La loi du rêveur de Daniel Pennac

La loi du rêveur de Daniel Pennac

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Veneziano, le 26 janvier 2020 (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 46 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (25 134ème position).
Visites : 2 941 

L'émerveillement de revivre ses rêves d'enfant

Certains rêves d'enfant marquent pour toujours, et les réminiscences de la vie qui viennent vous les rappeler paraissent enchanteurs. Ces éléments aussi incrustés dans la mémoire qu'irréels a priori prennent sens dans le cadre des circonstances qui les rappellent, le plus grand des hasards les rendant possible. Il ressuscite l'émerveillement de cette première époque de la vie où la divagation de l'imagination et les incompréhensions partielles des leçons et conversations détiennent le devant de la scène.
C'est ce que souhaite montrer l'autre de manière simple, par le souvenir d'un rêve d'inondation de lumière envahissant la ville de nuit, l'impression du caractère liquide de la lumière, en raison d'une mauvaise assimilation de l'hydroélectricité apprise en cours, de la beauté des découvertes de la plongée pendant l'enfance, comme du monde inventé par Federico Fellini, lui-même très sensible au rêve.

Daniel Pennac nous incite ainsi à savoir redonner vie à ces espérances et menus pans d'incrédulité qui ont jalonné les premières années de notre vie, pour que le plaisir de la vie devienne un plus durable et que nous assumions un inconscient enfoui à redonner corps, de manière un peu plus ordonnée, sans forcément arriver à tout expliquer. Ce livre m'est apparu très poétique, la simplicité du mode d'expression, provenant lui aussi de l'enfance en accroissant ici l'effet. C'est agréable et très joli.

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Se souvenir de ses rêves

8 étoiles

Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 65 ans) - 14 mars 2023

Daniel Pennac nous raconte son enfance, évoquant de lointains souvenirs. Il a dix ans, il est l’heure de dormir, mais comme d’habitude quand son ami Louis dort dans le lit voisin, ils échangent quelques mots, font quelques projets pour le lendemain, et Daniel peut s’endormir sous le rêve dessiné de Federico Fellini. Il nous emmène comme le célèbre cinéaste, dans ses rêves, des rêves précis, d’une construction parfaite.
Et l’on se laisse emporter, sans savoir dans quel univers on se trouve. Dans les récits d’un homme prédestiné pour devenir auteur, un homme qui a une mémoire infaillible de ses rêves alors même qu’il oublie tout de sa vie réelle.
Ses rêves, même 55 ans plus tard, conservent leurs précisions, gardent leurs sens .

Un joli récit, de belles réflexions sur le pouvoir des rêves, la mémoire, le temps qui passe ;
"Ce que veut dire vieillir… C’est sentir les années passer comme des semaines, quand les semaines sont pour toi des années" (à son petit fils)
C’est aussi la rencontre entre "jeunes" et "vieux", qui échangent, qui essaient de se comprendre..
"Et que je lui demande le pourquoi de ces tatouages. Tous tatoués comme un seul corps. À quoi rime un si uniforme désir de singularité ?"

Nombreuses sont les réflexions que l’on partage avec l’auteur, des souvenirs aussi parfois.
"D’un côté le passage du temps perçu comme progression logarithmique, de l’autre l’usure physique vécue comme un accroissement de la pesanteur."
Un très bon moment de lecture, doux et tendre, mélancolique parfois, où l’on est surpris... jusqu’au bout !

C'est si bon de rêver

6 étoiles

Critique de Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 57 ans) - 4 janvier 2023

Une nuit, le petit Daniel voit l’électricité se liquéfier et tout envahir… puis il se réveille ! Ensuite, il fait de la plongée avec son meilleur ami Louis et se retrouve dans le village dont il a rêvé, englouti dans les eaux d’un barrage…
Daniel Pennac joue aux poupées russes où les rêves s’emboitent les uns dans les autres. Lorsqu’il enseignait, il tâchait d’entraîner ses élèves à l’écriture en les encourageant à relater leurs rêves par écrit, tout comme lui.
Entre rêve et réalité inventée, Daniel Pennac nous balade dans un monde lyrique et enfantin, fantasmé, où Federico Fellini joue les metteurs en scène. Il décrypte l’origine de ses rêves sans se prendre au sérieux. C’est léger à souhait et vite lu.

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