J'ai fini "Le roi des aulnes" de Tournier et j'attaque "Journal d'un curé de campagne" de Bernanos.
Deux livres que j'ai détestés, il me tarde de lire tes critiques! (pas compris pour le premier, j'en ai conscience, abandonné pour le second).
Qu'est ce qui a provoqué l'abandon de Journal d'un curé de campagne? C'est une de mes lectures les plus bizarres de l'année, je crois que j'ai adoré mais je ne suis pas sûre, et suis infichue d'expliquer mon sentiment...
Qu'est ce qui a provoqué l'abandon de Journal d'un curé de campagne?
La lassitude, je crois.
C'est très vieux, cette histoire, mais je m'en souviens bien car c'est une des rarissimes fois où j'ai laissé tomber un livre sans le terminer.
J'étais dans le train, je lisais ce livre, je me forçais à lire ce livre, je continuais à lire ce livre, je souffrais de lire ce livre alors je l'ai abandonné pour contempler le paysage, et je ne l'ai plus repris.
Peut-être à relire?
J'ai posté ma critique du Roi des Aulnes et je n'en suis pas du tout satisfait !
J'y vais de ce pas!
J'y vais de ce pas!
Je la trouve au contraire très bien (un "s" à enlever à "élément"), elle m'éclaire et me conforte dans l'idée que toute la symbolique de ce livre m'a échappé. Je le sentais confusément mais là, c'est évident.
Ça me donne envie de le relire...mieux.
Merci. La symbolique, c'est justement ce que je reproche à cette critique. D'un côté j'ai l'impression de ne pas assez en dire mais de l'autre je ne veux pas que le futur lecteur n'est plus rien à faire. Je crois que l'intérêt du livre réside pour beaucoup dans ce jeu de piste qu'a semé Tournier.
Et merci aussi pour le "s" en trop, ça faisait tâche !
Et merci aussi pour le "s" en trop, ça faisait tâche !
. D'un côté j'ai l'impression de ne pas assez en dire mais de l'autre je ne veux pas que le futur lecteur n'est plus rien à faire.
Serais-tu le fils caché de Feint? :-))) (voir le fil sur la comparaison entre deux livres).
Tu sais les "impressions" qu'on peut avoir, ne reflètent pas forcément la réalité...
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Serais-tu le fils caché de Feint? :-))) (voir le fil sur la comparaison entre deux livres).
Tu sais les "impressions" qu'on peut avoir, ne reflètent pas forcément la réalité...
Haha. C'est vrai que je suis d'accord avec lui. J'ai lu ce fil avant d'écrire la critique, ça a peut-être déteint.
Ce que tu me dis me rassure un peu, mais malgré tout... pas satisfait...
Je termine "Le lac" de Kawabata et ensuite ce sera soit le livre de Valérie T. ou bien celui d'Éric Reinhard "L'amour et les forêts".
Reinhardt...
J'ai posté ma critique du Roi des Aulnes et je n'en suis pas du tout satisfait !Vous avez tort, jeune homme...! pour une fois que la référence est faite au passé mythique délétère de l'Allemagne ! Le plus beau passage et combien éloquent réside dans le dernier paragraphe, dénonçant l'hystérie de "pureté" de la race que les nazis pratiquèrent pendant douze ans. Tout le bouquin est fondé sur la référence implicite aux grands (?) mythes germaniques et aux dérèglements qu'ils ont fini par induire chez les Allemands entre 1815 et 1945.
Erlkönig...(Goethe)
..Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?
Es ist der Vater mit seinem Kind...
Qui donc chevauche si tard dans la nuit et le vent ?
C'est le père avec son enfant...
Mais la protection du père ne suffira pas à préserver l'enfant du porteur de mort : le roi des aulnes.
Tournier réussit à nous faire sentir par quels chemins tortueux l'âme allemande s'est faufilée jusqu'à l'horreur.
Vous avez tort, jeune homme...! pour une fois que la référence est faite au passé mythique délétère de l'Allemagne ! Le plus beau passage et combien éloquent réside dans le dernier paragraphe, dénonçant l'hystérie de "pureté" de la race que les nazis pratiquèrent pendant douze ans. Tout le bouquin est fondé sur la référence implicite aux grands (?) mythes germaniques et aux dérèglements qu'ils ont fini par induire chez les Allemands entre 1815 et 1945.
Erlkönig...(Goethe)
..Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?
Es ist der Vater mit seinem Kind...
Qui donc chevauche si tard dans la nuit et le vent ?
C'est le père avec son enfant...
Mais la protection du père ne suffira pas à préserver l'enfant du porteur de mort : le roi des aulnes.
Tournier réussit à nous faire sentir par quels chemins tortueux l'âme allemande s'est faufilée jusqu'à l'horreur.
Oui, c'est tout à fait ça !
Je me régale avec Mailman de J. Robert Lennon, et ce qui pourrait rebuter (quelque 668 pages bien fournies) devient une véritable aubaine (le plaisir va durer).
Je n'en suis qu'à la page 127 mais alors, quel rythme alerte, quelle causticité, quel humour, quelle verve! Chaque page est une surprise.
L'Amérique d'aujourd'hui en prend pour son grade, et la vie (tourmentée) de ce petit facteur complètement névrosé est proprement fascinante.
Je souris beaucoup, vraiment on s'amuse (et on se désole à la fois).
J'essaierai de vous livrer quelques passages pour vous donner envie de le lire, parce que ça vaut le coup.
Je n'en suis qu'à la page 127 mais alors, quel rythme alerte, quelle causticité, quel humour, quelle verve! Chaque page est une surprise.
L'Amérique d'aujourd'hui en prend pour son grade, et la vie (tourmentée) de ce petit facteur complètement névrosé est proprement fascinante.
Je souris beaucoup, vraiment on s'amuse (et on se désole à la fois).
J'essaierai de vous livrer quelques passages pour vous donner envie de le lire, parce que ça vaut le coup.
Je me régale avec Mailman de J. Robert Lennon, et ce qui pourrait rebuter (quelque 668 pages bien fournies) devient une véritable aubaine (le plaisir va durer).
Monsieur Toussaint Louverture, c'est vraiment d'la balle !! ;)
J'ai jamais été déçu par cet éditeur. Même le seul livre publié chez eux que je n'ai pas aimé (Enig Marcheur) est un bouquin fabuleux. Bon, je ne les ai pas tous lus (ils publient peu, mais toujours des pavés), mais je leur fais une confiance aveugle.
Deux livres actuellement en chantier :
- "L'ironie du sort" de Didier Da Silva
- "Des mille et une façon de quitter la Moldavie " de Vladimir Lortchenkov
Le second plein d'humour et de dérision, au début au moins, me permet de ne pas sombrer dans les incommensurables phrases de Da Silva et de prendre un peu ma respiration après avoir dégluti une poignée de ces phrases à rallonge.
- "L'ironie du sort" de Didier Da Silva
- "Des mille et une façon de quitter la Moldavie " de Vladimir Lortchenkov
Le second plein d'humour et de dérision, au début au moins, me permet de ne pas sombrer dans les incommensurables phrases de Da Silva et de prendre un peu ma respiration après avoir dégluti une poignée de ces phrases à rallonge.
- "L'ironie du sort" de Didier Da Silva
- "Des mille et une façon de quitter la Moldavie " de Vladimir Lortchenkov
Le second plein d'humour et de dérision, au début au moins, me permet de ne pas sombrer dans les incommensurables phrases de Da Silva et de prendre un peu ma respiration après avoir dégluti une poignée de ces phrases à rallonge.
:-) C'est moi, ça, non? Enfin je veux dire: je te l'ai prêté, c'est ça? (je ne sais même plus où j'en suis!!!)
Je voulais ton avis, en fait l'idée et le procédé sont fabuleux je trouve (une espèce de dédale infernal, une cascade de pensées qui s'entraînent les unes après les autres), mais à la lecture ce n'est pas agréable.
Tu le vis comme ça aussi?
Plutôt à l'inverse, l'écriture me convient bien mais les occurrences historiques me semblent un peu bidon, il suffit de feuilleter n'importe quel éphéméride historique pour en écrire des pages et des pages. L'exercice de style est par contre intéressant mais la surabondance des personnages différents m'égare un peu, parfois j'adhère, parfois je suis dans la pampa, ça dépend comment je connais les personnages et les événement évoqués.
, parfois j'adhère, parfois je suis dans la pampa,
Ça m'avait fait ça aussi, mais si je suis honnête je dois dire que je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à lire ce livre (alors que je le trouve bon).
Et ce n'était pas une question d'écriture, mais de construction du livre en lui-même (le découlement permanent). C'était trop inconfortable.
Alors que moi je trouve que c'est ce qu'il a fait de plus fort, et sa lecture exceptionnellement jubilatoire. Mais c'est pas grave, hein ; on peut pas gagner à tous les coups ! D'ailleurs je ne suis pas d'accord non plus avec les réserves de Stavro sur Enig Marcheur. C'est la vie de lecteur, quoi.
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