Drive de James Sallis

Drive de James Sallis
( Drive)

Catégorie(s) : Littérature => Voyages et aventures

Critiqué par Clubber14, le 10 avril 2010 (Paris, Inscrit le 1 janvier 2010, 44 ans)
La note : 4 étoiles
Moyenne des notes : 5 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (49 378ème position).
Visites : 4 266 

Rapide

Résumé :

Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d'une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence Drive, l'histoire, selon James Sallis, d'un homme " Qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands ". Dans la grande tradition du roman noir, il est " doublé " lors d'un hold-up sanglant, et bien qu'il n'ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l'ont trahi et ont voulu le tuer.

Mon avis:

Un livre court (170 pages) qui se lit très vite car les chapitres sont courts, ce qui accélère l'action. J'ai trouvé du J-P Manchette dans cet auteur mais en tout de même beaucoup moins bien. L'histoire n'est pas spécialement bien ficelée, le récit passe un peu du coq à l'âne, changeant de décors et d'époque en un clin d'oeil. Je n'ai pas spécialement été happé par le suspense ni par l'histoire ni par la profondeur des personnages.

Bref, je n'ai pas complétement accroché alors que j'avais plutôt bien aimé Manchette.

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Un chauffeur fantôme

6 étoiles

Critique de Leloupbleu (, Inscrit le 5 février 2012, 50 ans) - 5 février 2012

Dans une chambre d’hôtel de Phoenix juste après un combat sanglant, un type est assis sur son lit, blessé. Il vient d’être sauvagement attaqué, mais comme c’est un gars rapide et efficace, tout le monde est mort sauf lui.
Il s’appelle le chauffeur, son nom et/est sa fonction, les deux se confondent, comme un enfant qui fait corps avec son jeu. Il incarne totalement le talent qu’il exploite pour survivre, conduire des voitures pour le cinéma le jour et faire des piges pour le crime organisé la nuit.
Le chauffeur regarde son bras blessé en écoutant les bruits de l’hôtel. Il pense, ou quelqu’un pense à sa place, à ce qu’il est, et pourquoi il est là. L’histoire a mal tourné.
Il a participé à un coup, même s’il ne le sentait pas, il l’a fait par amitié, d’abord pour sa voisine Rina et son enfant Benicio, puis pour le mec de celle-ci, Standard, qui sort de prison.
Drive est un petit objet de 175 pages en format poche qui peut se lire en quelques heures. Sallis décrit un personnage hors du temps, une âme errante, indifférente à tout ce qui ne touche pas à la conduite. Sa seule identité, son nom, sa vocation, sa dignité, il la tient dans le respect absolu des contrats qu’il exécute. L'atmosphère du livre est celle d’un pays qui bascule dans l’indifférence et la cruauté. Seuls survivent, ici ou là, et pour peu de temps, des traces d’émotions, des sentiments qui conduisent ceux qui s’y abandonnent à une irrémédiable chute.
Le chauffeur et ses acolytes sont doublés sur le lieu même du hold-up. Son instinct de survie l’oblige à faire le ménage, avant de chercher à faire appliquer sa loi, la seule loi qui tient cette vieille humanité encore debout, celle de la parole donnée, le serment précieux des enfants. Car le Chauffeur est encore un enfant, peu disposé au compromis, capable d’amitié mais pas encore d’amour, préférant Benicio à tout autre adulte et donnant à l’exercice de sa violence une forme de cruauté plus proche de l’instinct scolaire que de la perversité.
L’histoire se raconte en quelques lignes et les personnages n’atteignent pas la masse suffisante pour la faire tenir. Alors James Sallis, en écrivain très malin qu’il est, a recourt à un procédé littéraire : il désynchronise l’histoire, procède par flashbacks pour densifier le récit. On navigue dans un brouillard intemporel autour du chauffeur, là encore, comme s’il s’agissait de décrire un enfant autiste pour qui le temps n’a pas de sens. Mais pour intéressant que cela soit, ce n’est pas suffisant, cela reste inachevé. On aurait voulu vivre plus longtemps avec lui, avec Rina, on aurait voulu le voir continuer à prêcher par l’exemple que la dernière chose qui peut sauver l’humanité, on aurait voulu mieux le comprendre. Car le Chauffeur disparait dès qu’on a refermé le livre.

Moins bien que le film !

6 étoiles

Critique de Keox (, Inscrit le 24 février 2010, 40 ans) - 30 octobre 2011

Ayant adoré le film, je me suis dit que le livre ne pouvait être que bon. En fait pas tellement...

Ce livre est très court. Les chapitres se lisent assez rapidement. tant mieux. pas de tarabiscotage verbal inutile. L'histoire n'est pas linéaire. tant mieux. Elle est faite d'analepses et de retour dans le présent. Ce qui implique au lecteur de reconstruire lui-même le fil conducteur de l'intrigue. Le style utilisé est dépouillé. tant mieux. Cet épurement du texte fait qu'on rentre plus vite dans l'action. Dans l'ensemble, l'histoire tient la route. La même que dans le film à quelques détails prés.

Paradoxalement, il y a moins d'émotion dans le livre que dans le film. La romance entre le chauffeur et la gonzesse est quasi inexistante. Les personnages ont moins de profondeur et de charisme malgré le fait que l'auteur nous raconte le passé du chauffeur : jeune adolescent perturbé.

On sent moins le côté héroïque et/ou justicier de la nuit du chauffeur que dans le film. Dommage. Il y a moins de violence dans le livre que dans le film. Dommage.

Bref, un livre sympathique mais sans plus... Il est intéressant à lire pour comprendre comment ils l'ont adapté à l'écran... au final, énorme décalage entre le le livre et le film...

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