L'Héritage Davenall de Robert Goddard

L'Héritage Davenall de Robert Goddard
(Painting the darkness)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Tanneguy, le 21 novembre 2020 (Paris, Inscrit le 21 septembre 2006, 83 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 10 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (3 623ème position).
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Angleterre victorienne : aristocratie décadente

James Davenall, hériter du titre envié de 6ème baronnet de la famille, disparait en 1871 une semaine avant son mariage avec Constance. Il laisse une lettre laissant penser à un suicide, jamais prouvé. Il réapparaît dix ans plus tard mais les survivants de la famille ne le reconnaissent pas, ou ne le veulent pas. Est-ce un imposteur ? Voilà l'intrigue qui tient le lecteur en haleine au long de ce gros pavé de 850 pages grâce au talent de Robert Goddard.

Ce dernier multiplie les retournements de situation, jusque dans les dernières pages ; mais surtout il crée des personnages incroyables mais "So british" enchanteurs, il mêle également l'actualité de l'époque : on y croisera un cousin de Napoléon III, réfugié à Bath, ainsi qu'une Florence Nightingale secourant les blessés de la guerre de Crimée. Bien sûr des crimes parfois atroces jalonnent le récit et les débats judiciaires concernant la reconnaissance du "revenant" James Davenall sont passionnants.

Un grand plaisir de lecture pendant cette période confinée...

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échec au destin

10 étoiles

Critique de Jfp (La Selle en Hermoy (Loiret), Inscrit le 21 juin 2009, 74 ans) - 1 août 2022

Un polar "familial" à énigmes, bien dans la ligne popularisée par la célèbre Agatha Christie. Mais ici, loin des huis-clos qui ont fait son succès, on a affaire à une course-poursuite entre des protagonistes se multipliant au fil des pages, se défiant mutuellement pour chercher ou au contraire masquer une vérité sans cesse fuyante. Qui est donc ce personnage surgi du passé, se prétendant l’unique détenteur du titre de baronnet et à ce titre de l’héritage Davenall, selon les privilèges accordés au fils aîné encore en usage à l’époque victorienne ? Pour le savoir, il faudra aller au bout de quelque 700 pages d’un récit dense, palpitant, maintenant constante l’attention du lecteur car le moindre signe doit être décrypté. L’intrigue, foisonnante, impliquant des personnages auxquels on a vite fait de s’attacher malgré leur complexité, dévoile peu à peu une terrible machination au fur et à mesure des témoignages venus nous éclairer ou au contraire nous égarer. Une réussite du genre, et un témoignage implacable sur la chute d’une société anglaise restée largement féodale dans ses principes à l’aube même du vingtième siècle.

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