Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard

Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard
(Count the ways)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Monocle, le 15 février 2022 (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 63 ans)
La note : 10 étoiles
Visites : 1 080 

Une perle

Quelle extraordinaire tranche de vie nous est présentée avec toute la sensibilité de Joyce Maynard !
Eleanor est une jeune femme un peu introvertie, elle dessine son monde et trouve preneur auprès d'un éditeur d'(une série d'épisodes de dessins pour enfants), de quoi vivre confortablement.
Elle va dénicher une jolie fermette, loin de tout, bordée par une rivière. Le conte de fée va commencer.
Vient alors le prince charmant, un grand rouquin qui se nomme CAM, dégingandé, un peu artiste et grand rêveur. C'est l'amour fou.
La famille s'agrandit, une petite fille suivie d'une autre et quelques mois plus tard une petit homme qui fait le bonheur de la maison.
C'est Eleanor qui gagne de quoi vivre, Cam se contente de rêver et de jouer avec les enfants, et de fabriquer occasionnellement des objets en bois qu'il arrive à vendre épisodiquement. Ses préoccupations sont très éloignées des problèmes de factures, d'impôt... il vit l'instant.

Puis vient le dernier jour. Il y a toujours un dernier jour au bonheur : il se produit à l'ombre de ce grand frêne centenaire qui sourit de son ombrage et couvre impassible la tragédie qui se déroule dans le jardin,
Le couple a pris une claque dont il ne se remettra pas !

L'auteure a choisi le principe des courts chapitres pour une description pointue des sentiments de ces acteurs dont on s'attache très vite. Eleanor et Cam ont pris l'engagement de ne jamais dire du mal de l'autre, C'est elle qui quitte la maison familiale car ses souvenirs l'étouffent, mais c'est lui qui porte la responsabilité de l'explosion de leur relation en ayant une maîtresse. Ce détail sera toujours inconnu des enfants. Pour eux, c'est maman qui a déserté la famille.
La descente aux enfers d'Eleanore va commencer.

Que penser : Une merveille, tout simplement. Cette analyse pointue des relations, ces claques qu'une vie réserve et dont nul n'échappe et une règle d'or : L'ABSENT A TOUJOURS TORT.
Un moment de lecture intense, quelques larmes au coin des yeux.
Au final il est bon de retenir que l'imprévisible réserve souvent ses surprises sans emballage cadeau. C'est ainsi que "Old Ashworthy", le vieil arbre centenaire avait choisi son jour pour attirer la foudre de toutes les colères contenues.

Ça y est Eleanor, tu pourras dormir la nuit, tu pourras faire glisser les photos de tes petits enfants sur ton téléphone, tu auras réussi un long et pénible combat !

Une perle et je ne peux que remercier celles qui m'ont conseillé ce chef d'oeuvre

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