Tirza de Arnon Grunberg

Tirza de Arnon Grunberg
( Tirza)

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone

Critiqué par Mathilde29, le 15 mars 2010 (Inscrite le 15 mars 2010, 52 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (21 294ème position).
Visites : 2 702 

Inattendu

La lecture de ce roman laisse une drôle d'impression, pas désagréable, mais inhabituelle. Le style est particulier, le personnage principal, un homme délaissé par sa femme et qui élève seul sa dernière fille (Tirza), est à la fois antipathique et profondément humain et proche. L'histoire, elle, nous conduit de Amsterdam vers la Namibie pour nous laisser finalement sur un dénouement totalement inattendu. On se fait avoir jusqu'au bout! bref j'ai beaucoup apprécié l'étrangeté, l'originalité et le suspens de ce livre. A peine fermé je suis allée en acheter un autre du même auteur!

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Tirza, … ou plutôt le père de Tirza

9 étoiles

Critique de Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 57 ans) - 16 août 2016

Arnon Grunberg est un auteur néerlandais très apprécié par les lecteurs bataves et flamands grâce à son style, sa verve et surtout sa « Tirza », qui est le roman qui l’a révélé.

Un style à la fois dur et profond mais fleuretant avec un réalisme très recherché et qui dans la forme parvient à mélanger adroitement le présent et les souvenirs du personnage principal, à savoir Jörgen, le père de Tirza et Ibi, deux jeunes filles qu’il a élevées seul pendant trois ans suite l’abandon du domicile conjugal par son épouse, dépeinte comme une sorte d’adolescente attardée nymphomane.

C’est donc surtout l’histoire de Jörgen Hofmeester (patronyme qu’on pourrait traduire par « Maître de la Cour » ou « Seigneur du jardin »), un homme sans relief, perturbé, misanthrope qui semble encore se chercher une voie au crépuscule de sa vie et qui, confronté à la gente féminine, adopte des attitudes décalées.

L’histoire commence le jour où Tirza donne une fête en l’honneur de l’obtention de son diplôme de secondaire et à la veille d’un départ pour un voyage en Afrique avec son petit ami d’origine marocaine. L’auteur relate les évènements de cette garden-party tout en évoquant par de subtils flashbacks des épisodes marquants de la vie familiale tourmentée de Jörgen et ses filles.

Grâce à l’habileté de l’écrivain, un malaise permanent transparaît dans ce récit et incontestablement cette histoire pourrait à certains moments déranger le lecteur et lui réserve un dénouement surprenant, mais aussi assez logique.

Incontestablement une réussite littéraire.

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