Autopsie d'un viol de Stanislas-André Steeman

Autopsie d'un viol de Stanislas-André Steeman

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Noir de Polars, le 11 mai 2012 (PARIS, Inscrit le 28 mai 2011, 54 ans)
La note : 4 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (47 469ème position).
Visites : 2 853 

Le livre moyen d'un grand auteur

Le mot de l'éditeur

Babs a été violée. Puis Babs a été tuée. Et c'est George, son époux, qui l'a trouvée... avant d'être lui-même blessé d'une balle tirée à bout portant par l'agresseur en fuite.
Il n'est jamais facile d'enquêter sur une affaire de viol, les O'Hara père et fils le savent bien. Ce qu'ils savent aussi, c'est que l'agresseur n'est pas un étranger. Seul un familier a pu être invité à boire l'apéritif avec le jeune femme. Ils n'ont pas eu le temps de toucher aux verres, d'ailleurs, et on n'y trouvera que les empreintes de Babs.
Le shérif O'Hara a sous la main le coupable idéal : simplet, voleur, et complaisant : il avoue. Mais voilà qu'un deuxième homme revendique ce crime, son crime. Ce n'est pas pour simplifier l'enquête... Alors, pour peu qu'un troisième homme, tout à coup, se livre à la justice...

L’histoire

Un homme d’affaires, aux states, dans un comté californien. Il rentre chez lui de mauvais poil. Sa femme pas là, mais deux verres et une bouteille sur le bar. M’attendrait-elle ? se dit notre ricain. Rien au rez-de-chaussée. L’étage, peut-être ? Ah oui, la chambre conjugale. La femme est bien là, couchée sur le lit, en petite tenue. Bon, évidemment, morte de chez morte, alors le businessman redescend vite sur terre. Tueur dans l’ombre, en plus. Pan, pan. Businessman touché mais pas mort.

Le shérif (parce qu’il y un shérif !) arrête assez rapidement un jeune écervelé dont le loisir innocent consiste à épier les jeunes filles s'habillant ou le contraire, le soir, perché sur un sycomore. Il avoue.

Simple, non ? En fait, pas si évident, parce que deux autres chambrés vont par la suite avouer ce même meurtre. Trois qui s’accusent, c’est pas banal pour un shérif local.

Les élucubrations du bertrand

Stanislas-André Steeman, ça vous dit peut-être moins que Simenon, son compatriote. Mais si je vous assène des trucs du genre « L’assassin habite au 21 » ou « Quai des orfèvres », alors ça fait sans aucun doute tilt, non ? Ben oui, fiat lux lux fuit atque, Steeman a pondu les romans qui ont donné naissance à ces chefs d’œuvre du 7ème art.

Avant-dernier bouquin écrit par Steeman, avant-dernier d’une lignée de quarante tout de même, publié en 1964, « Autopsie d’un viol » n’a donné lieu à aucune adaptation, n’a inspiré aucun réalisateur… et ne donnera pas non plus le moindre frisson au lecteur, c’est bien son problème.

Grand mérite de ce polar, il est suffisamment court pour qu’on se donne la peine de le terminer. La fin n’est d’ailleurs pas si mal trouvée, le style alerte, deux ou trois traits d'humour très léger: mais les personnages n’ont aucune épaisseur… Bref, on s’ennuie un peu, mais le pensum est de courte durée, c’est déjà ça, c'est déjà ça, la la la...

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Original et bien conçu

8 étoiles

Critique de CC.RIDER (, Inscrit le 31 octobre 2005, 64 ans) - 23 août 2020

Dans la petite ville américaine de Vale Heights, George Lamont rentre chez lui dans son pavillon de banlieue appelé « Dolce Vita ». Après une journée de travail, au volant de sa Chevrolet, il pense retrouver à la maison Barbara, son épouse avec qui il s’est marié cinq ans plus tôt. Mais à son arrivée, quelque chose lui semble étrange : il y a deux verres et une bouteille de Tim Collins sur la table du séjour. Il appelle sa femme. Personne ne répond. Il grimpe quatre à quatre à l’étage et la découvre morte, étendue sur son lit. Il surprend un inconnu qui lui tire dessus avec un révolver avant de s’enfuir à toutes jambes. Blessé, Lamont a la force de téléphoner à la police. L’enquête s’annonce d’autant plus difficile qu’à un premier suspect s’en ajoutent deux autres qui viennent spontanément se dénoncer au shérif.
« Autopsie d’un viol » est un roman policier original et fort bien conçu. De bout en bout, le suspens est parfaitement ménagé. Le lecteur est minutieusement « promené » du début à la fin, tout au long d’une intrigue si bien ficelée qu’il faut attendre les toutes dernières pages pour découvrir une fin tout à fait surprenante et quasi improbable. Déjà pas mal ancien (1964), ce titre est encore aujourd’hui fort agréable à découvrir. Style fluide, personnages intéressants, rebondissements divers et variés. Le parfait cocktail pour une lecture addictive. On ne s’étonnera pas de noter qu’un bon nombre d’ouvrages de cet auteur furent adaptés au cinéma. Il n’y a jamais de fumée sans feu !

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