La piste de Salonique de Sérgios Gkákas

La piste de Salonique de Sérgios Gkákas
(Kásko : mythistórīma)

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone , Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Débézed, le 16 janvier 2013 (Besançon, Inscrit le 10 février 2008, 75 ans)
La note : 5 étoiles
Visites : 2 355 

Polar saoulant

Pour une fois le détective n’est ni un flic, ni un privé, mais un avocat qui picole pourtant tout autant, sinon plus, que tous ceux habituellement hébergés dans les polars à la mode, il rencontre, le jour où il décide de fermer définitivement son cabinet, suite au décès brutal de son associé, une femme évidemment superbe. Elle lui raconte sa vie, évidemment compliquée, son mariage trop jeune, son incontournable amant, sa fille pas franchement désirée, son mari pas partageur, la situation embarrassante dans laquelle elle se retrouve. Elle cherche le véritable père de sa fille pour des motifs plutôt obscurs et elle voudrait que le pochtron de service se charge de cette délicate et périlleuse mission. Le candide avocat se retrouve évidemment dans un sac de nœuds inextricable où il se fait allègrement manipuler par la belle, son père et la mère du cher amant disparu.

Même si cette histoire plutôt banale se déroule à Thessalonique, elle n’est pas franchement originale, le détective est, comme trop souvent, ivrogne mais en l’occurrence à un point rarement atteint, la belle est aussi belle qu’il se doit, les copains toujours aussi coopératifs et débrouillards et les adversaires tout aussi retors et sans pitié que tous les malfaisants qui peuplent ce type de romans. L’écriture est, comme trop souvent, moyenne, banale malgré quelques formules fulgurantes qui donnent un peu de verve au texte. L’intrigue est aussi tordue que la plupart de celles qui constituent l’ossature de ce type de livres, pas plus cohérente, pas plus crédible mais pas pire.

Un polar grec comme n’importe quel autre polar moyen, pas meilleur, pas pire, juste un peu plus longuet – on perd un temps fou à essayer de dessaouler le détective - malgré quelques passages qui pourraient être intéressants s’ils ne s’abîmaient dans des cumulo-nimbus d’alcool et quelques éclairs de talent qui hélas s’étiolent dans une fin lente et filandreuse.

« Nous mourons à quarante ans d’une balle dans le cœur que nous avons plantée à vingt ans », si la cirrhose nous en laisse le temps !

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