Le bonheur d'une manière ou d'une autre de Christine Arnothy
Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers
Moyenne des notes : (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : (49 907ème position).
Visites : 5 450 (depuis Novembre 2007)
Mort sur le Nil
Ou une Christine Arnothy qui se prend pour Agatha Christie tout en truffant son récit de quelques références littéraires et historiques.
Faut bien montrer qu’on est quand même plus intellectuelle qu'une quelconque raconteuse de polar.. Le titre que j'ai choisi vous donne déjà quelques indices : le récit se passe en Egypte, parmi un groupe de joyeux vacanciers. Contrairement aux énigmes de la célèbre Agatha, on connaît déjà le futur assassin, je ne vous dévoilerai rien en vous disant qu’il s'agit du héros du roman, Thomas, un émigré hongrois d’origine noble (tout comme l’auteur..) qui, sans être juif, est passé par Auschwitz par erreur...
L’auteur en profite pour régler ses comptes avec le gouvernement hongrois de l'époque qui ferma les yeux sur les atrocités nazies… (une branche de sa famille était d’origine juive) tout comme elle règle ses comptes avec le système judiciaire lorsqu'il se mêle de divorce (elle la fustigera dans son autre roman, autobiographique celui-là "Embrasser la vie"). J'ai lu ce gros roman de 559 pages, pas trop bien écrit, jusqu’au bout tout en restant sur ma faim.
On ignorera toujours pourquoi Thomas meurt subitement dans son lit (ou alors quelque chose m'échappe) et son explication abracadabrante sur ses mobiles pour faire sauter le barrage d'Assouan ne me convainc absolument pas.
Comment une telle idée criminelle peut-elle germer dans l'esprit d’un homme beau, racé, séducteur, intelligent, ingénieur chimiste de génie, socialiste, écologiste ? Quand on sait que les dégâts à l’environnement et aux habitants que va créer l’explosion du barrage seront catastrophiques… Le roman est truffé de dialogues, les dialogues échangés entre les joyeux vacanciers, des liaisons se nouent et se dénouent, les femmes sont toutes belles et désirables et les hommes ne se défendent pas trop mal. Ou diable Christine Arnothy a-t’elle découvert des couples de voyageurs en groupe aussi charmeurs et séducteurs ?
Pour ce qui est de mes expériences personnelles, les «célibataires» qui se lancent dans les voyages de groupes ont rarement autant d’attraits que ceux que leur prête C. Arnothy… Les dialogues ne sont pas trop réussis, les analyses de sentiments ne me persuadent pas, la psychologie des personnages me semble mal perçue… Mais bon, le but est sans doute de nous distraire, bien que le roman soit tiré en longueur. Le seul point qui m’aie semblé positif, ce sont les références au passé de Thomas, son enfance hongroise, sa vie à Auschwitz, mais ces événements ne sont qu'ébauchés, ayant sans doute fait l'objet d'autres romans de l’auteur, lorsqu'on sait que Christine Arnothy est issue de la noblesse hongroise et qu’une branche de sa famille a dû connaître Auschwitz.
Les éditions
-
Le Bonheur d'une manière ou d'une autre [Texte imprimé] Christine Arnothy
de Arnothy, Christine
B. Grasset
ISBN : 9782246005582 ; 17,95 € ; 10/01/1978 ; 559 p. ; Broché
Les livres liés
Pas de série ou de livres liés. Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série
Les critiques éclairs (1)
» Enregistrez-vous pour publier une critique éclair!
Roman et guide touristique
Critique de Circus Girl (, Inscrite le 29 janvier 2005, 35 ans) - 4 juillet 2005
Forums: Le bonheur d'une manière ou d'une autre
Il n'y a pas encore de discussion autour de "Le bonheur d'une manière ou d'une autre".