Juste avant de Fanny Saintenoy
Catégorie(s) : Littérature => Francophone , Littérature => Biographies, chroniques et correspondances
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Très touchée mais pas par le style
Présentation de l'éditeur
Voici un texte qui alterne poésie douce et drôlerie franche. Par la voix d'une très vieille dame sur son lit de mort, et par celle de son arrière-petite-fille, une jeune femme que la vie moderne bouscule, cinq générations parlent. Face aux duretés de la vie, face à la mort qui sème la zizanie, leurs histoires transmettent une gaieté indéfectible. Un premier roman, un récit court qui traverse le siècle, réussite rare de vigueur et de simplicité.
J’ai retrouvé dans ce livre un peu la même sensation qu’avec « Le cercle des amateurs d’épluchures de patate ». C’est ce que j’appelle un livre « guimauve » : agréable à lire, histoire plaisante, personnage attachant mais sans plus.
Ici le style littéraire est du genre "j’écris comme je parle" ou comme je l'ai lu ailleurs "j’écris comme je pense". Il faut aimer et j’ai trouvé cela un peu bizarre, surtout dans la tête d’une vieille dame de presque 100 ans.
Il ne s’agit pas ici d’une discussion entre une arrière grand-mère et son arrière petit fille. Ce sont plutôt 2 personnes face à face, ne pouvant plus communiquer et qui repassent chacune de leur côté le film de leur vie. La différence de génération et la position des personnages dans l’histoire font qu’elles n’ont forcément pas vu les choses de la même façon, avec les mêmes yeux. On passe par tous les sentiments que nous procure la vie. C’est parfois drôle, parfois touchant, triste. Mais cela nous apporte-t-il un enrichissement quelconque ? Non. D'autre part, on a un peu de mal a toujours bien situer tous les personnages.
Néanmoins, si ce livre m’a beaucoup touchée c’est uniquement pour des raisons personnelles car il se rapproche de ma propre histoire et j'y ai retrouvé toute la douceur de mon enfance. Mais si vous n’avez pas été élevé par votre grand-mère entre la banlieue parisienne et la Dordogne, vos risquez de le trouver un peu fade.
Les éditions
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Juste avant [Texte imprimé] Fanny Saintenoy
de Saintenoy, Fanny
Flammarion
ISBN : 9782081267725 ; 12,20 € ; 24/08/2011 ; 118 p. ; Broché
Les livres liés
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Les critiques éclairs (4)
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Vaillante Juliette dans cet âpre 20ème siècle
Critique de Ddh (Mouscron, Inscrit le 16 octobre 2005, 83 ans) - 26 janvier 2013
Fanny Saintenoy, professeur de français langue étrangère, s’occupe du centre d'apprentissage des langues de la CIUP (Cité internationale universitaire de Paris). Son premier roman Juste avant a été primé au 25ème Festival du Premier Roman de Chambéry.
Juliette, Jacqueline, Martin, Fanny, Milena : 5 générations qui s’échelonnent et qui couvrent, débordent du XXème siècle. Et il s’en est passé des événements qui n’étaient pas toujours roses mais l’aïeule Juliette était vaillante, Granny ma vieille pomme comme la surnomme avec tendresse l’arrière-petite-fille Fanny. Bizarre, le même prénom que l’auteure… Cela ne doit pas être fortuit !
Une vieille pomme de quatre-vingt-quinze ans qui se meurt à petits pas, à reculons pour retrouver Jacqueline enlevée par un cancer, pour revivre les vacances à Bergerac, pour essayer de comprendre les réticences de sa mère si sèche et de son père si effacé vis-à-vis de Louis, son cher et tendre mais communiste exalté trop tôt disparu.
On ne s’ennuie pas à la lecture de ce roman. Chaque page recèle des trésors : pas de mélo, du vécu mais passé à la lorgnette de la bonne humeur.
Roman à double entrée au gré des chapitres : ou Juliette ou Fanny qui parle de Granny.
Réflexions rapides sur la vie à l’approche de la mort
Critique de Isad (, Inscrite le 3 avril 2011, - ans) - 19 novembre 2011
Le livre est une alternance de chapitres très courts entre une vieille dame qui agonise et revit quelques bribes de son passé et son arrière-petite fille, pressée d’en finir, qui pense à sa propre vie et aux bons moments passés ensemble.
La vie des différentes femmes de la famille est ici esquissée depuis le début du siècle, ponctuée par les deux guerres. Les hommes sont peu présents (morts, partis, éconduits, ...) et ces femmes ont souvent vécu 3 générations ensemble pour s’épauler.
La vieille dame se moque de la maison de retraite où elle a passé ces 15 dernières années et reconnaît que son besoin d’espace vital a diminué avec son autonomie. Elle a vécu souvent naturellement avec peu de chose sans envie particulière, prenant la vie comme elle vient.
Fanny qui a laissé sa petite fille chez sa grand-mère paternelle pense divorcer de son mari indien car elle s’ennuie. Elle caresse les cheveux de celle qui meurt, espérant qu’elle n’ait pas peur de franchir le passage. Et elle espère ne pas suivre la même voie « Le cancer à cinquante ans c’est trop tôt, mais en passer quinze dans un mouroir, c’est juste une torture. Je n’arrête pas de fumer, j’ai une bonne descente, je ne mange pas bio, ne fais pas beaucoup de sport et j’habite à Paris. Je tiens à garder toutes mes chances de ne pas croupir des années dans un fauteuil ». (p. 116)
IF-1111-3807
Chronique familiale
Critique de CC.RIDER (, Inscrit le 31 octobre 2005, 66 ans) - 6 novembre 2011
Ce tout petit livre de 119 pages est un premier roman écrit dans un style simple, très proche du langage parlé. Il aurait tout du journal intime s'il n'avait été présenté sous forme d'un dialogue imaginaire entre deux femmes qui parlent l'une après l'autre et toujours à la première personne du singulier. En dehors de cette petite particularité narrative, rien de bien original. Juste une méditation devant une mourante qui fait penser à « Syngué Sabour » en moins exotique. Un siècle de la vie d'une famille traité aussi rapidement, cela tient de l'exploit dans la concision. Le lecteur appréciera qu'on lui ai épargné les habituel pavés littéraires qu'un tel sujet aurait pu permettre. Mais ce sera bien le seul mérite de ce bouquin vite lu vite oublié.
Souvenirs
Critique de Kikounette (Nîmes, Inscrite le 15 mai 2003, 52 ans) - 19 octobre 2011
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