Le hasard arrive toujours à l'improviste de Gaëtan Faucer

Le hasard arrive toujours à l'improviste de Gaëtan Faucer

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Débézed, le 20 novembre 2021 (Besançon, Inscrit le 10 février 2008, 74 ans)
La note : 8 étoiles
Visites : 222 

Aphorismes en rafales

Depuis de nombreuses années, je croise Gaëtan sur les réseaux sociaux et divers blogs littéraires sans jamais n’avoir lu la moindre ligne de sa cependant déjà abondante bibliographie. J’ai dû attendre que le perspicace et piquant Cactus m’offre enfin l’opportunité de lire ce joli recueil d’aphorismes pour apprécier on écriture. L’éditeur dit de lui qu’il « écrit des aphorismes comme d’autres tirent à la mitraillette ! Ca fuse, ça explose, ça éclate et surtout, comme il vise bien, ça fait mouche » à chaque fois. C’est muni de cet avis que j’ai ouvert le recueil, j’ai été immédiatement sous le feu de la mitraille « aphoristique » de l’auteur. Comme le stipule son éditeur, il tire en rafales courtes, quelques mots seulement, et, comme au cinéma, sans recharger, il envoie une nouvelle rafale et ainsi de suite jusqu’à ce que la page soit bien remplie.

Les jeux de mots les plus fins, les raccourcis fulgurants, les incongruités littéraires, les doubles sens désopilants, les calembours improbables, les traits d’esprits acérés, …, toutes les munitions littéraires lui sont bonnes pour garnir son chargeur et tirer des aphorismes à pleine page. Le premier donne déjà le ton : « L’essence de l’humour noir ne pollue pas ! » et voilà c’est parti pour une première rafale ! « Quand les mots dansent sur le papier, le rythme n’est jamais loin ».
D’autres suivent et l’humour n’est pas toujours noir : « Personne ne peut vous voler votre éclat de rire », non seulement c’est très rôle mais c’est aussi très bon ! Et pourquoi ne pas enchaîner et rire jusqu’à ne plus pouvoir : « Vu qu’il faut mourir, j’espère que ce sera de rire ». Pour Gaëtan, l’humour est un vrai carburant mais j’ai bien aimé aussi ses traits d’esprits comme celui-ci : « Verlaine rédigeait souvent des mots d’excuse pour ses absinthes répétées ».

Gaëtan aime les femmes et sait très bien les flatter : « Si la femme était mauvaise, le diable en aurait une »., mais il aime beaucoup moins les mangeurs d’herbe : « On ne peut plus rire de tout. / On ne peut plus manger de tout ». Le monde devient bien triste, heureusement que des auteurs comme Gaëtan savent distiller l’humour à pleines rafales sans lésiner sur les éclats.

A la fin de son recueil, Il a réservé un espace pour des thèmes bien précis :
Le milieu hospitalier : « Ma mère a 93 ans, et elle voudrait un rendez-vous avec un médecin du sport ».
Le monde animal : « Sans se parler les animaux se comprennent mieux que nous ».
Le monde du théâtre qui est aussi le sien : « L’artiste et son égérie sa muse ».

J’ai beaucoup ri, j’ai aussi dégusté nombre d‘aphorismes sans lésiner sur le plaisir de les lire, j’ai ainsi bien apprécié ce recueil et je l’ai d’autant plus apprécié que sa dédicace m’a beaucoup ému car elle s’adresse à mon complice de lecture qui est surtout mon ami depuis plus d’une décennie et plus deux cent mille pages lues, j’ai fait une évaluation approximative à partir de données fiables : « A Éric Allard, un merveilleux écrivain, mais aussi un formidable passeur, un partageur, un rassembleur dans le monde des lettres belges, … »

Et comme les amis de mes amis sont mes amis … Gaëtan devinera la suite !

Connectez vous pour ajouter ce livre dans une liste ou dans votre biblio.

Les éditions

»Enregistrez-vous pour ajouter une édition

Les livres liés

Pas de série ou de livres liés.   Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série

Forums: Le hasard arrive toujours à l'improviste

Il n'y a pas encore de discussion autour de "Le hasard arrive toujours à l'improviste".