C'est pas un soir d'orage que je suis arrivée. Au loin je distinguais les lumières, faibles lueurs se perdant au creux des vagues. Ailleurs, noir absolu. Où était donc le paysage paradisiaque dans lequel je voulais me plonger, pour oublier mon passé, Paris, ma vie, la tienne, ta mort. J'avais beau scruter l'horizon, l'obscurité s'était emparée de tout. Des larmes au creux de moi, j'ai entassé mes bagages sur un chariot solitaire qui me guettait du coin de l'oeil. Subrepticement, j'ai essuyé les perles de pluie épousant les courbes de mes joues. Trop fière pour avouer que je me sentais seule. Trop seule pour perdre ne serait-ce qu'une once de cette stupide fierté. La voiture de location m'attendait, service froid et impeccable, voici vos clés, au revoir Mademoiselle et bienvenue chez nous. Parking désert, ciel couvert, pluie chaude et furieuse... soupirs et rivière de larmes. Une Clio m'a souri, elle ne voyait que moi. Carte dépliée, indications griffonnées, route sinueuse, aéroport disparu, caché par de vilaines palissades de bambous... la route était longue jusqu'à mon premier chez moi Pacifique. Je l'avais choisi service compris, le luxe des premiers jours, le besoin de me réconcilier avec celui qui venait de t'enlever à moi, l'envie de me perdre quelque part à tout jamais. La nuit m'a accueillie, accompagnée d'une hôtesse serviable que j'ai à peine remarquée. Coup d'oeil rapide, les valises ont épousé le sol, un lit m'a tendu les bras, j'ai conversé avec le plafond. Quelques heures se sont écoulées, l'aube est venue frapper à ma porte. Sans un bruit, j'ai quitté le coton pour me diriger d'un pas mécanique vers une porte qui devait me mener... au paradis! L'océan turquoise a caressé mes pieds, mes mains l'ont remercié. Mes yeux verts ont croisé de plein fouet le rouge des flamboyants, le ciel azur et le feuillage acidulé des citronniers voisins de cet écrin qui allait me protéger du monde. L'herbe mouillée par l'orage nocturne m'a souhaité un beau jour, je m'y suis installée, le visage posé sur les genoux et j'ai regardé. Longtemps. Le soleil se lever, irisant les flots bleus de ses reflets dorés. Puis j'ai pleuré. Et me suis sentie chez moi. Merci à toi Nouméa...
Joli et triste Blue. Une mélancolie qui s'accorde avec la pluie...
(lire "c'est par un soir" et non "c'est pas", pfff)
Bon, z'ont bien travaillé, je peux m'en aller...
:0)
Gros bisous !
:0)
Gros bisous !
C’était l’été lumière, c’était soleil, c’était courir pieds nus, c’était rouler dans l’herbe, imaginer des plages, des oiseaux venus d’ îles que je ne connais pas qui ont pour noms Marquises, Zanzibar Nouméa. Tu disais « Imagine » et je voyais tout ça, et j’entendais le vent siffler dans les bambous.
Nous jouions à pêcher des crabes de mangrove en nous éclaboussant nous riions aux éclats.
Et nous n’avons pas vu au loin venir l’orage, et subrepticement, le ciel s'est couvert, s'est mêlé d’indigo. Et puis la pluie a plu toute son eau sur nous et j’ai tout oublié, jusqu’à nos deux prénoms, pour là m’évaporer, me perdre dans tes bras.
Nous jouions à pêcher des crabes de mangrove en nous éclaboussant nous riions aux éclats.
Et nous n’avons pas vu au loin venir l’orage, et subrepticement, le ciel s'est couvert, s'est mêlé d’indigo. Et puis la pluie a plu toute son eau sur nous et j’ai tout oublié, jusqu’à nos deux prénoms, pour là m’évaporer, me perdre dans tes bras.
Ce que j'aime dans ton texte Sahkti, c'est qu'il y a une certaine poésie dedans. Des sons répétés (le "é" notamment), qui donnent une certaine langueur au texte, ce qui s'accorde avec l'humeur de ton personnage.
Bon, z'ont bien travaillé, je peux m'en aller...
:0)
Gros bisous !
Vaut mieux, lâcheuse!
Blue, que ton texte est beau! J'en ai des frissons...
Bon, z'ont bien travaillé, je peux m'en aller...File, future baffée!! :))
Lileene, c'est doux comme un ruisseau de forêt, et ça sent bon les contes d'enfance. Joli. :)
Yacinthe et Xavier se tiennent pas la main. Tous deux sourient largement à la petite foule qui les observe sur le parvis de la petite église de la petite localité de Goyave. Les cloches tintent joyeusement. La cérémonie vient de se terminer et le couple, uni devant Dieu, rit à la vie, au soleil, aux ibis rouges qui traversent le ciel, en formation, tout là haut.
Les amis, la famille, applaudissent en criant des compliments. Les appareils-photo crépitent. Les pétales d’hibiscus parsèment de rouge la robe immaculée de la mariée et le chemin de graviers qu’elle foule maintenant d’un pied décidé.
Xavier est aux anges. Depuis qu’il a connu Yacinthe sur le Caillou, là bas, à Nouméa, depuis qu’il a deviné en la jolie Guadeloupéenne la femme qu’il avait rêvé d’avoir à ses côtés toute sa vie, il n’a plus pensé qu’à la séduire. Sans se perdre en efforts inutiles, il n’a pas eu besoin de déployer des trésors d’ingéniosité car le cœur de Yacinthe lui avait très vite soufflé qu’elle avait là l’homme qu’elle attendait.
La jolie créole et le beau chabin s’embrassent en fermant les yeux sous les sifflets amicaux de l’assistance..
Un grondement. Le ciel, en quelques secondes, s’obscurcit à l’extrême. De grosses gouttes tièdes s’écrasent sur les capelines fleuries. Une rumeur enfle, des ombrelles s’ouvrent, quelques personnes commencent à courir vers un abri. Le clocher tintinnabule de plus belle.
Xavier et Yacinthe se regardent, rient, s’embrassent encore, se mettent à courir eux aussi.
La saison des pluies parvient toujours à surprendre les plus aguerris. Ici, le ciel le plus bleu peut se transformer en trois minutes en une réserve d’eau tiède inépuisable ! Un rideau de pluie intense ne permet plus de voir à cinq mètres ! Peut-on être à ce point inconséquent : oublier les parapluies !
Les deux amoureux se réfugient in extremis sous un toit de bambous serrés, mais ils sont mouillés comme une soupe de lambis. Ils se regardent, rient encore, s’enlacent, s’essorent, se serrent, se resserrent. C’est le bonheur total.
Ce n’est pas subrepticement que le climat de Guadeloupe aura confirmé le dicton « mariage pluvieux, etc... ».
Les amis, la famille, applaudissent en criant des compliments. Les appareils-photo crépitent. Les pétales d’hibiscus parsèment de rouge la robe immaculée de la mariée et le chemin de graviers qu’elle foule maintenant d’un pied décidé.
Xavier est aux anges. Depuis qu’il a connu Yacinthe sur le Caillou, là bas, à Nouméa, depuis qu’il a deviné en la jolie Guadeloupéenne la femme qu’il avait rêvé d’avoir à ses côtés toute sa vie, il n’a plus pensé qu’à la séduire. Sans se perdre en efforts inutiles, il n’a pas eu besoin de déployer des trésors d’ingéniosité car le cœur de Yacinthe lui avait très vite soufflé qu’elle avait là l’homme qu’elle attendait.
La jolie créole et le beau chabin s’embrassent en fermant les yeux sous les sifflets amicaux de l’assistance..
Un grondement. Le ciel, en quelques secondes, s’obscurcit à l’extrême. De grosses gouttes tièdes s’écrasent sur les capelines fleuries. Une rumeur enfle, des ombrelles s’ouvrent, quelques personnes commencent à courir vers un abri. Le clocher tintinnabule de plus belle.
Xavier et Yacinthe se regardent, rient, s’embrassent encore, se mettent à courir eux aussi.
La saison des pluies parvient toujours à surprendre les plus aguerris. Ici, le ciel le plus bleu peut se transformer en trois minutes en une réserve d’eau tiède inépuisable ! Un rideau de pluie intense ne permet plus de voir à cinq mètres ! Peut-on être à ce point inconséquent : oublier les parapluies !
Les deux amoureux se réfugient in extremis sous un toit de bambous serrés, mais ils sont mouillés comme une soupe de lambis. Ils se regardent, rient encore, s’enlacent, s’essorent, se serrent, se resserrent. C’est le bonheur total.
Ce n’est pas subrepticement que le climat de Guadeloupe aura confirmé le dicton « mariage pluvieux, etc... ».
Sahkti, ton texte est extrêmement visuel, touchant, avec la force de sentiments non fabriqués. Un mot d'amour pour Nouméa, un très beau mot d'amour.
Elle est belle ton histoire Lileene, sensible et touchante. J'ai ressenti l'émoi de Camille, ses tremblements, sa fébrilité, tu as réussi à faire passer tout cela.
Nouméa, le Caillou, c'est vrai que c'est ça, aussi, l'esprit des ancêtres insufflés à la terre...
Nouméa, le Caillou, c'est vrai que c'est ça, aussi, l'esprit des ancêtres insufflés à la terre...
Kilis, c'est chaud, ce texte-flas back. J'entend les rires et je sens leur soleil. C'est rapide, c'est clair et c'est très poétique dans l'évocation.
Killis, j'ai bien aimé l'idée des rêves de voyages avec la personne aimée, c'est touchant.
Kilis, pas de doute, douée pour jouer avec les mots et raconter une belle histoire, l'art de contourner et les tordre pour en faire ce que tu veux. Court et percutant, sensuel et doux à la fois.
faut pas me prendre pour une blonde ;o)pchuuuttt, tu vas te faire deux ennemies... des blondes belges... les pires :)))
Ben, non, elles sont délicieuses les blondes belges, servies bien fraîches avec juste ce qu'il faut de mousse et pas tièdes et plates, comme dans les pays anglo-saxons...
Bon, ça m'a l'air bien sympa votre exo. J'essaierais bien de bricoler quelque chose plus tard, après le boulot (:-(.)
Un mot d'amour pour Nouméa, un très beau mot d'amour.Me suis promis d'initier le marsu, un jour, plus tard... mais pas trop tard.
Blue j'aime ta nouvelle tonalité, vraiment très beau.
Zou et Loup qui sont en train de rédiger et Fée qui nous rejoint aussi, bien bien!!
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