La vie sauvage de Thomas Gunzig

La vie sauvage de Thomas Gunzig

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Pucksimberg, le 2 août 2019 (Toulon, Inscrit le 14 août 2011, 42 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (46 659ème position).
Visites : 2 824 

L'enfant sauvage en ville

Charles a grandi dans la jungle suite à un crash aérien dont il fut le seul rescapé. A ses 16 ans, il est retrouvé et ramené dans la société occidentale. Auprès de son oncle et de sa tante, il regardera avec un regard neuf et étranger ce monde qui ne lui est pas familier et qui est si loin de son cadre naturel. De plus, on l’a éloigné de Septembre, celle qu’il aime et qu’il espère retrouver au plus vite. Charles va donc découvrir la vie en famille avec une cousine un peu rebelle et un cousin introverti qui prend un plaisir sadique à surfer sur le Dark web. Et puis c’est la vie au lycée qu’il va connaître, mais Charles n’est pas un analphabète ! Cul-nu qui s’est occupé de lui dans la jungle lui a permis de se familiariser avec la littérature. De plus, il est loin d’avoir la langue dans sa poche et possède un certain talent pour la manipulation …

Thomas Gunzig inscrit son roman dans la lignée des textes où un personnage central, naïf et souvent étranger, décrit un univers qui n’est pas le sien. Par sa candeur, une certaine critique émerge. Le roman n’a certes pas la profondeur de « Candide » ou des « Lettres persanes », mais il possède un certain charme. Les chapitres sont brefs et le personnage est en relation avec de nombreux personnages qui sauront capter l’attention du lecteur. Il y a la psy, la prof de français, les amis de lycée … Dans son roman Thomas Gunzig critique notre société contemporaine, sa superficialité, internet et ses travers, la consommation, la perte de repères, les familles qui n’en sont plus vraiment une …

Le personnage principal n’est pas si sympathique pour le lecteur. Je ne l’ai pas trouvé attachant du tout. Son côté manipulateur a sans doute eu son rôle dans ce ressenti. On ressent tout de même du plaisir à voir ce personnage tirer les ficelles et provoquer des situations abracadabrantes. Le roman contient tout de même quelques facilités et quelques scènes peu crédibles. Le titre du roman ne demande pas un effort surhumain pour comprendre le lien avec le texte. On devine assez vite que n’est pas sauvage celui qu’on croit, mais d’autres individus qui se disent policés.

Le roman reste un bon divertissement, avec sa simplicité assumée, et permet de passer un moment agréable.

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Négatif

5 étoiles

Critique de Ardeo (Flémalle, Inscrit le 29 juin 2012, 75 ans) - 20 juin 2022

Thomas Gunzig et un chroniqueur radio belge que j’aime bien. Son côté humoriste acerbe, engagé, « rentre-dedans » fait souvent mouche et il n’a pas peur de s’en prendre aux soi-disant valeurs de notre société. Il en va de même dans ce roman.
« La vie sauvage » commence un peu comme un « Paul et Virginie » moderne en Afrique puis nous nous retrouvons en Europe -peut-être en Belgique- et le héros, Charles, fait connaissance avec la civilisation, celle de toujours « agrémentée » de l’ère du numérique à outrance. Avec la verve que je lui connaissais, Gunzig se déchaîne contre les différentes addictions aux jeux vidéo, aux réseaux sociaux, au smartphone et compagnie. Cela aurait dû me plaire, vu que je ne suis pas particulièrement attiré et parfois même plutôt perplexe quand je vois ces nouvelles tendances de mes contemporains pour le « virtuel » mais cela s’est gâté très vite …

En effet, l’auteur prend une réelle condescendance pour les personnages de son roman à part Charles, le sauvage (lui ?) -et peut-être cette lointaine fille africaine aimée, Septembre dont nous saurons très peu et qui n’a finalement qu’un rôle secondaire- il multiplie tous les côtés négatifs de la vie au quotidien comme nous la connaissons (l’école, la culture, la société, les institutions …) avec des mots de plus en plus négatifs et donc considère TOUS SES personnages comme des demeurés, des imbéciles, des tarés, des frustrés, des égoïstes, des inadaptés etc.

Pour finir, le roman -court heureusement- prend une autre direction et nous nous apercevons que Charles est un manipulateur (bien plus intelligent que tous les autres personnages, bien sûr) qui n’a pas d’autres buts que de se faire une place au soleil et donc profiter des « imbéciles ».

Une dernière chose qui ne m’a pas plu : Gunzig parsème littéralement son roman de poèmes (ou d’extraits de poèmes) de Baudelaire, Verlaine etc. qui, à mon avis n’apportent rien à l’histoire. Si on veut lire Baudelaire, on prend un recueil.
Content d’avoir lu ce roman mais pas convaincu Déçu, mais j’écouterai toujours Gunzig à la radio.

Un bon roman pour adolescents

7 étoiles

Critique de Catinus (Liège, Inscrit le 28 février 2003, 71 ans) - 10 mars 2022

Charles est le seul rescapé d’un accident d’avion survenu en Afrique. Il est élevé par un autochtone. A l’âge de 16 ans, il arrive à Bruxelles dans la famille de son oncle. Là, il découvre un monde qui lui parait effrayant. Avant de retrouver son amie Septembre, là-bas en Afrique, et récupérer un « trésor », notre héros élabore tout un plan : « Depuis mon arrivée ici, dans cette maison maudite, dans ce pays maudit, j’avais commencé à mettre en place tous les éléments d’un plan incertain et fragile. J’allais devoir apporter les derniers éléments le plus rapidement possible.
Un bon livre pour adolescents.

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