Alligator strip de Chris Haslam

Alligator strip de Chris Haslam
( Alligator strip)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Kelp, le 12 octobre 2008 (Inscrit le 2 octobre 2008, 62 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (47 192ème position).
Visites : 3 251 

Magistral

Une sorte de road movie marécageux avec vieil escroc retord et le jeune truand bourré aux amphétamines. Qui des deux sortira vainqueur? Tout en sachant que Brad le mauvais garçon et Sherry Lee la strip-teaseuse sont à travers leur chemin. Une écriture fluide, de l'humour et du suspense font de ce livre une petite merveille à dévorer.

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a so long alligator (s)trip

4 étoiles

Critique de Lalige (, Inscrit le 16 novembre 2008, 49 ans) - 16 novembre 2008

Alligator Strip c'est une histoire alambiquée servie par des personnages "bien sentis». On reconnaitra à l'auteur un goût prononcé pour cette "autre Amérique" dernier terrain de jeux de ses héros looser partis par les moyens les plus saugrenus à la conquête du rêve américain.
Au delà du stratagème de la monnaie au service du "making money! Alligator Strip se perd dans les méandres de la description de ses personnages "non sans humour" mais lassante à la longue. Les épisodes de la ferme aux crotales comme du fantôme de Gene sont des éclairs dans une superposition lourde de situations. Le final m'a semblé poussif et trop prévisible.

les pieds dans la boue

6 étoiles

Critique de Grass (montréal, Inscrit le 29 août 2004, 45 ans) - 7 novembre 2008

Le titre et la présentation visuelle ont fait ressortir ce titre du lot des nouveautés de l’été, du moins en ce qui me concerne. On annonçait en quatrième de couverture une histoire écrite dans un « style dévastateur », avec une « fantaisie fort peu correcte » et un « humour féroce ». Bien que ce soient là des commentaires dont on commence à abuser pour vendre, il n’en reste pas moins qu’à chaque fois, je me dis que ça pourrait être vrai et qu’il serait fâcheux de passer à côté.

J’avais d’autant plus envie de lire ce roman qu’il se passe dans la Floride swompeuse des ploucs pour qui un fusil et un camion sont aussi essentiels qu’à un joueur de base-ball sa chique de gomme et ses stéroïdes. J’espérais retrouver, bien que dans une autre forme, la Floride que je venais de lire précédemment dans le très prenant « Paperboy » de Pete Dexter.

Je suis encore jeune. J’ai toujours un certain droit à l’erreur.

Je me suis rendu compte que les histoires de ploucs en camisole sale qui écoutent du George Jones dans le tapis, c’est un style en soi et qu’on aurait tort de déroger des classiques, afin de ne pas tomber dans le cliché. Quand Harry Crews, qui a été élevé en Georgie par un beau-père violent, mets en scène de tels personnages, on y croit à fond. Mais quand c’est un auteur anglais qui s’en mêle, auteur qui sera peut-être allé passer un deux-trois mois en Floride pour le repérage, qu’on me permette de douter de la pertinence de l’entreprise.

En gros, Alligator strip raconte l’histoire de Martin Brock, un arnaqueur anglais qui se retrouve en Floride pour collaborer à une entreprise de trafic de pièces de monnaie de collection. Sur son chemin, il rencontre Brad, le redneck cliché parfait (du moins, vu par un anglais) qui s’en va tout droit tuer son ex-fiancée. Brock se retrouve mêlé à l’histoire, et tombe amoureux de la fille en question, Sherry-Lee. Et ça tournera mal, bien entendu, et tout le monde se jouera dans le dos, et même que la nature se mettra de la partie.

Ça me tue, parce que le livre a somme toute bien fini. J’aurais presque aimé que la fin soit pourrie pour justifier mon propos, mais c’était moins pire que je ne l’appréhendais. Quoiqu’il en soit, pas assez quand même pour valider le reste du livre, qui se perd en anecdotes et parenthèses impertinentes qui ralentissent considérablement le rythme de l’histoire. De sévères coupures auraient pu rendre ce roman entraînant, coupures tant dans l’action que dans le langage soit-disant dévastateur de Haslam. Merde. Qu’on arrête de me dire que tel nouvel auteur est redoutable de cynisme, que son humour noir fait grincer des dents, ou pire encore, qu’il est tellement politiquement incorrect. C’est pas si difficile d’être drôle, cynique, baveux, ou quoi encore. Le faire dans les limites d’une histoire qui se tient devrait être un sérieux minimum requis. Haslam donne l’impression d’avoir des sueurs si cinq lignes se sont passées sans punch, figure de style éclatée ou réplique cinglante. Respire. Coupe dans le gras. Et relis ton histoire, voire si c’est encore intéressant.
Je ne suis pas particulièrement fan d’humour anglais. Pas dans le sens que je n’aime pas ce genre d’humour, mais plutôt que je ne m’y attarde pas tant. Mais j’ai quand même assez souvent ri british pour savoir que l’humour de ce roman fait bien piètre figure à côté des Monty Python. Et j’ai assez lu d’auteurs américains pour savoir que les histoires de swompe, vaut mieux les laisser aux swompards.

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