Borgia, tome 4 : Tout est vanité de Alejandro Jodorowsky (Scénario), Milo Manara (Dessin)

Borgia, tome 4 : Tout est vanité de Alejandro Jodorowsky (Scénario), Milo Manara (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Adultes , Bande dessinée => Légende, contes et histoire

Critiqué par Septularisen, le 5 décembre 2010 (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 55 ans)
La note : 3 étoiles
Moyenne des notes : 4 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 3 étoiles (54 093ème position).
Visites : 5 246 

Enorme déception !

Dans ce quatrième et dernier épisode de la série Borgia, nous retrouvons à nouveau la famille du Pape Alexandre VI (Rodrigo BORGIA) cette fois pour en décrire la chute et la fin.

Au début du récit nous assistons à la mort de Charles VIII le roi de France qui avait envahi l’Italie et qui vient de conquérir la ville de Naples…

Suite à sa mort, César le fils du Pape Alexandre VI, revient de son exil et retourne auprès de son père, pour y revendiquer le commandement des armées du Saint Siège, afin de conquérir et soumettre toute l’Italie, mais Alexandre VI a déjà promis cette fonction à son jeune frère Juan de GANDIA…

Quelque temps après on retrouve le corps de celui-ci flottant dans le Tibre, Alexandre VI n’a plus alors d’autre choix que de se réconcilier avec César et de le nommer Capitaine général des États de l’Église…

Pour la puissante famille des BORGIA, c’est le début de la fin…

Si le dessin de Milo MANARA est toujours aussi à la hauteur dans ce quatrième tome, avec notamment une saisissante évolution des traits physiques des personnages due aux vieillissement de ceux-ci, qui est rendue de façon spectaculaire, et qui sauve cette BD du naufrage total, le scénario de Alexandro JODOROWSKY tourne ici vraiment ici à l’inutile…

En effet, on se demande quel est l’utilité d'un scénario, si de toute façon la seule finalité de celui-ci semble être de faire disparaître tous les personnages les uns après les autres et surtout le plus vite possible!
Les auteurs semblent en effet apparemment très pressés d’en finir une fois pour toute avec cette série, et quoi de plus rapide pour en finir avec une série que de faire mourir tout le monde !
Nous sommes ici servis puisque on voit successivement mourir Rodrigo BORGIA, sa fille, ses deux fils et même son fidèle serviteur et âme damnée Micheletto…

Non, n’en jetez plus, la coupe est pleine…

Malheureusement pour les auteurs, cette technique n’accroche pas chez le lecteur, qui n’est pas dupe !
Alors que les deux auteurs avaient, plus ou moins, respecté la réalité historique dans les trois premiers volumes, celui-ci est complétement rempli de contres vérités et de contresens historiques, passons encore sur certains détails, mais de là à faire mourir le Roi de France Charles VIII dans une éruption du Vésuve à Naples alors que celui-ci est mort en France d’un accident au château d’Amboise, ou encore de faire mourir Lucrèce avant son père (Alexandre VI) alors que celle-ci est morte seize ans après lui… il faut quand même beaucoup de culot!

Ou alors l’envie d’en finir au plus vite ?

Très franchement cette fin de série se termine vraiment en queue de poisson et donc je n’en conseille absolument pas la lecture!
Autant rester sur la bonne impression des trois précédents volumes et passer son tour sur celui-ci!..

Bien entendu comme tous les épisodes précédents ce volume s’adresse à un public adulte et averti !

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Mon doux !

3 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 2 octobre 2012

Dans ce dernier volet, on conclut (un peu trop) l’histoire pour les personnages. Rodrigo cherche toujours à affermir sa position, Lucrèce accouche de ses relations incestueuses, César devient chef de l’armée papale...

« - Chien vaniteux, qui es-tu pour juger de ce qui est parfait ? Ajoute des plumes sur le casque ! Couvre ma cape de sequins ! Je veux que l’on me voie comme ce que je suis : un véritable dieu ! »

Nom de dieu ! Pas que les autres tomes avaient tant que ça un souci historique, mais ici ça prend le bord !

Je peux dire que c’est les illustrations qui font en sorte que je ne déteste pas cette série, mais je ne suis pas d’accord avec l’auteur de la critique principale qui trouve que c’est le vieillissement des personnages dans les illustrations qui sauve la bande dessinée du naufrage, alors que, comme je l’ai dit dans mes autres critiques, je trouve que c’est mal fait (le pape vieillit de façon démesurée de tome en tome dans son règne de juste 11 ans et certains personnages comme Micheletto ne changent pas !), alors que je préfère l’intensité dramatique du scénario comparé au tome précédent. Comme quoi on peut avoir des opinions totalement opposées sur le sujet !

Pas que je trouve le scénario bien fait. Je me suis sentie plus stupide en lisant cette bande dessinée, mais j’ai trouvé qu’il y avait plus d’action, d’émotion, je me suis plus intéressée à l’histoire, même si c’est du n’importe quoi. Qu’on mise gros avec les rumeurs, ça ne me dérange pas, après tout ça fait partie de la légende de cette famille, mais qu’on joue avec les faits historiques, je sais qu’on est plus dans les fantasmes, mais je trouve ça juste inutile. Et dommage. Je crois que l’histoire a déjà un potentiel dramatique sans être obligé d’en inventer autant.

Une série qui est de plus en plus loin de la réalité, à lire comme un fantasme sur les Borgia, pour public adulte et averti. Je la recommande avant tout à ceux qui aiment le genre violence-et-nudité, avec l’extravagance que le sujet peut apporter, mais si c’est juste la famille qui vous intéresse, je dirais de voir ailleurs.

Scénario approximatif

6 étoiles

Critique de Hervé28 (Chartres, Inscrit(e) le 4 septembre 2011, 53 ans) - 6 février 2012

Ce dernier opus est dominé par la violence de la première à la dernière page. En effet, après 3 volumes décriant une Rome décadente, une Eglise débauchée où sexe et vengeance faisaient bon ménage, sous Borgia père, Jodorowsky appréhende une suite beaucoup plus sanglante et surtout plus libre avec l'Histoire.Car si Alexandre Dumas concédait le fait que violer l'histoire était légitime à condition de lui faire de beaux enfants, Jodorowsky s'éloigne de cette célèbre maxime. En effet, je n'ai pas encore eu le temps de vérifier ,mais ce scénario semble mélanger Charles VIII et Louis XII , et en tout état de cause, aucun roi de France n'a péri dans un Volcan. Autant cette fantaisie historique ne m'a pas dérangé lors des tomes précédent, autant les erreurs historiques finissent par m'irriter dans ce dernier volume.Car le destin de César Borgia , historiquement, fut différent de celui servi par l'ami Jodo. Bref, je suis partagé entre un superbe dessin de Manara, voire un de ses meilleurs que j'ai vu depuis des années et un scénario de Jodorowsky qui, une de fois de plus, reste assez approximatif sur le plan historique. Néanmoins, je recommande, à tous les amoureux du souffle épique et du dessin de Manara, l'achat de cette série, qui mérite amplement sa place dans vos bibliothèques.

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