Terre des hommes de Antoine de Saint-Exupéry

Terre des hommes de Antoine de Saint-Exupéry

Catégorie(s) : Littérature => Francophone , Littérature => Voyages et aventures

Critiqué par DomPerro, le 10 juillet 2006 (Inscrit le 4 juillet 2006, - ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 13 avis)
Cote pondérée : 8 étoiles (341ème position).
Visites : 10 676  (depuis Novembre 2007)

Un hymne touchant à la survie !

La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu’elle nous résiste.

C’est à partir de ce constat que s’ouvre Terre des hommes, d’Antoine de Saint-Exupéry. C’est autour de ce thème de dépassement de soi que se déploie Terre des hommes. Lui-même aviateur, Saint-Exupéry raconte les aventures des pilotes qui assurent le transport aérien entre Toulouse et Dakar, ou d’autres liaisons, au sein de la compagnie d’aviation Latécoère à une époque, en 1926, où les appareils n’offrent pas la sécurité des technologies de communication d’aujourd’hui.

Fait biographique à relever, car il constitue le cœur de ce roman inspirant : Le 29 décembre 1935, un raid est organisé entre Paris et Saïgon dans le but de relier les deux capitales à l’intérieur de cinq jours et quatre heures. Saint-Exupéry et Prévot, son mécanicien, s'envolent pour cette aventure, mais leur avion percute le haut d’un plateau du désert de Lybie et s’écrase le 30 décembre, à 2h45 du matin. Après avoir marché trois jours dans le désert, Saint-Exupéry et son mécano seront recueillis par une caravane. Terre des hommes sera publié en 1936. Plus tard, le 31 juillet 1944 l’auteur trouvera la mort (porté disparu en vol de reconnaissance).

Du haut de son avion, Antoine de Saint-Exupéry jette un regard lucide sur la relation qui rattache l’être humain à la nature, comme un cordon ombilical, au ventre de la terre. Le style d’écriture très sobre de l’auteur du Petit Prince reflète une simplicité que le lecteur oubliera vite tellement le roman dévoile de grandes et évidentes vérités sur les profondeurs de la nature humaine devant l’adversité.

À lire lentement, dehors, sous le soleil, avec bonheur...

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Immense

10 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 38 ans) - 18 juin 2021

Plus jeune (genre, j'avais 14 ans), ce livre, que je pensais à la base être un roman (mais c'est en fait un recueil de textes biographiques), m'avais ennuyé, je n'avais pas pu aller jusqu'au bout, et pourtant, non seulement je lisais déjà des masses à l'époque, mais le livre ne fait que 250 pages (dans mon édition LdP), et de mémoire, j'avais déjà lu des romans aussi épais que "Les Trois Mousquetaires" et "Vingt Ans Après" à l'époque.
En relisant ce livre bien des années plus tard, je me suis traité de petit c*n pour ne pas l'avoir fini à l'époque, et j'ai vraiment apprécié la lecture.
Depuis, "Le Petit Prince" mis à part, c'est mon Saint-Exupéry préféré, sans doute son meilleur aussi. Rien que le long chapitre sur l'accident dans le désert et l'errance assoiffée force le respect. Un hymne à la (sur)vie, à l'humanité, à l'amitié, à l'innocence, à la nature aussi, un peu...
Un grand, très grand, très très GRAND livre.

La vérité en face...

5 étoiles

Critique de Vince92 (Zürich, Inscrit le 20 octobre 2008, 43 ans) - 17 octobre 2019

...ou comment vivre sa vie… Trop nombreux sont les hommes qui n’appréhendent pas entièrement leur existence, qui passent à côté de la vie tout simplement. Au travers de ce récit, Antoine de Saint-Exupéry semble esquisser ce que devrait être une bonne vie. Cette bonne vie s’inscrit d’abord en opposition avec celle, terne et sans relief, des petits employés de bureau qui suivent de façon implacable leur routines quotidiennes. La vraie vie semble-t-il c’est l’aventure, celle de ces pionniers de l’aéropostale qui prennent tous les risques pour livrer le courrier à travers les Andes ou en traversant ces déserts synonyme d’une mort quasi certaine en cas de panne ou d’accident. Vivre pleinement, ressentir toutes les aspérités de l’existence en remettant en jeu sa peau tous les jours. Appréhender l’infini des espaces et ressentir sa propre finitude… voilà les secrets de la vie et la leçon que je tire de ce livre.
Terre des hommes est sans doute un livre exaltant pour qui cherche un sens à sa vie pour autant est qu’il est au commencement de celle-ci. Il me semble cependant que la thèse de l’auteur est un peu simpliste et ne correspond qu’à une réalité somme toute tronquée : l’aventure peut être ailleurs… fonder une famille par exemple ; le courage peut prendre d’autres aspects que celui d’un vol vers l’inconnu. Ce ton condescendant m’a dérangé et me fait penser que l’auteur, adoptant un ton un peu trop sûr de lui, n’a pas saisi le monde dans sa complexité née des différences entre les hommes.

Si l’on ignore les deux-trois longs tunnels pseudo philosophiques de l’auteur (l’avion comme outil etc…) qui polluent le récit et confortent l’image (parfois exagérée) d’un auteur de second rang tant sa prose peut ronronner, Saint-Exupéry parvient par des récits comme l’aventure de son ami Guillaumet et son propre naufrage dans le désert, à raviver l’intérêt du lecteur et lui permettre de ressentir ce qu’il peine à expliquer dans ses longs développements. La relation de ces deux événements sauve un ouvrage que je n’ai que modérément apprécié.

Aventures, humanisme, art de vivre.

10 étoiles

Critique de Saint Jean-Baptiste (Ottignies, Inscrit le 23 juillet 2003, 85 ans) - 4 octobre 2019

Quand nous étions jeunes, dans les années cinquante, l’auteur recommandé dans les collèges était Saint-Exupéry et le livre de référence des collégiens était Terre des Hommes, alors que dans les athénées l’auteur recommandé était Camus et le livre de référence était La Peste.
Après avoir relu La Peste je viens de terminer la relecture de Terre des Hommes et je suis époustouflé, une fois de plus, par cette relecture, alors que La Peste m’avait laissé sur un goût de trop peu.

Dans Terre des Hommes Saint-Ex nous raconte ses expéditions et celles de ses camarades au sein d’une société d’aéropostale à une époque où piloter un avion était une aventure. Il nous raconte ses survols des déserts et des montagnes, ses escales et ses rencontres avec des gens extraordinaires ; il nous raconte aussi les catastrophes d’avions qui souvent faisaient des victimes et parfois donnaient lieu à des sauvetages qui tenaient du miracle.

Son art de raconter est un modèle du genre. Si son propos est grave, son écriture est simple et harmonieuse, souvent poétique, avec toujours cette touche de cordialité qui devait être le naturel de l’auteur. Ses récits sont toujours passionnants et quand il parle de quelqu’un, il va à l’essentiel, avec des dialogues réduits mais qui suffisent à « croquer » le personnage. Son Terre des Hommes est un vrai plaisir de lecture, c’est de la grande littérature.

Mais ses récits ne sont pas seulement des récits d’aventures. Ils sont toujours prétexte à développer une philosophie qui est la sienne : le culte de l’action, le goût du surpassement de soi, l’exigence du devoir d’état, et le respect absolu de la parole donnée. C’est ce qui, selon lui, donne un sens à la vie.
Ses méditations atteignent par moment une vraie mystique. Saint-Ex y développe une morale de vie. Une morale qui n’est pas vraiment religieuse mais qui met en avant le devoir de vivre pleinement sa vie, avec le souci des autres, et toujours à la recherche de cet esprit qui pousse l’homme à devenir ce qu’il est : « seul l’esprit, s’il souffle sur la glaise, peut créer l’homme ».

C’est aussi, je pense, dans Terre des Hommes que Saint-Exupéry a le mieux exprimé son humanisme. Son avion lui faisait découvrir un monde hors des sentiers battus ; c’était surtout le moyen pour lui d’aller à la découverte des autres, à la découverte des hommes de la terre. Il aimait l’humanité. Il respectait les coutumes des autres jusqu’à se refuser de juger les Maures du désert qui accueillent les visiteurs à coups de fusil... Un bémol, cependant : les routiniers, ces gens qui remplissent quotidiennement les trains de banlieue pour se rendre à leur travail, suscitaient sa compassion. Une réelle compassion, certes, mais une compassion teintée d’incompréhension et même de mépris.

Je suis sûr qu’en exaltant son goût de l’action, Saint-Ex a inspiré des vocations d’aventuriers, de pionniers, d’explorateurs et parfois même, aussi, des vocations de guerriers. Parce que, pour lui, la guerre est une aventure qui peut donner un sens à la vie. Dans un épisode il raconte comment un jeune Espagnol sans avenir est devenu un héros en se portant tout à coup volontaire pour défendre son pays contre la dictature. On pense alors à ces jeunes déboussolés des banlieues qui, soudain, se trouvent un idéal en s’engageant dans une guerre qu’on leur a présentée comme juste. On se demande si Saint-Ex les aurait décorés pour leur héroïsme…

C’est que Saint-Ex méprisait le courage pour lui-même ; il le considérait, non comme une vertu, mais comme le moyen d’atteindre un idéal. Je pense aujourd’hui que l’idéal de vie proposé par Saint-Ex n’allait pas assez loin. Il lui a manqué, me semble-t-il, cette part de spiritualité qui aurait pu le porter au stade ultime du sens à donner à sa vie, si on considère que la vie ici-bas n’est qu’un passage.

Cependant cette relecture de Terre des Hommes m’a comme « dopé » encore une fois ; j’aime beaucoup cette idée que l’homme se réalise dans l’action, dans le respect de la parole donnée et dans l’accomplissement sans faille d’un devoir accepté librement. J’aime aussi, qu’au delà des notions d’humanisme et de devoir, Terre des Hommes propose un art de vivre, qui est fait de simplicité, de partage, de camaraderie et d’un dédain pour les richesses de ce bas monde. Et je m’incline toujours avec autant de respect et d’admiration devant ce sublime écrivain du XXème siècle, qui fut, et restera toujours pour moi, un artiste hors classe, en même temps qu’un merveilleux maître à penser.

A lire

8 étoiles

Critique de Tetef (Tarare, Inscrit le 24 février 2013, 48 ans) - 3 août 2015

A lire, un point c'est tout.

L’anti Petit Prince

10 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 65 ans) - 30 décembre 2011

Antoine de Saint Exupéry a dû rejouer plusieurs fois le crash de son avion le 30 Décembre 1935 dans le désert libyen lors d’un raid Paris – Saïgon. Il errera trois jours avec son mécanicien avant d’être sauvé par des nomades.
« Le petit Prince » est un avatar poétisé de cette aventure. « Terre des hommes » en est un autre, renard et allumeur d’étoiles en moins. Antoine de Saint Exupéry colle ici davantage à la réalité et s’appuie sur ce qu’il a connu pour nous livrer sa vision plus globale de l’homme, de la Terre, des hommes et des considérations philosophico-poétiques. Jamais ennuyeux, ni pédant, toujours pertinent et plaçant l’homme au cœur de son projet.

« Ah !
Je crois bien n’avoir rien dit d’autre. Je crois bien n’avoir rien ressenti d’autre qu’un formidable craquement qui ébranla notre monde sur ses bases.
Je crois bien ne rien avoir attendu d’autre, pour le centième de seconde qui suivait, que la grande étoile pourpre de l’explosion où nous allions tous les deux nous confondre. Ni Prévot ni moi n’avons ressenti la moindre émotion. Je n’observais en moi qu’une attente démesurée, l’attente de cette étoile resplendissante où nous devions, dans la seconde même, nous évanouir. Mais il n’y eut point d’étoile pourpre. Il y eut une sorte de tremblement de terre qui ravagea notre cabine, arrachant les fenêtres, expédiant des tôles à cent mètres, remplissant jusqu’à nos entrailles de son grondement. L’avion vibrait comme un couteau planté de loin dans le bois dur. Et nous étions brassés par cette colère. Une seconde, deux secondes … L’avion tremblait toujours et j’attendais avec une impatience monstrueuse, que ses provisions d’énergie le fissent éclater comme une grenade. »

Il n’est pas question que de crash, que de quelques jours d’errance des deux hommes dans le désert livrés à la chaleur, la soif et la peur. Il est question de survie, de vie, de l’attitude de l’homme en une telle circonstance, du rapport de l’homme avec la Terre, la Terre au sens de Nature.
Il est question aussi de situations de guerre et de l’attitude de l’homme dans un tel maelström (et Dieu sait que la première moitié du XXème siècle fût prodigue en la matière …).
Et la conclusion, magnifique, intemporelle ou pire, dramatiquement actuelle, à propos d’un voyage dans un train qui ramène des ouvriers polonais en Pologne dans les tristes conditions d’une troisième classe :

« J’ai traversé vers une heure du matin le train dans toute sa longueur. Les sleepings étaient vides. Les voitures de première étaient vides.
Mais les voitures de troisième abritaient des centaines d’ouvriers polonais congédiés de France et qui regagnaient leur Pologne.
…/…
Ce qui me tourmente, ce n’est point cette misère, dans laquelle, après tout, on s’installe aussi bien que dans la paresse. Des générations d’Orientaux vivent dans la crasse et s’y plaisent. Ce qui me tourmente, les soupes populaires ne le guérissent point. Ce qui me tourmente, ce ne sont ni ces creux, ni ces bosses, ni cette laideur. C’est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné.
Seul l’Esprit, s’il souffle sur la glaise, peut créer l’Homme. »

« Du vent, du sable, des étoiles. »

7 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 17 novembre 2011

« La terre nous en apprend plus sur nous que tous les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle. »

Un récit autobiographique de l’époque où Saint-Exupéry travaillait comme pilote pour l’Aéropostale (le service postal par avion), il nous raconte son expérience et ses réflexions sur plusieurs grands thèmes tel que le sens de la vie, l’amitié, le voyage, l’héroïsme...

Il a une vision très romantique de son métier. On ressent vraiment la passion de ces hommes. C’est un livre tout en poésie, de philosophies subtiles, mais ça n’a cependant pas été le même coup de foudre qu’avec Le petit prince. Je l’ai senti trop centré sur lui-même, son monde et qu’il a un certain mépris pour ceux qui correspondent pas à son idéal, une tristesse pour ceux qui ne réalisent pas leur potentiel (ce que je comprends), je ne sais pas, j’ai l’impression qu’on accepte moins la différence. Ça va dans le même sens que Le petit prince pour la critique du monde actuel, mais j’ai moins accroché. Reste que c’est un récit très riche en vécu, beau et je recommande.

« Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. »

l'homme remis à sa juste place...

10 étoiles

Critique de Arold kiery (, Inscrit le 30 octobre 2011, 38 ans) - 31 octobre 2011

Un magnifique récit quasi introspectif sur la place même de l'homme sur cette terre... de la poésie pure au sens émotionnel du terme.
Un de ces livres qu'il serait dommage de ne jamais lire...

Bel hymne à la persevérance des hommes

7 étoiles

Critique de John (, Inscrit le 2 novembre 2010, 31 ans) - 17 décembre 2010

Par au moins deux fois , St-Exupéry nous raconte le combat des hommes contre la nature qui peut se révéler si difficile à vaincre .
St-Exupéry nous apporte sa version sur la vérité des hommes , qui se cherchent des buts qu'il faut pouvoir comprendre .
Moins sur le vol en soi que Vol de nuit , St-Exupéry nous raconte la terre vue du ciel et dans le combat des hommes

un pilier de la littérature

10 étoiles

Critique de Yeaker (Blace (69), Inscrit le 10 mars 2010, 48 ans) - 6 juillet 2010

Il y a des livres indémodables et celui ci en fait partie tout comme le Petit Prince. Il nous rappelle comme notre vie est modeste et qu'il faut savoir lui donner un sens. Dans un paysage à la fois magnifique et terrifiant St Ex nous rappelle qu'il fait partie à la fois des hommes exceptionnels qui ont fait l'Histoire et les Lettres et des hommes tout court. Si j’étais président, je crois bien que dans toutes les classes…

Unique

10 étoiles

Critique de Calepin (Québec, Inscrit le 11 décembre 2006, 40 ans) - 25 octobre 2009

Comment décrire mon appréciation d'un si grand roman sans n'apporter que futilités insipides en décolorant les mots d'une voix si vraie, si universelle ?

« Tout au long de ce livre j'ai cité quelques-uns de ceux qui ont obéi, semble-t-il, à une vocation souveraine, qui ont choisi le désert ou la ligne, comme d'autres eussent choisi le monastère ; mais j'ai trahi mon but si j'ai paru vous engager à admirer d'abord les hommes. Ce qui est admirable d'abord, c'est le terrain qui les a fondés. » Pages 159 à 160

Terres des hommes, c'est cela. C'est sa relation intérieure entre son humanité et la terre qui le rend ainsi. Qui se dévoile sous ses yeux de poète pour donner un sens aux humain qui habitent cette même parcelle de terre. Saint-Exupéry a cette façon bien à lui de s'extraire de la réalité cosmopolite que l'homme a bien voulu se donner pour retrouver, de par l'observation aérienne, de par le contact d'autres gens de pays lointains, un monde simple et beau pour se rapprocher de nous-mêmes, à l'intérieur. Je peine à trouver les mots. Je peine à illustrer sa quête de vérité universelle, son parcours quasi-spirituel d'aventurier aérien. Je peine à écrire la vérité qu'il m'a si bien montré.

À ce jour, si je n'avais qu'à lire un roman, un seul, pour apprendre le monde, je lirais Terre des hommes.

tout simplement

10 étoiles

Critique de La méchante martine (, Inscrit le 25 juin 2009, 38 ans) - 25 juin 2009

mon livre préféré parmi tous; A.D St EXUPERY nous livre une poésie aussi légère qu'un oiseau dans le ciel.

Les hommes et la terre

9 étoiles

Critique de Naturev (DOLE, Inscrit le 29 mai 2008, 55 ans) - 12 septembre 2008

Un de ces livres dont on a tous ou presque entendu le titre, de même que le nom de son auteur, mais qu’on ne lit plus forcément. Pourtant, c’est un petit trésor. L’auteur nous livre ses expériences et ses réflexions avec une indéniable poésie et une grande sensibilité, mais une sensibilité qui n’a rien d’émotif ou de sentimentale. Une sensibilité qui est de l’estime pour l’homme sur les géographies terrestres, le tout dans une vision véritablement humaniste.

Ce n’est pas un livre d’aviateur sur l’aviation. L’avion, c’est un outil pour St-Exupéry. Un outil qui lui permet d’atteindre des buts profondément humains. Il ne confond pas la fin et les moyens. Nulle idolâtrie, seuls les hommes et la « terre des hommes » sont ici abordés.

C’est un livre d’une beauté calme, à l’écrit qui semble recherché mais qui est sans atour. D’un auteur qui « n’aime pas qu’on abîme l’homme », qui sait toucher la beauté des choses et des hommes sans sensiblerie. Mais avec une fermeté de raison qui lui fait respecter l’homme responsable même dans les pires situations plutôt que le romantique auto-centré. A lire autant pour la forme que pour le fond, les deux s’harmonisant dans son auteur.

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