Le crépuscule et l'aube de Ken Follett

Le crépuscule et l'aube de Ken Follett
(The Evening and the Morning)

Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques , Littérature => Anglophone

Critiqué par Le rat des champs, le 2 novembre 2020 (Inscrit le 12 juillet 2005, 72 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (11 333ème position).
Visites : 2 546 

Avant les piliers de la terre

Je le dis et le répète, Ken Follett est un formidable raconteur d'histoires, au talent époustouflant. Ici, c'est à un moment charnière de l'histoire qu'il situe l'action, celui de l'an mil, à une époque où l'on va passer progressivement de la barbarie à une ère un peu plus éclairée. Kingsbridge n'est encore qu'un petit hameau situé au bord de la rivière, et toute la région est régulièrement pillée par les Vikings, les habitants massacrés, les femmes violées et réduites en esclavage.
Comme souvent chez cet auteur, l'action est bien découpée, la documentation historique sans faille, certains personnages, notamment Ragna et Edgar les protagonistes principaux sont très attachants. A côté d'eux, il y a des méchants qu'on adore détester, ignobles, hypocrites, menteurs, meurtriers et sans scrupules dont notamment l'évêque Wynstan, et Dreng le passeur, entre autres. Edgar l'idéaliste, le fabriquant de bateaux devenu compagnon bâtisseur apprend son métier sur le tas, grâce à une intelligence hors du commun. Il endurera de nombreuses vicissitudes avant de trouver la paix, la sérénité et le bonheur.
Le souffle épique est permanent, et ce livre, qui est digne des "Piliers de la terre" et du "Monde sans fin" se dévore avec passion, sans le moindre temps mort. La narration est efficace, dès le livre ouvert, on est happé et on devient accro.

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7 étoiles

Critique de CC.RIDER (, Inscrit le 31 octobre 2005, 64 ans) - 8 juin 2022

997. Le sud de l’Angleterre vit sous la menace des fréquents pillages et ravages des terribles Vikings. Une nuit, le jeune Edgar, habile constructeur de bateaux, quitte discrètement sa famille dans une barque qu’il a fabriquée en imitant la forme d’un drakkar. Il veut s’enfuir avec Sunmi, la femme qu’il aime mais qui est mariée avec un autre. C’est alors qu’une attaque viking se produit dans son village. Il se précipite pour prévenir les moines et les habitants en sonnant la cloche de l’église. Dans la confusion générale, il finit par retrouver Sunmi morte assassinée, tout comme son propre père. Sa maison familiale et le petit chantier naval ont été détruits par un incendie. Seuls sa mère et ses deux frères ont échappés de justesse au massacre. Mais les voilà tous sans-abri ni ressources. Deux jours plus tard, accompagné de ses deux frères Wigelm et Wilwulf, Wynstan, évêque de Shiring, vient constater les dégâts qui sont plus importants que ce qu’il imaginait. Il va devoir réduire son train de vie luxueux et même faire quelques sacrifices, ce dont il a horreur. Il octroie néanmoins à la famille d’Edgar la permission de cultiver une misérable petite ferme que les précédents occupants avaient abandonnée pour ne pas mourir de faim.
« Le crépuscule et l’aube » est un roman historique-fleuve (852 pages) de lecture un brin laborieuse. Il ne s’agit pas d’une saga foisonnante, pleine d’évènements et de personnages divers et variés, mais d’une histoire ne s’étendant que sur une dizaine d’années, sur un territoire restreint et ne mettant en scène qu’un nombre réduit de personnages pour la plupart vénaux, cruels et antipathiques, à l’exception d’Edgar, de Ragna et d'Aldred. Follett use et abuse de la recette qui a fait son succès : alterner les scènes de sexe et d’amour avec celles de barbarie et d’horreur. De ce côté-là, il faut bien reconnaître que les lecteurs sont grassement servis. Assassinats, tortures (castration et énucléation), viols, incendies et humiliations en tous genres ne manquent pas. Il faut bien que ce chapitre de l’histoire anglaise corresponde à l’image qu’il convient de s’en faire actuellement, celle d’une époque barbare, ignare et tristement obscurantiste. Les vrais amateurs d’Histoire en seront pour leurs frais. Quant aux autres, sans doute trouveront-ils que ce pavé un brin ennuyeux et poussif est loin être le meilleur de cet auteur.

Toujours aussi bien, sans surprise

10 étoiles

Critique de Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 55 ans) - 29 novembre 2021

En 997, Edgar, alors qu’il voulait s’enfuir avec sa maîtresse mariée à un autre homme, voit ses plans contrecarrés par une attaque des Vikings qui incendient et pillent son village. Sa dulcinée est tuée alors qu’un Viking tente de la violer. Edgar et sa famille ont tout perdu, leur père est mort lors de la bataille et les trois frères et leur mère sont envoyés dans une ferme à l’abandon dans un hameau du nom de Dreng’s Ferry. Edgar est le plus intelligent de la fratrie et il a des dons de bâtisseur.
Ragna, fille du comte de Cherbourg, tombe amoureuse de Wilwulf, l’ealdorman de Shiring, alors qu’il est de passage chez son père. Elle part en Angleterre pour l’épouser et s’oppose assez rapidement aux demi-frères de son mari, Wigelm, seigneur de Combe, et Wynstan, évêque de Shiring, ainsi qu’à la belle-mère de Wilf, entre qui un bras-de-fer s’installe pour savoir qui aura le pouvoir. Entre alliés et opposants, elle devra jouer des coudes et sans cesse s'adapter aux jeux de pouvoir des uns et des autres, ainsi qu'aux coutumes qu'elle découvre.
Encore un passionnant roman de Ken Follett avec son lot de tribulations, projets, déboires infligés par les « méchants » aux « gentils » et où tout finit bien. Le tout sur fond d’incursions incessantes de la part des Vikings. C’est toujours aussi addictif !

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