Cordelia Vorkosigan de Lois McMaster Bujold

Cordelia Vorkosigan de Lois McMaster Bujold
( Shards of honor)

Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Jeudi Noir, le 23 juillet 2008 (Montady, Inscrit le 14 août 2007, 53 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (46 659ème position).
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Résumé / Mon Avis

Cordelia Vorkosigan ("Shards of Honor" - 1986)

MAC MASTER BUJOLD Loïs
Editions "J'ai lu"
317 pages
Prix 6€70
Acheté d'occasion 2€18
Commencé le 17 juin 2007
Terminé le 21 juin 2007

La Saga Vorkosigan :

Opération Cay Prix Nébula 1988
Cordelia Vorkosigan
Barrayar Prix Hugo 1992, Prix Locus 1992
L'apprentissage du guerrier
Miles Vorkosigan Prix Hugo 1991
Cetaganda
Ethan d'Athos
Les frontières de l'infini
Un clone encombrant
La danse du miroir Prix Hugo 1995, Prix Locus 1995
Memory
Komarr
Ekaterin
Immunité Diplomatique
Winterfait gift


L'Histoire

Le Capitaine Cordélia Naismith de la section d'exploration astronomique de la planète Bétan est envoyée en reconnaissance sur une nouvelle planète. Alors qu'elle fait des relevés avec le botaniste du groupe, l'enseigne Dubauer, une fumée noire s'élève de l'endroit où leur camp de base est installé et c'est avec surprise qu'ils voient leur navette s'envoler précipitamment pour rejoindre le vaisseau mère placé en orbite.
Le camp Bétan est anéanti. L'explication vient de la communication avec le vaisseau mère ; un commando des forces de la planète Barrayar a débarqué et revendiqué la planète. Un malentendu aurait déclenché l'apocalypse. Cordélia donne l'ordre au vaisseau de rallier Bétan avant d'être détruit.
Alors qu'elle se trouve au milieu de son camp réduit en cendres, Cordélia est assommée par un coup de paralyseur. A son réveil elle est la prisonnière du Commandant Aral Vorkosigan des forces de Barrayar. Dubauer a été très grièvement blessé.

Constatant que Vorkosigan est seul, elle apprend qu'un de ses hommes a du lui tirer dans le dos. En effet, Vorkosigan est un homme d'honneur qui a son franc parler et il a eu des mots avec le commissaire politique mis à son bord. Il pense qu'il peut être aussi victime d'une vengeance personnelle d'un autre officier.
De toute façon, ils n'ont qu'un seul moyen de connaître le fin mot de l'histoire ; rallier la base Barrayarane à plusieurs jours de marches.
Chemin faisant, Cordélia apprend à connaître Aral. Celui-ci a une très mauvaise réputation ; il est réputé être un monstre sanguinaire. Mais Aral démystifie son personnage en expliquant point par point les circonstances qui ont été à l'origine de cette légende.
En vue de la base, la prudence s'impose car il faut savoir qui sont ceux de ses hommes qui lui sont restés fidèles et ceux qui sont vendus au ministère de l'orthodoxie politique...
Les "mutins" sont rapidement mis aux fers, et le sergent Bothari emprisonné pour être resté fidèle à son commandant est libéré.
Lors de son séjour à bord du "Général Vorkraft", Cordélia apprend l'importance stratégique de cette petite planète. Les voyages interplanétaires sont possibles grâce à des "couloirs" hyper spatiaux qui relient une planète à une autre. Ces couloirs sont fixes et représentent des "autoroutes" dispersées dans tout l'univers. Or, un de ces couloirs a été découvert au départ de cette planète à destination de Escobar qui se trouve au milieu de très nombreux couloirs à destination de planètes majeures.
Cette importance justifie ce coup de main, même si Bétan et Barrayar ne sont pas officiellement en guerre !
Aral et Cordélia s'apprécient de plus en plus, si bien qu'Aral fera une demande en mariage en règle.
C'est ce moment que choisissent les mutins pour se libérer et tenter de reprendre en main le navire. Et Cordélia a la surprise de rencontrer ses anciens camarades venus la secourir, profitant des troubles à l’intérieur du vaisseau. Elle s'évade, à contrecœur.

Les forces de Barrayar attaquent Escobar. Cordélia commande un navire des forces Bétanes, alliés aux Escobarans. Alors qu'elle arrive à couvrir l'accès de cragos contenant une nouvelle arme, Cordélia est capturée et amenée sur le navire amiral Barrayaran où elle est livrée aux tortures du Vice-Amiral Vorrutyer qui est, avec le fils de l'empereur, le prince héritier Serg Vorbarra, à la tête de l'armada. Cordélia voit arriver Bothari auquel le Vice-Amiral intime l'ordre de la violer. Celui-ci, visiblement affecté de problèmes mentaux, reconnaît tout de même Cordélia comme la prisonnière de Vorkosigan, refuse d'obéir et tue Vorrutyer.
Vorkosigan arrive avec un conseiller de l'empereur et constate le carnage ; il emmène Bothari et Cordélia dans sa cabine afin de les soustraire à des recherches.
L'assaut contre Escobar est donné et les troupes de Barrayar sont battues grâce à l'arme secrète arrivée sur Escobar grâce à la diversion de Cordélia. Le prince héritier est tué avec plusieurs leaders politiques.
Cordélia apprend en fait que Vorkosigan agit en service commandé sous les ordres directs de l'empereur Ezar Vorbarra qui se trouve dans la capitale Vorbarr Sultana.
L'empereur est condamné ; il a décidé de "faire le ménage" dans son empire en éliminant tous ceux qui pouvaient être dangereux pour son avenir. Cela l'a amené à condamner son fils aîné... Son deuxième fils, Gregor, ne sera apte à régner que 16 ans plus tard. L'empereur connaissait l'existence de l'arme secrète d'Escobar et a donc envoyé ses troupes à la mort pour que le complot ne puisse être soupçonné.
La paix est signée. Cordélia est dans un camp de prisonniers attendant de regagner sa planète d'origine. Là, des femmes qui ont été violées par des soldats Barrayarans font placer leurs fœtus dans des matrices artificielles et les « rendent » à Vorkosigan qui administre le camp.
A son retour chez elle, Cordélia est harcelée par les psychiatres ; elle est soupçonnée d'être un agent de Barrayar, à son corps défendant. Refusant les "soins" pour la "guérir", elle s'enfuit vers Barrayar et rejoint Aral, qu'elle épouse...
L'empereur fait mander le couple à son chevet et confie la future régence à Vorkosigan. Entre-temps, Bothari a retrouvé un certain équilibre et décide d'adopter un des "fœtus orphelin" d'Escobar, qu'il sait être le fruit de ses oeuvres. C'est une petite fille du nom d'Elena...

Mon Avis

Le début du livre me faisait croire à un ronronnement bien huilé ; la prisonnière qui tombe amoureuse de son geôlier, etc... Que de la platitude en perspective... Mais plus on avance, plus l'univers se complexifie et nous avons là une vraie intrigue dans un monde de plus en plus complexe et étoffé. J'ai hâte de lire la suite... Je vous conseille ce livre.

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Les livres liés

Romeo et Juliette dans l'espace

6 étoiles

Critique de Incertitudes (, Inscrit le 4 décembre 2008, 38 ans) - 29 mars 2018

On ne peut pas dire qu'il se passe grand-chose. Une femme soldat se fait capturer sur une planète et tombe amoureuse de son ravisseur.

Le récit est scindé en trois parties. La traversée de la planète où on voit les deux protagonistes faire connaissance et survivre un peu comme ils le peuvent. La seconde partie dans le vaisseau ennemi où Cordelia manque de se faire violer par un officier pervers. Et le final sur Barrayar en forme de conte de fée.

J'ai trouvé que ça manquait un peu d'action et de description au niveau des planètes ou des races extraterrestres. A la place, ce ne sont pas les complots politiques qui manquent ou les intrigues bureaucratiques narrées par le désabusé vétéran Vorkosigan.

Pas sûr d'avoir envie de me farcir toute la saga surtout si ces deux-là disparaissent pour laisser place à leur fils.

Début de la saga Vorkosigan

6 étoiles

Critique de Nabu (Paris, Inscrit le 26 février 2005, 36 ans) - 1 mars 2015

« Cordelia Vorkosigan » est le premier roman de la saga Vorkosigan écrite par Lois McMaster Bujold. Décrit comme un space-opera, il s’agit ici du deuxième tome. Le premier, « Opération Clay » était davantage une prémice à l’univers une fois que l’on a lu la saga plutôt qu’une introduction obligatoire.

Ayant lu les deux, je n’ai vu aucun rapport entre le premier et le deuxième tome.

Bref, passons à ce qui nous intéresse.

Cordelia Neismith est un officier du corps expéditionnaire de l’empire Beta qui, après un grabuge sur une planète qu’elle explorait, se retrouve prisonnière d’un officier d’un empire adverse, l’empire Barrayaran.

Manque de cul, son geôlier n’est rien que le terrible « Boucher du Kormarr ». On ne sait pas ce que ça veut dire mais ça claque ! Une relation amoureuse va alors se former entre les deux êtres, relation qui influencera plus tard tout l’univers de la saga.

C’est toujours rigolo de lire des vieux livres de science-fiction. Notamment de Bujold qui a un style très spécifique. La lecture est fluide, les événements s’enchaînent relativement bien sauf que de manière régulière, on va observer des transitions wtfesques.

D’un coup, l’auteur a décidé que cela devait arriver et ben donc ça arrive, et ceci, sans aucune justification logique ou/et avec des transitions temporelles très maladroites.

Ainsi, on saute parfois quelques mois/années sans vraiment comprendre où on en est. Ça manque donc de clarté et de rigueur à mon goût. C’est bien dommage.

En gros, on ne passe pas un mauvais moment en lisant Cordelia Vorkosigan mais on ne passe pas un moment de ouf non plus. Par exemple, la relation amoureuse entre les deux protagonistes principaux sort de nulle part alors qu’il s’agit quand même du thème principal de l’œuvre. C’est d’autant plus dommage que l’auteur réalise un bon travail sur la conception de ses personnages. Ils ont leurs valeurs, leurs caractères et leurs comportements qui sont très bien découpés et plutôt logiques. Par contre, les situations dans lesquelles ils se retrouvent ne sont pas logiques elles.

En fait, j’ai un peu l’impression d’assister à une scène de théâtre. Les scènes et les décors s’enchaînent brutalement, et parfois sans transition. Alors qu’au théâtre, on a le changement visuel qui nous permet de nous mettre la scène en tête. Ici, le cheminement narratif n’est pas assez travaillé pour nous emmener dans cette transition. D’où ce sentiment de perte de repère à de nombreuses occasions qui endommage le plaisir de lire ce récit.

Du coup, même si « Cordelia Vorkosigan » ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, je pense redonner sa chance à la saga dans un futur proche pour voir ce que ça peut donner.

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