Quand j'étais capitaine de Bernard Clavel

Quand j'étais capitaine de Bernard Clavel

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par JEANLEBLEU, le 25 février 2014 (Orange, Inscrit le 6 mars 2005, 54 ans)
La note : 10 étoiles
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Magnifique et émouvant !

Le propos de Bernard Clavel dans ce roman écrit à la fin des années quatre vingt était, tel qu'il l'a écrit en quatrième de couverture, d'écrire un récit autobiographiques sur le bonheur (de l'enfance) après une série de romans plus dramatiques. Et, comme il l'avoue, dès qu'il veut écrire sur ses souvenirs d'enfance, le romancier arrive au galop et transforme en roman ce qu'il écrit !
Le moins que l'on puisse dire est que ce roman est très réussi ! Il parle de bonheur, certes, mais sans aucune niaiserie ni bons sentiments. Il parle aussi de la vieillesse et de la tristesse mélancolique qui vient avec, de la tentation de s'enfermer dans ses souvenirs et de ne plus s'occuper du monde réel.
Surtout, ce roman parle d'une parenthèse merveilleuse de quelques jours d'été dans la vie de deux vieux (Léa, un peu hautaine et autoritaire mais au grand cœur, et Henri, un grincheux qui tente de cacher son bon fond et qui ressasse son passé, sont belle-sœur et beau-frère, veufs tous les deux, et sont voisins dans une petite ville que l'on devine être Dole) qui vivent chacun leur solitude plus ou moins en compagnie de l'autre et dont le quotidien est bouleversé par l'arrivée impromptue des 3 petits-enfants d'Henri.
C'est là qu'est l'idée géniale de Bernard Clavel : Ces 2 vieux se retrouvent avec 3 enfants âgés de 5 à 10 ans (auxquels se joindront toute une troupe d'enfants du quartier) SANS la présence d'adultes. Et le côté "enfantin" des deux vieux (enfin principalement de Léa) va ressortir et s'entendre à merveille avec ces enfants pour se composer et vivre un monde imaginaire tel que celui que l'on sait si bien créer et vivre à moins de 10 ans ! Bien entendu, Henri et Léa ne sont pas totalement dupes du côté artificiel et éphémère de ce monde merveilleux mais cela ne les empêche pas de vivre ces moments avec beaucoup de plaisir.
A la fin du roman, les parents des 3 petits (Adrien, Denis et Colette) viennent chercher, sans rester, leurs enfants laissant les deux vieux un peu désenchantés... Pourtant, on sent que ces quelques jours les ont un peu rapprochés...
Une merveille racontée avec beaucoup de chaleur et d'humour par Bernard Clavel.

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