Deux récits de guerre de Alexandre Soljenitsyne

Deux récits de guerre de Alexandre Soljenitsyne

Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques , Littérature => Russe

Critiqué par CC.RIDER, le 8 mars 2007 (Inscrit le 31 octobre 2005, 64 ans)
La note : 10 étoiles
Visites : 4 291  (depuis Novembre 2007)

Touchantes histoires

De 1943 à 1945, Alexandre Soljénitsyne est lieutenant responsable d’une batterie de repérage par le son dépendant de l’artillerie avant d’être arrêté et condamné à 8 longues années de goulag. Dans ce livre, il relate quelques épisodes d’une guerre cruelle vue par un jeune combattant nationaliste, patriote et encore « confiant dans la Révolution mondiale »....

Le premier récit voit sa compagnie occuper l’obscur hameau de Jeliabouga au fin fond de la Russie centrale où il rencontre une charmante jeune fille blonde, Iskitera qu’il retrouve en 1998 sous la forme d’une énorme matriochka toute ridée, vivant avec 6 autres vieilles et un vieux dans un village presqu’aussi misérable qu’à l’époque. Ils ne sont même plus ravitaillés en pain !

La venue du grand écrivain permet aux malheureuses d’interpeller les autorités locales qui promettent de faire un effort.... Promesses de politiciens...

Le second récit raconte l’avancée un peu inconsidérée de sa brigade très loin en avant des lignes, en Prusse orientale. Les pauvres moujiks découvrent le « luxe » de leurs ennemis prussiens qui se sont enfuis devant l’arrivée de l’armée rouge : enfin de quoi manger, dormir dans de vrais lits et vider les bouteilles. L’état-major a même organisé le pillage : chaque bidasse peut envoyer 4 kilogs de butin à sa famille, chaque officier 20 et chaque officier supérieur 40 !... Contre-attaque des allemands. Les russes se retrouvent encerclés, mais ils arrivent à s’organiser et à s'en sortir car ils ont été prévenus par un prisonnier allemand.

Soljénitsyne décrit le courage de ces deux officiers abandonnés et des quelques hommes dont ils disposent, mais aussi la cruauté, la veulerie et l’irresponsabilité de l’état-major et du commissaire politique. Dès son arrivée, celui-ci s’empare du prisonnier allemand et l’abat dans un coin de deux balles dans la tête sans autre forme de procès....

Deux petits récits touchants, émouvants, caractéristiques du lyrisme et de la grâce du grand écrivain russe. Très proches d’une « Journée d’Ivan Denissovitch »....

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