L'homme qui peignait les âmes de Metin Arditi

L'homme qui peignait les âmes de Metin Arditi

Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques , Littérature => Francophone

Critiqué par Pascale Ew., le 1 septembre 2021 (Inscrite le 8 septembre 2006, 56 ans)
La note : 5 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (41 500ème position).
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Convenu

Avner vit à Acre en 1078. Sa famille est juive, mais il est attiré par les chants des moines orthodoxes, puis par leurs icônes. Il décide de se faire baptiser (malgré qu’il n’ait pas la foi), en cachette de ses parents, pour pouvoir suivre la formation des moines et « écrire » des icônes. Il est amoureux de sa cousine qui vit chez eux, mais celle-ci est mariée à un autre homme. Lorsque ses parents découvrent qu’il s’est fait baptiser, il est expulsé de chez lui.
Sa formation chez les moines va le conduire jusqu’au monastère de Mar Saba puis Jérusalem. Il a pour compagnon de route Mansour et rencontre plusieurs personnages qui jalonnent sa route. Il reste dix ans dans le monastère de Mar Saba. Hélas, la jalousie des frères face à ses œuvres qu’ils jugent non-conformes à la tradition le fait expulser. Avner décide alors de peindre des portraits qui réconcilient les commanditaires avec eux-mêmes ou avec leurs proches. (« Plutôt que de représenter la part d’humain dans le Christ et ses Saints, Avner inversait la démarche, faisait surgir la part de divin enfouie en chacun. Au contraire des icônes qui montraient des saints dans le propos de renvoyer le spectateur à son devoir de vénération, ses peintures – puisqu’il s’agissait de cela – étaient le miroir embellissant de son âme. » « Il célébrait les hommes dans leur essence divine. »)
L'auteur bâtit son roman autour d'une icône d'un Christ guerrier car elle l’intrigue.
J’ai été un peu repoussée par les passages sur les amours peu conventionnelles d’Avner. J’ai trouvé ce livre un peu mièvre et son style plutôt convenu. Cela ne m'a pas passionnée.

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9 étoiles

Critique de CHALOT (Vaux le Pénil, Inscrit le 5 novembre 2009, 76 ans) - 13 avril 2022

« L'homme qui peignait les âmes »
roman de Metin Arditi
287 pages
juin 2021
Editions Grasset


En 1078, dans le pays berceau des trois religions du Livre, un tout jeune homme, Avner livre du poisson à un monastère à Acre en Palestine.
Il aperçoit et contemple une icône magnifique.
C'est une découverte qui va changer sa vie.
Il est juif et les juifs comme les musulmans n'ont pas le droit de représenter des personnes, du moins à cette époque là et notamment des personnages « sacrés ».
Qu'importe, subjugué, conquis, Avner va découvrir et pratiquer cet art..
Il possède un don du dessin, des couleurs, et va s'adonner à cette recherche du beau, voire du sublime.
Puisqu'il faut devenir chrétien orthodoxe, il sera chrétien ce qui le fera partir de force de sa famille juive.
C'est alors que commence dans une grande partie du proche orient un voyage initiatique où, avec ses amis, il va se perfectionner et devenir assez rapidement célèbre.
Il va être accompagné durant son voyage par des musulmans, des chrétiens et des juifs, lui même étant quelque peu incroyant ou du moins, loin des considérations partisanes.
Il devient très vite le plus grand iconographe de la région.
De partout, des personnes viennent le voir pour obtenir un dessin, une peinture. Il réussit à rendre les modèles, communs des mortels, aussi beaux que des dieux. Il réussit à mettre en exergue la richesse cachée de leur personnalité..
La renommée arrive.
Certains le considèrent comme un prophète, ce qui déplaît très fortement aux dépositaires des pouvoirs, qu'ils soient musulmans, juifs ou chrétiens.
C'est la chasse aux sorcières qui commence.
Imperturbable, notre jeune ami continue durant plus de 30 ans, mais en ces temps là, on ne badine pas avec le « blasphème » et des personnes qui prônent la concorde, la fraternité et la tolérance ne sont pas dans un créneau porteur..

Le héros a existé, il a subi dans sa chair la haine des « cléricaux » et des puissants. Il y perdra sa vie.
Plus tard, il sera « réhabilité » par les représentants patentés des trois religions mais presque toute son œuvre aura été détruite.
Seul semble rester le fameux « Christ guerrier » qui à tort a été attribué à Théophane le Grec.

Jean-François Chalot

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