Le guide galactique, tome 2 : Le dernier restaurant avant la fin du monde de Douglas Adams

Le guide galactique, tome 2 : Le dernier restaurant avant la fin du monde de Douglas Adams
(The Restaurant at the End of the Universe)

Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Khayman, le 5 septembre 2005 (Chicoutimi, Inscrit le 25 février 2004, 41 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 4 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (13 274ème position).
Visites : 3 786  (depuis Novembre 2007)

Suite décevante

Zaphod, Ford, Trillian, Arthur et Marvin partent tous, à l’intérieur du « Heart of Gold » (voir la critique du livre The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy du même auteur), manger au « restaurant de la fin du monde ». Se faisant, ils se font attaquer par un vaisseau Vogon engagé par Gag Halfrunt, l’un des plus grands et des plus populaires psychiatres de la Galaxie. Par la suite, Zaphod et Trillian tenteront, avec Zarniwoop, de rencontrer l’homme qui dirige l’Univers. Arthur et Ford, quant à eux, se retrouveront pris sur un vaisseau Golgafrinchan remplis de « useless bloodly loonies ».

Deuxième livre de « The Hitchhiker series », The Restaurant at the End of the Universe est aussi délirant que le premier. Cependant, une fois la bouffée d’originalité du premier livre passée, Adams ne m’a pas trop impressionné avec cette suite. Il faut dire qu’il y a des passages très macabres ainsi que des interrogations philosophiques au ton trop sombre pour ce genre de livre. Les passages d’humour noir d’Adams me semblent trop aiguisés.

N’empêche que les divers extraits du livre The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy disséminés tout le long du roman sont tordants. La manière dont l’élite intellectuelle et manuelle des Golgafrinchan sont mortes, les propriétés de l’Univers dont les droits d’auteurs sont détenus par une compagnie de boîtes de céréales, les 3 phases traversées par une espèce intelligente au cours de son histoire (caractérisées par les trois questions : « How can we eat ? » « Why do we eat ? » et « Where shall we have lunch ? »), toutes ces références sont des pointes bien placées d’humour intelligent (pléonasme ?). De plus, le caractère de l’homme qui dirige l’Univers est une critique intéressante du relativisme appliqué.

Citations :

« ‘So this is it,’ said Arthur, ‘we’re going to die.’
‘I wish you’d stop saying that,’ said Ford.
It is worth repeating at this point the theories that Ford had come up with, on his first encounter with human beings, to account for their peculiar habit of continually stating and restating the very very obvious, as in ‘It’s a nice day,’ or ‘You’re very tall,’ or ‘So this is it, we’re going to die.’
His first theory was that if human beings didn’t keep exercising their lips, their mouth probably seized up.
After a few months of observation he had come up with a second theory, which was this – if human beings don’t keep exercising their lips, their brains start working.
In fact, this second theory is more literally true of the Belcerebon people of Kakrafoon.
The Belcerebon people used to cause great resentment and insecurity amongst neighbouring races by being one of the most enlightened, accomplished, and above all quiet civilizations in the Galaxy.
As a punishment for this behaviour, which was held to be offensively self-righteous and provocative, a galactic tribunal inflicted on them that most cruel of all social diseases, telepathy. Consequently, in order to prevent themselves broadcasting every slightest thought that crosses their minds to anyone within a five-mile radius, they now have to talk very loudly and continuously about the weather, their little aches and pains, the match this afternoon and what a noisy place Kakrafoon has suddenly become. »

“Hesitantly, Arthur picked up one of the things that looked like pears.
‘ I always thought that about the Garden of Eden story,’ said Ford.
‘Eh?’
‘Garden of Eden. Tree. Apple. That bit; remember ?’
‘Yes of course I do.’
‘Your God person puts an apple tree in the middle of a garden and says, “do what you like guys, oh, but don’t eat the apple.” Surprise surprise, they eat it and he leaps out from behind a bush shouting “Gotcha”. It wouldn’t have made any difference if they hadn’t eaten it.’
‘Why not?’
‘Because if you’re dealing with somebody who has the sort of mentality which likes leaving hats on the pavement with bricks under them you know perfectly well they won’t give up. They’ll get you in the end.’
‘What are you talking about?’
‘Never mind, eat the fruit.’”

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Toujours le nonsense !

8 étoiles

Critique de CC.RIDER (, Inscrit le 31 octobre 2005, 63 ans) - 26 août 2021

Éternelle menace pour les voyageurs galactiques, le capitaine vogon Prostetnic Jeltz du Conseil de planification hyperspatiale n’est pas quelqu’un dont il soit souhaitable de croiser la trajectoire. Son dernier exploit en date a été de démolir la prétendue planète Terre. Malheureusement le vaisseau spatial « Le cœur en or » avec ses propulseurs à générateurs d’improbabilité infinie est dans son collimateur. À son bord, Zaphod Beeblebox, ex-président de la galaxie et voleur de l’engin en question, Arthur Dent qui recherche désespérément une tasse de thé digne de cette dénomination auprès d’une machine qui ne produit que d’improbables breuvages, Ford et Marvin, le robot dépressif. En fait rien ne va vraiment bien à bord. Ainsi, l’ascenseur auquel on demande de monter ne désire que descendre, sans parler des mille et unes autres choses qui ne fonctionnent jamais comme il faudrait.
« Le dernier restaurant avant la fin du monde » est en quelque sorte la suite du « Guide du voyageur galactique », toujours dans la science-fiction déjantée et parodique. L’intrigue n’a qu’une importance secondaire. Elle fonctionne toujours un peu sur le même schéma. Les héros sont en permanence à une minute ou deux d’une catastrophe imminente dont ils n’ont pas la moindre chance de se sortir vivants. Cela n’empêche pas Adams de digresser sur toutes sortes de sujets plus futiles ou plus légers les uns que les autres. Si l’on se laisse prendre au jeu du « nonsense » et de l’humour anglais, on peut se laisser entrainer et bien apprécier. L’ennui, c’est que la technique tourne un peu au procédé redondant qui peut même finir par sembler lourd, ce qui est un comble pour un humour réputé « fin ». Mais l’ennui finit toujours par naître de la répétition.

Moins surprenant que le 1er tome

8 étoiles

Critique de Klein (, Inscrit le 16 octobre 2004, 57 ans) - 15 janvier 2014

Mais il reste beaucoup de choses dans ce livre. L'humour déjanté, le côté plus sombre des réflexions, les personnages. Comme déjà dit, les citations du Manuel Galactique sont magnifiques. Je le veux tout entier, ce manuel, même si, apparemment, je n'ai pas la place chez moi !!!

Un concentré d'humour déjanté

10 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 21 avril 2010

« Reprenons :
Au commencement, fut créé l'Univers.
La chose a considérablement irrité tout un tas de gens et bon nombre de personnes estiment même que ce fut une erreur. »

À mon avis c’était supérieur au premier tome et un peu moins fort que le troisième (mais ils sont tous du bonbon !). C’est un livre qui a fait travailler mon imagination, créé des images... Un bon moment de lecture !

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