Borgia, tome 3 : Les flammes du bûcher de Alejandro Jodorowsky (Scénario), Milo Manara (Dessin)

Borgia, tome 3 : Les flammes du bûcher de Alejandro Jodorowsky (Scénario), Milo Manara (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Adultes , Bande dessinée => Légende, contes et histoire

Critiqué par Septularisen, le 19 janvier 2010 (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 55 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 5 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 3 étoiles (51 886ème position).
Visites : 4 884 

LA PAPAUTE SELON LES BORGIA...

Pâques de l’an 1494, le stupre et la luxure ont atteint leur paroxysme à la cour du Pape Alexandre VI, avec un gigantesque bal masqué qui n’est en fait qu’une excuse pour s’adonner à des orgies sans limites…

Plus rien n’arrête Rodrigo Borgia, qui n’hésite pas à faire enlever de force sa nièce Julia Farnese (qui n’a que quatorze ans...) du couvent de Saint-Sixte pour en faire sa concubine officielle (fait avéré vrai par l’histoire, bien que les dates de leur relation ne soient pas tout à fait les bonnes dans la BD)…

Alors que la peste fait rage dans la ville de Rome, Alexandre VI n’a d’autre préoccupation en tête que la personne de Charles VIII. Le Roi de France, qui vient d’envahir l’Italie à la tête de sa puissante armée, et qui (sous l’influence du Cardinal Giuliano Della Rovere, le futur Jules II) veut le chasser du trône de Pierre…

A force de complots, d’assassinats et d’intrigues, Alexandre VI parvient à pactiser avec le Roi de France, avec qui il négocie pour qu’il n’envahisse pas les Etats de l’Eglise, mais la ville de Naples… Mais Charles VIII n’hésite pas à lui demander 3.000 ducats de rançon pour la belle Julia que son armée a capturée…

Ce troisième tome des aventures de la famille Borgia au Moyen âge est bien dans la lignée des deux précédents et tient toutes ses promesses… le duo Alexandro Jodorowsky et Milo Manara n’arrête pas de nous surprendre, que ce soit par sa qualité ou par sa complémentarité… Encore une fois, rien à redire sur le scénario de Jodorowsky meurtres, trahisons, assassinats, inceste, empoisonnements et autres conspirations sont toujours aussi présentes et toujours aussi nombreuses…

Les dessins de Manara sont toujours aussi beaux et ne souffrent d’aucune critique… La finesse de son trait et la beauté, avec laquelle il dessine costumes d’époque et la sensualité de ses nus féminins est absolument saisissante…

Encore une fois, cette BD se révèle être une étonnante découverte des mœurs et de l’histoire de l’époque qui malgré quelques petites approximations historiques (ainsi p. ex. Giulia (et non pas Julia), avait les cheveux blonds et non noirs, et Alexandre VI n’a jamais fait assassiner le mari de celle-ci, qui était d’ailleurs un de ses cousins…) est ici restituée avec une rare force et une rare beauté…

Rien à redire donc sur cette magnifique BD, dommage juste que le changement d’éditeur ait entraîné la disparition des très belles couvertures sur fond blanc au profit d’une couverture moins belle, sur un horrible fond bleu, qui en gâche toute la beauté…

Comme les précédents épisodes cette BD est à réserver à un public averti!…

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Le tome que j'ai le moins aimé

2 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 2 octobre 2012

« Dimanche de Pâques de l’An de Grâce 1494. Pour célébrer la résurrection de notre seigneur Jésus-Christ, sa sainteté le pape, Alexandre VI Borgia, a organisé un bal masqué... Défense de parler ou d’ôter son masque. Le seul langage autorisé est celui des caresses. »

Dans ce troisième volet, Lucrèce propose une nouvelle maîtresse à son père, pendant que le pouvoir de celui-ci est menacé par le cardinal Rovere et la France.

Je n’ai pas été impressionné par cet épisode. On renchérit, mais il y a un certain plafonnement dans l’effet porno-gore et j’ai toujours trouvé fade le personnage de Julia, prétexte à des scènes de sexe plus que d’autres choses. Pour moi, c’est l’épisode au scénario le plus faible. Les dessins aussi. C’est ici que la démesure dans la façon de vieillir les personnages m’a le plus dérangé. Il faut comprendre que le règne de Rodrigo n’a duré que 11 ans, qu’on se retrouve à environ 2 ans après son ascension comme pape, que dans le tome précédent il était mi-âge et fringant, alors qu’ici il est vieillissant.

Pour information, j’ai entendu que cette bande dessinée a été censurée dans sa version anglo-américaine (par exemple, Lucrèce fait pipi AVEC une petite culotte !). Je me demande pourquoi on publie ce genre de bandes dessinées si c’est pour ensuite la censurer. C’est des moments comme ça qui me rend heureuse d’être francophone !

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