Reine des Batailles de David Gemmell

Reine des Batailles de David Gemmell
(Inronhand's daughter)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone , Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Numanuma, le 4 juin 2016 (Tours, Inscrit le 21 mars 2005, 49 ans)
La note : 5 étoiles
Visites : 2 542 

Dubitatif...

Un peuple vaincu, une légende d’espoir, une situation qui dérape, une héroïne providentielle, des compagnons de bataille, voici les ingrédients, somme toute classiques, de ce roman de feu David Gemmell.
C’est le premier que je lis de cet auteur et je suis resté un peu sur ma faim, ce qui m’a semblé étonnant étant donné que Gemmell bénéficie d’une très grosse cote dans le domaine de l’héroic fantasy. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi ce bouquin. Juste sur un nom, une renommée. J’ai lu le résumé, ça m’a suffi pour me donner envie et c’est bien là le principal.
Or, donc, les Highlander ont été battus à plate couture par une armée d’invasion dont on ne sait pas grand-chose. Ce sont les Outlanders. S’ils ont perdu une part de liberté, leur vie s’est reconstruite. Leur plus grande perte est ailleurs. Leur fierté est morte avec leur défaite. Une légende dit qu’un roi du temps jadis reviendra pour sauver son peuple, qu’un Chef de guerre guidera les Highlanders vers la victoire. Et si ce chef était Sigarni, la fille du dernier roi ? Insoumise, libre malgré le joug de l’envahisseur mais peu encline à prendre cette lourde charge, elle va devenir malgré elle cette Reine des batailles appelée à rendre sa liberté et sa fierté à son peuple.
La trame est très classique : pour véritablement devenir ce qu’elle doit être, Sigarni va subir, le mot est faible, une épreuve particulièrement violente qui va la transformer. Le regard qu’elle portait sur elle-même et sur ceux qui l’entourent va changer, un destin nouveau s’ouvre à elle.
Malgré le bon moment que j’ai passé en la compagnie de Sigarni, personnage pas si simple à saisir, je reste dubitatif. En effet, comme je l’ai dit, la trame est très classique et les références issues de la culture populaire, voire geek. Les Highlanders convoquent à la fois l’Ecosse en kilt, les films du même nom, Rob Roy et Robin des Bois. Asmidir, un des personnages secondaires, qui aurait mérité un développement plus important, est de peau noire et il possède certaines connaissances et aptitudes qui font penser au compagnon de Kevin Costner dans sa version de Robin des Bois. Des guerriers mystérieux et dangereux font eux penser à des assassins des pays arabes voire à des Djinns… Bref, le lecteur est en bonne compagnie, une compagnie familière pour peu qu’il soit un habitué des contes et légendes.
Pourtant, malgré une histoire qui se développe sur plus de 500 pages (dans ma version poche) et des rebondissements nombreux, il y manque un je ne sais quoi de surprise ou d’imprévu. Quand je suis dans cette situation, je jette un œil sur les critiques en ligne sur divers sites. Je ne suis pas le seul à avoir ressenti cela. Rares sont les avis franchement positifs. Je sais qu’une suite existe, que je vais acquérir parce que j’ai, malgré tout, suffisamment apprécié pour en vouloir encore. Mais certains éléments très intéressants ne sont pas assez développés ou n’ont qu’une importance relative dans le roman. C’est le cas des deux catégories de personnages qu’on appelle les Talentueux et les Trouveurs. Les premiers sont des devins dont les visions se réalisent. Chaque tribu d’Highlander a le sien mais seul celui de Sigarni, un assoiffé d’hydromel, la cruche toujours à portée de main, mais dont les prédictions sont toujours nettes et inéluctables, est véritablement mis en lumière. Les Trouveurs sont des rangers/rôdeurs/scouts/détectives, tout dépend de quel jeu de rôles ils sont inspirés, qui ont la capacité de retrouver quelqu’un en suivant son empreinte psychique (en gros).
Parallèlement, l’auteur place d’intéressantes réflexions sur la place des femmes dans une société dominée par les hommes, sur le but de la guerre et sa possibilité de la mener à son terme tout en mettant en place un système de portails temporels qui remettent en question ce qui est et ce qui pourrait être pour Sigarni et son peuple.
Bref, un petit cru pour un auteur de la stature de Gemmell mais un bon moment de plaisir mais on se dit qu’avec un ou deux personnages retors dans le roman, l’histoire aurait été meilleure.

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Les éditions

  • Reine des batailles [Texte imprimé] David Gemmell traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Leslie Damant-Jeandel
    de Gemmell, David Damant-Jeandel, Leslie (Traducteur)
    Bragelonne / Collection dirigée par Stéphane Marsan
    ISBN : 9782352945437 ; 20,00 € ; 20/01/2012 ; 384 p. ; Broché
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