La tapisserie de Fionavar, tome 1 : L'arbre de l'été de Guy Gavriel Kay

La tapisserie de Fionavar, tome 1 : L'arbre de l'été de Guy Gavriel Kay
( The summer tree)

Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Cuné, le 7 juillet 2004 (Inscrite le 16 février 2004, 55 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 9 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (14 741ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 5 520  (depuis Novembre 2007)

A l'abordage !

Il faut s'accrocher au départ pour assimiler les différents personnages, synthétiser les endroits etc.. Mais très vite tout se met en place. Et si on a un léger trou de mémoire au détour d'une page, en prologue l'auteur nous donne la liste des intervenants, par ordre d'apparition, ainsi qu'une carte .... A l'abordage, donc ... !

Pour ma part j'ai pris le navire. J'adore ! De la fantasy lyrique, mouvementée, avec accent mis sur la personnalité des héros, pleine de nobles sentiments et de quêtes à mener....

En résumant très grossièrement il s'agit de 5 jeunes étudiants Canadiens qui acceptent de traverser vers un monde parallèle, et s'y trouveront chacun une mission extrêmement importante leur permettant de se révéler à eux-mêmes, le tout cerné de dangers périlleux dans une atmosphère magique...

Du nectar, à savourer encore pendant 2 tomes, chouette

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Que tombe la pluie en Fionovar

8 étoiles

Critique de Ellane92 (Boulogne-Billancourt, Inscrite le 26 avril 2012, 47 ans) - 4 janvier 2016

Cinq jeunes gens de Toronto se retrouvent très fortuitement invités en Fionovar, le premier des univers, par le magicien Loren Mantel d'Argent et "sa source", venus les chercher dans leur univers d'origine, à savoir le nôtre. Censés être présents le temps de fêter le cinquantième anniversaire du règne du roi du Brenin, Ailell, ils sont séparés lors de la traversée, et découvrent rapidement que tout n'est pas pour le mieux dans le meilleur de ce premier des mondes : le Brenin souffre d'une sécheresse qui promet la famine, des créatures malfaisantes et solitaires rôdent à nouveau, les prêtresses de Dana invoquent par des sacrifices leur Déesse, le fils aîné du Roi Ailell est frappé de disgrâce tandis que le cadet passe son temps à courir les femmes et à s'enivrer, Ysanne la prophétesse a rêvé sa propre mort et sa remplaçante, et surtout, sous la montagne des Plaines, le Rangat, un dieu emprisonné s'agite...
Nos cinq invités n'ont bientôt plus d'autre choix que d'insérer leur propre fil dans la Tapisserie de Fionovar, le premier des univers et celui dont dépendent tous les autres, et de jouer bien malgré eux un rôle dans les évènements à venir.

Le principe de cet Arbre de l'été est plutôt (archi-)connu : des gens de ce monde emmenés dans un autre "primordial". On sent très rapidement les influences de Tolkien dans l'environnement fantastique de cette histoire : les lios Alfar ressemblent à s'y méprendre aux Elfes, les Dalreï chevauchent la Plaine comme des Rohirrims, et Morgoth n'a pas grand chose à apprendre à Rakoth Maugrim, lui aussi pour un temps enfermé, lui aussi prêt à bientôt déployer sa force pour réduire le monde en esclavage. Si l'influence de Tolkien dans l'œuvre de Kay est largement connue et reconnue (il a participé à l'édition posthume du Silmarillion), je trouve qu'il y a également un petit parfum de Zelazny qui flotte autour de la tapisserie de Fionovar : le concept d'un premier univers qui en engendre des tas (comme dans Les princes d'Ambre), une intégration de mythologies dans le corps de l'histoire (dans l'Arbre de l'été, j'ai identifié, en plus de la classique histoire d'Arthur, des influences celtiques et scandinaves) ; il y a également quelque chose autour du choix, de la responsabilité vis-à-vis de soi et des autres qu'a tout un chacun, responsabilité proportionnelle au "pouvoir" dont on dispose, qu'on retrouve fréquemment dans l'œuvre de Zelazny. Si l'on rajoute à ça que l'écriture de G. G. Kay est résolument classique, on pourrait croire que ce premier tome de la trilogie va nous servir un vieux canevas avec des fils tout ressassés et effilochés à force d'avoir été lus et manipulés.
Et bien, pour ma part, je trouverais vraiment dommage de faire l'impasse ! Certes, il y a des choses que l'on connait, que l'on a déjà vues. Moi je dis : tant mieux, ça permet de se glisser confortablement dans cette histoire bien plus complexe qu'elle ne le parait aux premiers chapitres, d'autant qu'il faut se familiariser avec de nombreux personnages ! La tapisserie que nous tisse Kay, mélangeant concepts, personnages, lieux, a sa propre originalité, nous conduisant par des chemins détournés là où l'on ne s'attendait certainement pas à se retrouver ! L'arbre de l'été est un tome de découverte, de mise en place des forces en présence, des personnages et des enjeux. Il nous offre également un aperçu des extrémités auxquelles n'hésitent pas à recourir les "forces du mal". On sent que la guerre se prépare, et ce premier tome s'achève quand elle va commencer. Kay maîtrise bien sa trame narrative, sans nous perdre entre les différents fils de l'histoire, qui finiront bien par se croiser. Chaque chapitre est une unité de lieu, les actions sont décrites du point de vue du personnage qui l'effectue, ce qui entretient la tension et une vision multiple des évènements, et laisse surtout la part belle à l'émotion. On peut également apprécier le fait que les personnages "du bien" ne soient pas tous "lisses" et sympathiques : Jennifer parait plutôt froide, Diarmuid énervant, Dave arrogant, Paul antipathique... Quoi qu'il en soit, chacun a sa place dans cette belle trilogie.
Allez, avant de commencer Le feu vagabond, je m'en vais retourner écouter "La chanson de Rachel"...

L'arbre de l'été

7 étoiles

Critique de Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 43 ans) - 8 août 2011

J'ai trouvé ce livre quand même assez bien. Comme plusieurs premiers tomes de série que j'ai lu, L'Arbre de l'été sert d'introduction à la série. J'ai eu un peu de difficulté à suivre au début. J'avais l'impression d'avoir manqué un chapitre. Cependant, une amie m'avait avisé que j'aurais cette impression. Ce Livre m'a beaucoup fait penser au Seigneur des Anneaux sur plusieurs points et c'est parfois un peu achalant

Bon point de départ

8 étoiles

Critique de Calepin (Québec, Inscrit le 11 décembre 2006, 41 ans) - 19 novembre 2009

4e de couverture : Ils sont cinq, femmes et hommes, tous Torontois ; ils sont jeunes, étudiants ou professionnels, tous rationnels. Or, les voici projetés dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n'est qu'une ombre bien pâle !
Malgré la protection offerte par Mantel d'Argent le magicien, ils sont aussitôt pris dans les premières escarmouches de la guerre qui oppose les forces des Lumières à celles des Ténèbres. Car Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé moyen de se libérer de sa prison millénaire.
Le Grand Royaume du Brennin, où ont abouti nos cinq jeunes héros, est la première cible de Maugrim. Une proie facile, puisque le vieux roi n'a pas renoué les liens tissés par ses ancêtres avec les puissances bénéfiques de l'Arbre de l'Été. Une proie facile, à moins que le roi ne s'offre en sacrifice à ce dernier, ou qu'une autre personne ne le remplace...

Mon avis : J'ai beaucoup aimé ce premier tome, très accrocheur, de cette trilogie. Quoiqu'elle soit fort différente de part le style du reste de sa production, j'ai embarqué à fond rapidement. Encore une fois, il faut lever mon chapeau à ses divers personnages qui ne sont pas que des « faire valoir », qui ont leurs buts et intérêts propres. Et que dire de l'intérêt pour la genèse du monde avec le Tisserand, celui qui tisse la destinée de tous. J'ai adoré ce détail qui amène avec lui tout un champ lexical et diverses traditions intéressantes.

Comme je le dis plus haut, il est clair que cette trilogie (qui forment ses premiers romans) n'a rien à voir avec ce pour quoi j'ai aimé l'auteur. Ici transparaît l'influence de Tolkien dans la création de ce monde ainsi que dans son historique. C'est un peu ce qui m'a fait grincer des dents pour certains détails un peu trop semblables à mon goût. Et puis j'ai eu un peu de difficulté avec le peu de résistance que les 5 personnages déploient avant de plonger dans un univers inconnu. Seul Dave semble avoir une réaction normale alors que les autres, une fois arrivés, s'adaptent sans trop de problème à l'endroit, comme si tout était normal. J'aurais aimé les voir plus perdus encore, qu'ils fassent davantage d'efforts pour s'intégrer dans ce monde nouveau.

Mais dans l'ensemble, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman.

beurk...

2 étoiles

Critique de Leodagane (, Inscrite le 14 février 2006, 53 ans) - 27 juin 2006

J'ai découvert la fantasy avec les romans de Robin Hobb, j'en ai lu quelques autres depuis, mais j'ai été très déçue par celui-ci.
Beaucoup (trop ?) de personnages, ça part un peu dans tous les sens, en empruntant à des clichés trop connus.
Vraiment, beurk...

Voir "Tigane" pour un livre du même auteur, mais d'une autre qualité !!

Dommage!

4 étoiles

Critique de Elayne (, Inscrite le 19 avril 2006, 32 ans) - 19 avril 2006

Je partage la plupart des avis donnés précédemment: il s'agit d'un bon livre... mais malheureusement je n'adhère vraiment pas aux personnages, ce qui me gâche tout le plaisir de suivre une intrigue malgré tout interessante.

Plutot tough

7 étoiles

Critique de Gwenaelle (, Inscrite le 14 août 2005, 31 ans) - 19 janvier 2006

Habituellement, un roman de cette grosseur là ne me dure pas plus de 2 jours. J'ai pourtant du alterner avec d'autres et finalement, ça m'a pris presque une semaine pour lire le premier, et une autre pour le deuxième. L'histoire est bonne, mais l'auteur va trop loin, il nous perd avec ses personnages, les lieux, les héros, les divinités, une chance qu'il y ait une carte et un lexique des personnages, sinon j'étais complètement perdue. Le deuxième est intéressant, mais je n'ai pas trop aimé l'idée de faire une suite au malheur de Jennifer (oui, bon, elle a souffert, on le voit bien, il aurait pu rajouter son personnage autrement) Le style est noir (pas sombre, mais juste bizarrement écrit, on a de la difficulté à suivre)

fabuleux!

10 étoiles

Critique de Gilbert (, Inscrit le 16 juillet 2004, 41 ans) - 28 juillet 2004

introduction:

j'ai lu la trilogie des tapisseries de fionavar mais la critique se limitant à celle de l'arbre de l'été je ne m'emballerai pas. L'oeuvre de guy gavriel kay se déroule entre deux univers parallèles. Au départ cela n'est pas sans nous rappeler l'oeuvre de Raymond E. Feist: Les Chroniques de Krondor. Or, la différence entre les deux bouquins existe dans la mesure où, dans l'oeuvre de Kay, l'un des deux mondes est la terre telle qu'elle est aujourd'hui. En revanche le monde parallèle reprend les ingrédients de la Fantasy à savoir les magiciens, les nains, les guerriers...

L'histoire débute donc sur la terre. Dès le départ, l'auteur isole cinq personnes qui seront les principaux protagonistes de l'histoire. Lauren Mantel d'Argent, grand mage de fionavar leur fait faire le voyage vers un monde parallèle; Fionavar. A partir de là tout s'enchaine: Chaque étudiant va se découvrir au fur et à mesure de la trilogie un destin hors du commun. L'un est proche des dieux, l'autre est un guerrier...
L'oeuvre de Guy Gavriel Kay est une véritable réussite on se laisse très vite emporter par toute cette magie.
petit conseil: surtout lisez la suite car les deux bouquins suivants sont captivants avec l'arrivée de nouveaux personnages mythiques....

Bémol, bémol !

6 étoiles

Critique de Pendragon (Liernu, Inscrit le 26 janvier 2001, 52 ans) - 7 juillet 2004

Grand fan de Fantasy devant l'éternel, cette trilogie m'était tombée dans les mains il y a quelques années. J'ai lu ce premier tome en septembre 1999, et voici ce que j'en pensais :

"Mwouais bof !!! Voilà un livre qui aurait pu être intéressant s'il avait été mieux écrit. Le style est réellement nul et l'auteur se perd dans des phrases qu'il veut profondes mais qui ne relatent que de son incompétence à décrire des sentiments et des sensations avec des mots. Il croit faire dans le lyrisme et la poésie et ne réussit qu'à susciter un sourire sur la face du lecteur qui subit cette prose.

Quant au contenu lui-même, il est étonnamment vide et la seule façon que l'auteur a trouvée pour pallier cela est de multiplier les intrigues annexes et connexes dans tous les sens, à ajouter des histoires dans les histoires et à faire des flash-back continuels.

La seule chose de positive est finalement que les derniers chapitres aient réussi à attirer mon attention au point que je voulais finir le livre, non plus pour en avoir fini, mais pour connaître la suite des événements. En ce sens, je puis donc dire que la fin rattrape un peu le début, mais juste un peu…

Enfin, je crois que je vais lire la suite et réserver mon jugement…"

J'ai ensuite lu le deuxième tome en novembre de la même année (le commentaire n'est pas beaucoup plus flatteur) et je n'ai trouvé le courage de lire le troisième tome que l'année passée... et pour celui-là, le commentaire est carrément...

Enfin, bref, en résumé, l'idée est bonne mais bon sang ce qu'il écrit mal !

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  Divergence d'opinion... 4 Cuné 28 juillet 2004 @ 17:42

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