Jésus prend la mer de James Lee Burke

Jésus prend la mer de James Lee Burke
(Jesus out to sea)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone , Littérature => Nouvelles

Critiqué par Tistou, le 22 octobre 2011 (Inscrit le 10 mai 2004, 66 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (39 845ème position).
Visites : 3 562 

9 nouvelles

Neuf nouvelles écrites entre le début des années 1990 et 2007. Elles concernent ce que James Lee Burke connait le mieux : la nature de Louisiane ou du Montana et la nature humaine, notamment celle du petit peuple louisianais, du Sud des Etats-unis.
« Jésus prend la mer », la nouvelle éponyme, est la dernière. Une des plus récentes aussi, écrite en 2006, soit un an après le passage de l’ouragan Katrina sur La Nouvelle-Orléans. Elle est sans espoir bien entendu et effleure à mots pudiques les horreurs qui ont pu se produire pendant et après le passage de Katrina.

« Je n’ai qu’un regret. Personne ne s’est donné la peine de nous expliquer pourquoi on nous a laissés tomber. Tandis qu’avec Miles on est emportés vers le large, j’ai envie de lui poser la question. Puis un drôle de truc se produit. Dans l’eau, à côté de nous, apparaît la grande sculpture de Jésus sur la croix, celle de l’église en stuc au bout de ma rue. Il est sur le dos, les bras écartés, effleuré par les vagues. Les trous dans ses mains sont pareils aux pétales des bougainvillées sur le mur de l’église. Je lui demande ce qui s’est passé là-bas.
Il me regarde longuement, comme si j’étais long à la comprenette. »

Ma préférée reste la première, « Lumière d’hiver », qui, elle, se déroule au Montana, l’autre terre d’élection de James Lee Burke. En dehors de superbes passages consacrés à la magie de la nature et de la vie sauvages dans cet Etat, il y est question de la violence des hommes qui apparait ici consubstantielle au genre humain. Ou au moins à l’homo americanus. Mais pas que. Hélas.
Plusieurs de ces nouvelles d’ailleurs, décrivent le terrible engrenage qui amène les hommes à devoir se battre entre eux, à faire le mal ou à se défendre du mal qu’on se propose de leur faire. Très Burkien tout cela.
Des souvenirs d’enfance, généralement plutôt misérable l’enfance, y ont la part belle aussi. Le rêve américain peut commencer comme un cauchemar !
Je crois préférer le James Lee Burke au format plus long ; celui des romans, même si ces neuf nouvelles permettent d’éclairer un peu plus les axes de réflexion de James Lee Burke. Un écrivain très attachant que vous auriez tort de ne pas lire. Surtout si vous voulez un point de vue iconoclaste sur ce qui a fondé les USA d’après-guerre.

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pas si bon que ça pour moi

3 étoiles

Critique de Joanna80 (Amiens, Inscrite le 19 décembre 2011, 66 ans) - 24 mars 2014

Je suis d'accord avec les 2 autres critiques question description de la Louisiane, La Nouvelle Orléans (que je connais et reconnais bien!) Après je dois dire que c'est bien écrit, mais trop prévisible, on "sent les coups venir" et ça ne loupe pas. Déçue!

Différent de ses Polars mais tout aussi bon !

10 étoiles

Critique de Rebelio (, Inscrite le 1 février 2013, 44 ans) - 1 février 2013

Un recueil de nouvelles excellent. On y retrouve les éléments des Polars de Lee Burke, la Louisiane marécageuse, le Texas pétrochimique. Certains textes se situent dans les fifties d'autres de nos jours, ça parle de bars country, d'alcool, de Rock, de meurtres, de plate-formes pétrolières, de l'ouragan Katrina, de motards, ça parle surtout de l'Homme de ses faiblesses, de sa rage de ses illusions perdues et ça parle de Jésus et de son vieillard de père et de ses voies impénétrables...

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