Chroniques italiennes de Stendhal

Chroniques italiennes de Stendhal

Catégorie(s) : Littérature => Francophone , Littérature => Biographies, chroniques et correspondances

Critiqué par Vox libri, le 19 avril 2001 (Mons, Inscrite le 14 mars 2001, 60 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 4 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (25 795ème position).
Visites : 9 525  (depuis Novembre 2007)

Révolte et drame de Béatrix ou l'affaire Dutroux à la Renaissance !

L'affaire Dutroux, les marches blanches et la presse ont attiré notre attention sur le fléau de la pédophilie et de l’inceste, sans souvent s’intéresser à ce qu'en avaient dit les plus grands penseurs du passé.

Dans Béatrix Cenci, Stendhal nous conte la révolte et le drame de cette superbe et courageuse jeune fille trop longuement abusée par son père, sorte de Don Juan sans scrupule.

C'est une véritable chronique, une espèce d'enquête policière très prenante qui permet à l'auteur de nous faire pénétrer dans la violence et les passions de l'Italie renaissante et de livrer sa vision sur le mythe de Don Juan et ses rapports avec la religion catholique.

Un récit splendide à lire à tout âge, dès l'adolescence.
Vous pouvez bien sûr lire ces nouvelles, mais une bonne manière de les découvrir, c'est de les écouter lues par Alain Carre, dont la voix profonde et chaude nous fait plonger au coeur du drame avec une justesse d'interprétation peu commune. La maison d'édition " Autrement dit " propose cette œuvre sur cassette audio, ou CD. Vous pouvez ainsi l'écouter dans votre voiture ou chez vous.
Vous verrez vous redemanderez des embouteillages ! ! !
Pour vous procurer l'audio-livre ou entrer en contact avec l'éditeur et même l'acteur rendez-vous sur http://users.belgacom.net/autrementdit

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Critique EF

8 étoiles

Critique de Gabrielli (, Inscrit le 31 décembre 2025, 52 ans) - 31 décembre 2025

Le texte de présentation de ces chroniques italiennes de Stendhal donné en haut de cette page par un quelconque éditeur est ridicule de mauvais français étriqué et bourgeois :

"..jeune fille trop longtemps abusé par son père" est un euphémisme malade, comme s'il existât une durée, une fréquence d'inceste, qui rendît le viol tolérable ; mais on sent que c'est le mauvais français plutôt qu'une perversité insensée qui a produit cette phrase ridicule, encore que ce genre de cautionnement à degrés existe au sein d"une minorité puissante actuelle (voir Epstein et le silence des médias sur cet homme abominable).

Cet éditeur n'a pas non plus compris la note de préambule très pensée en historien de Stendhal sur la psychologie du personnage du Don Juan qui précède sa chronique et qui est, à mon avis fascinante et éclairante sur l'évolution des mœurs de l'antiquité jusqu'à son siècle. Il explique pourquoi le caractère d'un Don Juan, n'eût pu avoir de sens dans l'antiquité avant les derniers césars romains et avant la monté en puissance de l'autorité religieuse et les interdits de la vertu religieuse qui transformèrent la société.

A la réflexion, il est probable que ce Henri Cenci, père crapuleux et incestueux dont Stendhal ose à peine traduire une réduction des crimes odieux, était probablement atteint d'une forme de déraison mentale pathologique. On sait que la syphilis peut avoir cet effet qui conduit à la folie et aux persécutions. Il y a dans le texte traduit du latin une bref passage qui irait dans ce sens, indiquant que cet homme soufrait d'un mal physique qui le rendait irritable et qu'il avait des comportements étranges. Ceci n'enlève rien à l'horreur mais montre combien l'histoire est tragique.

Je conseille à tout lecteur désireux de lire cette chronique de voir avant d'en faire la lecture le portrait supposé d'époque de Béatrix Cenci du peintre Ginevra Cantofoli que l'on trouve facilement par une recherche en ligne et à laquelle Stendhal fait référence.

Catalogue de vices

8 étoiles

Critique de Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 48 ans) - 25 juin 2008

L'inceste, les amours cléricales, les trahisons familiales, les guerres sanglantes de pouvoir sont les éléments courants de la vie politique et sociale du XVIème au début du XVIIIème siècles dans l'Italie des principautés, où quelques familles tenaient tout, entre pouvoir aristo-népotique et haut clergé.
Que d'intrigues dans ce chapelet de paradis de Machiavel ! Que de violences... et donc de retournements subits, dans chacune de ces chroniques, que Stendhal a pris visiblement un malin plaisir à traduire.
En guise d'introduction à celles-ci, il expose succinctement ses modes d'investigation dans ce pays dont il a décidé de sonder ce qui se cachait derrière la beauté à laquelle il a pu, par ailleurs, rendre hommage.

heu...

5 étoiles

Critique de Artemis (, Inscrite le 30 novembre 2004, 40 ans) - 1 décembre 2004

J'avoue que mon "heu..." n'est pas très classe, mais je n'ai pas vraiment pris autant de plaisir que Vox Libri à lire ces chroniques.

Je n'ai pas choisi de le lire, ça faisait partie de mes livres au programme (à l'entrée du deug de lettres modernes). Comment dire... Il est vrai que certaines chroniques m'ont plus plu que d'autres : il y a une époque, une ambiance que j'ai appréciées (mais sans plus!). Parfois, ça vire à la barbarie, alors je n'irais pas jusqu'à dire "Un récit splendide à lire à tout âge, dès l'adolescence."

Sans compter qu'une des chroniques s'appelle "Vanina Vanini"... alors j'entendais sans cesse dave "Vaninaa-aa-a-aa"...

Bref, il n'y a pas que la chronique de Béatrix Cenci (remarquable de barbarie, pour le coup!) si bien décrite par Vox Libri...

Alors je pense que les fans de la Renaissance italienne (avec son lot de couvent et de carbonaro...) et ceux qui aiment les chroniques ne devraient pas hésiter... Pour les autres, allez-y c'est le moment de découvrir cette atmosphère (les histoires sont courtes, vous ne vous sentirez pas obligés de toutes les lire tout de suite!)

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