Les enfants sont rois de Delphine de Vigan

Les enfants sont rois de Delphine de Vigan

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Veneziano, le 2 mai 2021 (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 46 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 9 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (811ème position).
Visites : 3 842 

Les enfants de la télé-réalité

Une jeune femme, Mélanie, rêvait de briller dans les émissions de télé-réalité. Elle fait une apparition dans l'un de ces pseudo-jeux, avant d'en être rapidement éjectée. Pour compenser ce manque de notoriété facile, elle monte des vidéos avec sa fille qui marchent fort, au point qu'elles deviennent des stars de Youtube; Et, un jour, sa fille Kimmy est enlevée. C'est là que Mélanie fait la connaissance de Clara, officière de police judiciaire qui va mener l'enquête pour la retrouver.
La procédure suit son cours ordinairement, les deux femmes se retrouvent, la policière rencontrant des années plus tard Kimmy qui veut en savoir plus et comprendre mieux ce qui s'est passé.

Ce roman montre les dérives possibles de la télé-réalité et de l'internet, les désastres psychologiques que peuvent créer des situations aussi artificielles prolongées dans le temps. A ce titre, il me semble utile. Cependant, j'ai rencontré des difficultés à devoir affronter autant de glauque, qui rend cette lecture passablement désagréable. Mais cela ne retire rien à son apport.

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Un sujet qui interpelle et bien traité

8 étoiles

Critique de Mimi62 (Plaisance-du-Touch (31), Inscrit le 20 décembre 2013, 71 ans) - 11 septembre 2023

Téléréalité et les réseaux sociaux sont la base essentielle de ce roman mais le thème principal me semble être la dérive commerciale que cela permet.
Un autre aspect m'apparaît être l'appétit immodéré de célébrité d'une mère qui instrumentalise ses enfants pour satisfaire son obsession, avec les conséquences pour ces derniers.

Le récit intelligemment structuré permet de suivre l'évolution de la névrose maternelle qui, tout en leur étant attaché, finit par ne voir en ses enfants que des objets pour atteindre ses propres fantasmes.
L'écriture fluide est un réel atout. Le lecteur est plus observateur qu'il n'est immergé au sein du récit. Cela est une excellente chose tant le côté glauque s'accentue.
De l'émergence de cette aspiration aux conséquences, rien n'est éludé.

Un sujet d'actualité, traitant tout à la fois les implications matérielles et économiques que certains comportements psychologiques.
Certains reprocheront certainement que cet aspect ne soit pas traité plus profondément, ce à quoi j'objecterai que nous avons à faire à un roman, pas à un essai sur ce sujet.
Le point faible que je pourrais trouver serait, peut-être, que n'est pas abordé le point de vue des consommateurs. Qu'est-ce qui les pousse à regarder ces vidéos mais on aborde là un autre sujet et cela aurait probablement un peu de lourdeur voire de confusion dans le récit.

Un roman plaisant à lire et traitant d'un problème actuel.

Le droit à l'image

9 étoiles

Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 65 ans) - 17 mars 2023

Mélanie Claux vient d’une famille classique ; la télé est un membre de la famille et la diffusion de la première série de télé réalité les passionne tous, le Loft Story où des anonymes deviennent en quelques semaines des stars, le rêve de tous les adolescents.
Clara Roussel vient d’un milieu bien différent ; ses parents étaient des enseignants très engagés politiquement ; pas de télé à la maison, il lui a fallu négocier âprement pour qu’un premier poste arrive, avec la condition de choisir sérieusement et soigneusement les programmes.

Quelques années plus tard, nous retrouvons Mélanie, mariée et mère de deux jeunes enfants. Malgré une vie aisée, elle s’ennuie dans son rôle de femme au foyer jusqu’à ce qu’elle découvre la popularité de certaines vidéos sur les réseaux sociaux, et qu’elle crée sa propre chaîne sur youtube, mettant en scène ses deux enfants.
Clara, quant à elle, a choisi, au grand dam de ses parents, le métier de policier où elle excelle à son poste de procédurière.
Les deux femmes se croiseront lors de la disparition de Kimmy, la petite fille de Mélanie.
Angoisse et incompréhension pour l’une, découverte d’un univers sans limite dans l’exploitation des enfants par leurs parents pour l’autre. Clara visionnera des heures de vidéos pour essayer de comprendre comment une maman peut faire vivre une telle vie à ses propres enfants filmés 24h sur 24.
"Mélanie était une femme de son temps. C’était aussi simple que ça. Pour exister, il fallait cumuler les vues, les likes et les stories."

Pour Clara, fille de défenseurs de liberté, anti-vidéosurveillance, c’est un choc.
" Big Brother n’avait pas eu besoin de s’imposer. Big Brother avait été accueilli les bras ouverts et le cœur affamé de likes, et chacun avait accepté d’être son propre bourreau. Les frontières de l’intime s’étaient déplacées. Les réseaux censuraient les seins et les fesses. Mais en échange d’un clic, d’un cœur, d’un pouce levé, on montrait ses enfants, sa famille, on racontait sa vie. Chacun était devenu l’administrateur de sa propre exhibition, et celle-ci était devenue un élément indispensable à la réalisation de soi."

Un roman documentaire très intéressant sur le monde des  youtubeurs, sur les ravages et les mirages, les déviances de ces vidéos à outrance, les dangers de l’argent généré par ces images, de ces vies étalées, de l’exploitation des enfants devenus stars malgré eux et les risques pour leur avenir.
"Alors maman elle dit à Kimmy d’aller se changer vite fait, sinon elle ne sera plus jamais sur nos vidéos et tant pis pour elle, plus personne ne l’aimera."
L’enquête policière accentue l’intérêt de la lecture de ce roman instructif et très bien construit par une autrice qui nous fait l’agréable surprise d’explorer un nouveau registre.

Les dérives de notre époque

8 étoiles

Critique de Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 59 ans) - 13 mars 2023

Encore un excellent roman de Delphine de Vigan qui nous dépeint, dans un roman à peine caricatural, les dérives auxquelles peuvent conduire les réseaux sociaux, les influenceurs et les comportements aussi malsains des followers.

Personnellement, je n’ai aucune attirance pour ces espaces numériques qui me laissent froid, et mon incompréhension de ces mondes artificiels est à la hauteur de l’engouement de ces personnes dont le smartphone est littéralement greffé au corps.

Ces errements de parents de bébés stars ne sont pas un nouveau phénomène, mais il a sans doute pris de l’ampleur par le manque total de contrôle et l’impression que tout le monde peut devenir une personne célèbre sans avoir au départ le moindre talent, si ce n’est celui de faire croire que tout va bien dans le meilleur des mondes et ainsi rassurer une foule désenchantée. J'ai bien apprécié la confrontation que l'auteur fait sur la culpabilité judiciaire de la personne qui a voulu extirper les victimes de la surexposition médiatique, et l'innocence qu'une mère indigne, alors qu'elle expie son manque de reconnaissance en utilisant sa progéniture sans se soucier des dégâts irréversibles.

Un roman à mettre dans les mains à la place du téléphone, mais ces personnes seraient-elles disposées à le lâcher une minute seulement pour lire ce livre à la vocation didactique ? Pas sûr du tout.

Regarde ma life !

9 étoiles

Critique de Pierraf (Paimpol, Inscrit le 14 août 2012, 66 ans) - 13 septembre 2022

L'autrice aborde avec force la puissance et la malfaisance potentielle des réseaux sociaux, en s'appuyant sur une enquête policière et une dystopie. C'est très bien documenté (la série Black Mirror a dû l'aider), ça me parait totalement conforme à ce que c'est en train de devenir (voir les débats autours des "influenceurs") et effrayant.
L'écriture est sobre, les personnages biens décrits dans leurs complexités, et ça se lit très vite.
A lire pour mieux comprendre ce monde des réseaux sociaux sur internet et son évolution prévisible.

C’est un monde dont l’existence nous échappe

9 étoiles

Critique de Darius (Bruxelles, Inscrite le 16 mars 2001, - ans) - 17 janvier 2022

Lorsque j’ai démarré ce livre et que j’ai lu le prénom Loana, vedette de la téléréalité, je me suis dit « oh non, pas ça »

Mais dès le chapitre suivant on entre de plain-pied dans une enquête policière. Une petite fille de 6 ans, prénommée Kimmy Diore, a disparu lors d’un jeu de cache-cache avec les voisins devant sa maison.

Je dois dire que cette enquête policière est extrêmement bien menée et que l’inspectrice Clara y met tout son cœur et même plus. Elle utilise des méthodes anciennes qui ont fait leurs preuves : psychologie, intuition, et revenir sur les lieux du crime inlassablement même après que tout a été nettoyé,

L’intrigue est la suivante : un couple filme ses enfants et poste des vidéos plusieurs fois par semaine, imitant en cela un phénomène venu des USA. C’est très lucratif pour les parents. Dans le cas qui nous occupe le couple Mélanie et son mari Bruno Diore a déjà engrangé 2 millions d’euros avec sa chaine youtube Happy Récré.

Il s’agit pour les deux gosses Sammy et Kimmy de déballer en live des boites, des paquets, des jouets, des sucreries, des déguisements et faire en sorte que les enfants s’extasient et testent face à la caméra en partageant leur joie.
Youtube insère des publicités dans les vidéos et rétribue les youtubeurs en conséquence. L’argent vient aussi des marques qui paient pour apparaitre dans les vidéos. Non seulement elles offrent le matériel mais certaines paient la famille pour être mises à l’honneur. Les collaborations font alors l’objet d’un contrat.
Malheureusement le couple Diore n’a pas que des amis car d’une part, la concurrence est rude et d’autre part certains veulent dénoncer ces chaines familiales qui mettent en avant les cadences de tournage auxquelles sont soumis les enfants .

Cette enquête sur la disparition de Kimmy est hyper passionnante jusqu’à la page 260 (le livre en compte 350) qui clôture cette enquête sur cette disparition.

Malheureusement les 100 pages suivantes se déroulent anticipativement en 2031 et l’auteur nous raconte le quotidien dramatique de ces deux enfants Kimmy et de son frère Sammy âgés d’une vingtaine d’années, qui ont rompu tout contact avec leurs parents et qui ne parviennent pas à se remettre de ce qu’ils ont subi, qu'ils assimilent à de la maltraitance. Une plainte sera d’ailleurs déposée contre les parents. Je trouve cette centaine de pages moins intéressante mais je comprends que l’auteur veuille alerter les gens sur ce sujet.

Dystopie sur l'avenir des réseaux sociaux

9 étoiles

Critique de Psychééé (, Inscrite le 16 avril 2012, 36 ans) - 12 octobre 2021

Le roman s’ouvre en 2001 avec la finale de Loft Story, la toute première émission de téléréalité, pour présenter ses deux héroïnes, qui suivront une trajectoire bien différente : Mélanie Claux, future mère influenceuse et Clara Roussel, enquêtrice solitaire pour la brigade criminelle élevée par un couple d’amoureux militants. Dix ans plus tard, la célèbre Kimmy Diore, fille de Mélanie est kidnappée.

Delphine de Vigan fait un constat amer sur les réseaux sociaux en 2020 et prédit leurs conséquences en 2030 : dans cette dystopie, elle imagine le possible devenir des stars de la télé-réalité ou des influenceurs qui ne vivent que pour être vus et mettent en scène leurs enfants. Leur a-t-on demandé leur avis ? Tout le monde rêve-t-il vraiment de devenir influenceur ou YouTubeur ? Est-ce que cette vie fictive permet d’être heureux ? Si l’on suit ces deux personnes, l’éducation et l’enfance sont visiblement liées à leurs croyances et dépendances. On assiste à une vraie dégringolade pour l’une et à une incompréhension totale pour l’autre, complètement déconnectée d’Internet.

J’ai trouvé ce roman addictif, glaçant et instructif. Il n’est pas difficile de se mettre à la place de ces enfants qui n’ont rien demandé et grandissent avec une caméra braquée sur eux. Ils doivent constamment jouer un rôle, du réveil au coucher, et ça en devient épuisant. Les relations avec leur entourage ne sont pas forcément faciles : ils sont admirés ou bien critiqués à leur insu. Difficile dans ces conditions de se construire. Si je connaissais certains aspects et activités des influenceurs, j’en ai aussi découvert d’autres et les systèmes cachés derrière. J’ignorais qu’une loi visant à encadrer l’exploitation commerciale de l’image des enfants influenceurs sur les plateformes en ligne avait été votée en 2020, ce qui est une bonne chose. Je reconnais que Delphine de Vigan ne montre ici que les aspects négatifs des réseaux sociaux. Heureusement qu’il existe aussi de nombreux côtés positifs et de très bonnes influences. Ce livre au scénario créé de toutes pièces est tout à fait plausible et interroge vraiment sur le devenir de ces enfants star, le bonheur familial exposé et vendu aux yeux de tous.

« Cette femme n’était ni une victime ni un bourreau, elle appartenait à son époque. Une époque où il était normal d’être filmé avant même d’être né. Combien d’échographies étaient publiées chaque semaine sur Instagram ou Facebook ? Combien de photos d’enfants, de famille, de selfies ? Et si la vie privée n’était plus qu’un concept dépassé, périmé, ou pire, une illusion ? »

Interpellant

10 étoiles

Critique de Nathavh (, Inscrite le 22 novembre 2016, 59 ans) - 30 mai 2021

Tout commence le 5 juillet 2001. Souvenez-vous, notre paysage audiovisuel a fondamentalement changé avec l'arrivée de la téléréalité. Ce jour-là, ce sont onze millions de téléspectateurs qui attendent la sortie des candidats de leur isolement, c'est le jour de la finale de Loft Story.

"L'époque où on a ouvert les portes de l'enfer."

Je ne suivais pas l'émission de façon assidue mais j'ai regardé un petit bout de cette finale, qui offrait la célébrité à Loana et ses comparses. (il y a des images sur You Tube pour les nostalgiques ou non initiés)

Mélanie Claux - 17 ans à l'époque -, était devant son petit écran tout comme Clara Roussel (15 ans). C'est à travers le regard de ces deux adolescentes devenues femmes que ce récit nous est conté.

Que sont-elles devenues 18 ans plus tard ?

Mélanie Claux a aujourd'hui 35 ans, elle est mariée à Bruno Diore, a deux enfants, Sammy 8 ans et Kimmy 6 ans. Elle poste toute sa vie privée sur instagram et gère une chaîne You Tube "Happy Récré" sur laquelle elle poste au moins deux à trois fois par semaine des vidéos de la famille, en particulier des enfants qui sont les vedettes, particulièrement Kimmy. Ils ont cinq millions d'abonnés...

Kimmy disparait lors d'une partie de cache-cache et c'est là que Clara Roussel la rencontre. Elle est procédurière et va participer à l'enquête. Elle est orpheline, célibataire, mesure 1m54, un petit bout de femme assez éloignée du monde de Mélanie. Elle sait qu'il faudra être rapide car dès que les infos seront publiées ce sera plus compliqué. Psychologie, intuition et expérience seront indispensables.

Une fois de plus, Delphine de Vigan nous questionne. Comment protéger nos enfants à l'heure des plateformes numériques et des réseaux sociaux ?

Notre société a bien évolué avec l'arrivée de la téléréalité et des téléphones portables dans nos vies, on laisse faire, on laisse regarder mais sommes-nous conscients de la publicité poussant à la consommation sans limite, au placement de marques qui récompensent les you tubeurs et influenceurs qui gagnent leur vie de cette façon et poussent nos enfants et nous à consommer ? On voit un "unboxing", entendez par là un déballage de cadeaux, on observe ces familles acheter, déballer et manger souvent de la "malbouffe".

Qu'est-ce qui pousse à tout exposer, à finalement perdre son intimité ? On partage, mais avec qui, en réalité ? Qu'en est-il de leur vie privée? de celles des enfants ? de leur droit à l'image ? sachant qu'une image circulant sur les réseaux sociaux y sera pour toujours !

C'est de l'argent facile, revenus énormes mais à quel prix pour les enfants ? sans oublier les produits dérivés, le business. Delphine de Vigan attire notre attention sur l'exploitation des enfants, l'absence de législation les protégeant considérant que faire des vidéos est un loisir et non un travail...

On apprend beaucoup de choses sur le jargon des médias, la monétisation de You Tube, les battles, pranks, unboxing, meetup .... C'est super intéressant mais aussi interpellant !

Une écriture fluide, captivante, un sujet de société bien disséqué. Une autre question essentielle est mise en avant ; pourquoi vouloir à tout prix la gloire, la célébrité, exister à travers un monde virtuel ? Qu'est-ce que l'amour maternel ou est-ce le manque d'amour qui aboutit à ce besoin de reconnaissance ?

Mélanie et Clara ont une vision différente et j'ai aimé ce point de vue. Réveillons nos consciences, adaptons notre comportement par rapport aux réseaux sociaux et comme l'auteure projetons-nous dans le temps pour voir ce que cela va donner.

Un roman vous l'aurez compris que j'ai adoré pour toutes ces réflexions.

Ma note : ♥♥♥♥♥

Une (télé)réalité qui fait froid dans le dos

10 étoiles

Critique de Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 57 ans) - 23 mai 2021

Mélanie Claux a tenté dans sa jeunesse d’être une star de la téléréalité, sans succès. Une fois maman, elle met en avant ses deux enfants Kimmy (dès ses deux ans) et Sammy sur les réseaux sociaux en les filmant à longueur de journée.
Clara Roussel est procédurière à la police et ne vit que pour son travail. La méfiance dont elle doit faire preuve dans le cadre de son métier semble avoir déteint sur toutes ses relations et empêcher toute vie affective.
Alors qu’elle a six ans, Kimmy disparaît lors d’une partie de cache-cache...
Mélanie ne comprend pas les critiques émises à son encontre et reste dans le déni total malgré les tentatives d’avertissements qui lui sont adressés. Pour elle, elle a offert une enfance idéale à ses petits rois, aimés par des millions d’abonnés. Elle a peut-être été un peu mère poule, sans plus.
Ce roman fait froid dans le dos… d’autant plus quand on sait que c’est la réalité de certains enfants ! Delphine de Vigan démontre bien comment ces enfants n’ont plus la possibilité d’être eux-mêmes, n’ont plus aucune intimité, n’ont plus de temps à eux ni d’espace pour aucun désir, tout cela au profit d’une surconsommation écœurante, sans aucune considération pour la personnalité des enfants. Leurs relations aux autres sont complètement biaisées, sinon inexistantes. L’auteure alerte sur le vide juridique laissant ces enfants sans protection, à la merci de parents qui peuvent profiter de leur argent sans contrainte et sans restriction d’horaire. Sans parler des dégâts psychologiques, bien sûr ! C’est affolant !
L’histoire parle en alternance de Mélanie et de Clara, mais le personnage de cette dernière reste dans l’ombre de la première.

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