : "Balzac, sans les longueurs". Si j'inverse ici la formulation, c'est en songeant à l'admirable nouvelle de Balzac : "Le chef-d'oeuvre inconnu". En une quarantaine de pages, Balzac traite le même sujet que Zola en 400 : le désir de perfection qui hante un peintre obsédé par son oeuvre au point de tout lui sacrifier; au point même d'en mourir. Il y a très longtemps que j'ai lu ce livre, mais je me souviens que l'intérêt produit par la triste histoire de Claude Lantier se heurtait parfois aux longues considérations esthétiques qui surchargent sensiblement le propos. Il me semble que l'oeuvre entière de Zola hésite entre le souffle épique ou poétique et la documentation journalistique. Parfois, le souffle épique l'emporte (Germinal, L'assommoir, La Terre...), parfois, c'est la documentation (La faute de l'abbé Mouret, L'argent, La Débâcle...); "L'oeuvre" occupe une position moyenne, en quelque sorte équilibrée.

Mon Zola préféré

10 étoiles

Critique de Tophiv (Reignier (Fr), Inscrit le 13 juillet 2001, 47 ans) - 20 décembre 2001

Je n'ai pas lu énormément Zola (le ventre de Paris, germinal, l'assommoir), mais ce roman est celui que je préfère. Au contraire de Jules, je ne connaissais pas trop la peinture à l'époque où je l'ai lu. J'ai apprécié l'histoire en elle-même, et j'ai été plus touché par les personnages que dans les autres livres de zola.
Je suis d'accord avec Jules pour dire que ce roman fait partie de l'histoire de l'art. Il nous décrit vraiment toute une période de l'histoire de la peinture. Mais ayant dû parler de ce roman lors de mon oral du bac de français, peut être ai-je été un peu influencé !

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