Après de Stephen King

Après de Stephen King
(Later)

Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique , Littérature => Anglophone

Critiqué par Bookivore, le 6 novembre 2021 (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 39 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (25 182ème position).
Visites : 1 066 

Un petit chef d'oeuvre

King est de retour, moins d'un an après sa dernière livraison (vous vous rappelez, c'était le recueil de novellas "Si Ca Saigne", qui était remarquable), et cette fois-ci, avec un roman, "Après".
Un roman plus long que ma critique, mais tout de même, il faut le signaler, très court, son plus court depuis "Joyland", plus court encore que ce dernier, je crois que c'est son plus court depuis "La Clé des vents" (volume supplémentaire, bonus, de son cycle de "La Tour Sombre").
330 pages, douche comprise. Quand on a l'habitude d'avoir entre ses mains et sur ses étagères des volumes assez épais (même si, parfois, la minceur du papier utilisé pour l'impression, tellement fin que les caractères imprimés en gras et grosses lettres sont "touchables" au verso de feuille, peut tromper son monde), on peut se demander si le Kingounet n'a pas voulu arnaquer un peu son lectorat sur ce coup, ou s'il est en perte d'inspiration.
Bah non. "Après" est un roman court, parce que son intrigue ne nécessite pas forcément d'être étendue sur une longue distance, un peu comme "La Petite Fille qui aimait Tom Gordon".
L'histoire est simple : Jamie Conklin, 6 ans au début de l'intrigue, ado à la fin, et âgé de 22 ans dans le prologue dans lequel il nous raconte sa vie, est un garçon avec un don assez particulier, don qu'il n'appellerait pas ainsi, personnellement : il voit les morts. Pas vraiment comme dans le film "Sixième Sens" (film cité dans le prologue, l'air de dire "ouais, je sais que vous pensez à ce film en lisant le résumé, lors autant crever l'abcès illico"), dans lequel le gamin voit les morts tout le temps. Jamie, lui, voit les morts "frais", qui viennent de mourir, et qui finissent, tôt ou tard, par s'estomper. Il leur parle, eux lui répondent (et on apprend qu'un mort, quand on lui pose une question, ne peut pas mentir). La manière dont ce "don" est annoncé au lecteur, dans le roman, est excellente, je n'en dis pas plus, même si chaque personne qui lira le roman, s'il a lu le résumé au verso, sait que Jamie possède un tel "don".
Un jour, Jamie reçoit la visite d'une flicarde qui l'embarque avec lui afin qu'il l'aide à déjouer les plans machiavéliques d'un terroriste qui vient tout juste de se suicider après avoir été démasqué. Dans sa lettre d'adieu, il indique qu'une grosse bombe va bientôt péter dans New York. Liz, la policière, amie de la mère de Jamie et au courant de ce "don", veut demander à Jamie d'interroger le défunt (son fantôme, son "reliquat", appelez-ça comme tu veux) pour lui ordonner de lui dire où se trouve la bombe. Le début d'un cauchemar pour le gamin...
Les fans de King trouveront avec joie une allusion à "Ca", je n'en dis pas plus, et aussi au cycle de "La Tour Sombre" (le nombre 19 apparaît parfois, de manière masquée, genre additionnez les séries de chiffres qui, parfois, interviennent dans le livre et ça fait 19, nombre important dans la saga). Un excellent moment de lecture que cet "Après", à la fois émouvant, sombre, léger (raconté par le gamin alors qu'il a une petite vingtaine d'années), doté de dialogues parfois savoureux.
On est pris dans l'intrigue, on ne parvient pas à lâcher le bouquin, d'autant plus que ça se lit très facilement (330 pages, et plus de 60 chapitres).
Un des King les plus accessibles (comme pas mal de ses romans les moins étendus), peut-être pas son plus grand roman, ni actuel, ni en général, mais il restera comme une très belle réussite. On peut même le ranger dans les King à conseiller à un néophyte pour lui faire découvrir cet auteur. Un petit chef d'oeuvre, pas très gore, qui ferait un bon film, et soyez sans crainte, nul doute que tôt ou tard, un film ou une série en sera tiré(e).

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Un bon petit roman du grand King

8 étoiles

Critique de Martell (, Inscrit le 27 février 2004, 58 ans) - 6 mai 2022

Après... la mort. Mystère.
Toutefois un jeune garçon, bien malgré lui, se découvre un don étrange, il voit le mort tel qu’il était à l’instant de son dernier souffle et même durant quelques heures tout au plus, le mort peut parler avec détachement et sans retenue. Moi j’ai eu l’effet que ses visions, car en avançant dans cette drôle d’histoire il en aura quelques-unes, avaient une attitude zombie mais sans aucun geste, seulement la capacité de répondre à des questions avant de s’évaporer pour toujours. Sauf exception maléfique.

Le don de Jamie sera exploité par une policière sans scrupule.

L’important reste la façon souvent originale du déroulement de cette histoire toute simple et où les personnages vivent comme toujours grâce à la justesse dans les détails, même les plus malsains.

Stephen King m’a donné de bien meilleurs moments de lecture dans ses premiers romans surtout, mais ça reste toujours extrêmement divertissant à lire.

Déception..

5 étoiles

Critique de Darius (Bruxelles, Inscrite le 16 mars 2001, - ans) - 2 avril 2022

Je n’avais jamais lu de Stephen King. Quelqu'un m’a assuré qu’il était un grand écrivain. Alors, pour combler cette erreur, je me suis précipitée à ma bibliothèque pour emprunter son dernier livre “Après”.

Je dois avouer que j’ai été très déçue, de son écriture, des conversations entre personnages, de sa psychologie qui ne tient pas la route.

La seule chose positive, c’est l’intrigue : un jeune garçon, Jamie, communique avec les morts et une fonctionnaire de police utilise ce don pour se refaire une virginité au sein de la police car elle est accusée d’un trafic de drogue.

Cette fonctionnaire de police, Liz, est justement la maitresse de la mère du môme. Très à la mode de nos jours de parler de lesbianisme et d’homosexualité. Par contre, qu’un enfant de 5 ans entende les ébats la nuit, il y a un pas que le bon sens nous empêcherait de franchir.

“Elles étaient dans la chambre, porte fermée - c’était là que se déroulaient la plupart des disputes – mais elles haussaient suffisamment le ton pour que j’entende tout depuis le salon. Au bout de quelques minutes, Liz a quitté la maison en claquant la porte et elle n’a pas réapparu pendant près d’une semaine. A son retour, elles se sont réconciliées. Dans la chambre à coucher, porte fermée. Là encore, j’ai tout entendu, car le rabibochage a fait pas mal de boucan. Eclats de rires, gémissements, et grincements de sommier…”

“les petits déjeuners que maman cuisinait deux ou trois fois par semaine ont pratiquement disparus. Le matin, en me levant, je les trouvais attablées dans leurs peignoirs assortis, penchées sur leur tasse de café, le teint blafard et les yeux rougis. Trois, voire quatre bouteilles de vin vides s’entassaient dans la poubelle, avec des mégots dedans. Ces jours-là j’avalais mon petit déjeuner avec la discrétion d’une souris. “

Et je ne vous parlerai pas de la drogue que cette fonctionnaire de police trafique : “Liz a sorti de sa poche un petit flacon rempli d'une poudre blanche jaunâtre, le modèle avec mini cuillère dorée fixée au bouchon. Elle l'a dévissé d'une seule main, puis a versé un peu de poudre sur le dessus de la main qui tenait le volant. Elle l'a aspiré par le nez avant de reboucher le flacon pour le ranger dans sa poche. Son adresse et sa rapidité dénotaient une longue habitude. Mon expression l’a fait sourire, une lueur s'est allumée dans ses yeux. “C'est la première fois que tu vois ça ? Jamie, tu as vraiment été surprotégé...”

Bon, voilà mon appréciation littéraire de Stephen King. Sans doute a-t-il beaucoup d’imagination et ses livres font des scénarios superbes pour des films à très grand succès.

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