Fier d'être français de Max Gallo

Fier d'être français de Max Gallo

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Economie, politique, sociologie et actualités

Critiqué par Candida, le 3 mars 2006 (Inscrite le 23 janvier 2006, 86 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (38 152ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 4 744  (depuis Novembre 2007)

Un bon bol d'air

Fidèle lecteur de Max Gallo ( surtout l'Historien) je me suis précipité chez mon libraire pour acquérir son dernier petit livre " FIER D'ETRE FRANCAIS".
En quelques pages , avec un style vif et incisif , sans jamais tomber dans le populisme , Max Gallo nous rappelle ( surtout à la majorité qui l'oublie) que nous sommes "Français" et que cela signifie quelque chose.
Il dénonce le communautarisme et le sectarisme.
Une belle leçon de citoyenneté et un véritable bol d'air qui devrait inspirer les futurs candidats à la magistrature suprême...
132 pages qui se dévorent en un instant.
Alors oxygénez-vous vite les méninges.

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Courageux, non ?

8 étoiles

Critique de Lecassin (Saint Médard en Jalles, Inscrit le 2 mars 2012, 66 ans) - 12 août 2015

« Il faut bien que quelqu’un monte sur le ring et dise : je suis fier d’être français »…
Tel est l’incipit de ce petit pamphlet rédigé par Max Gallo , en 2006. C’est-à-dire - est-il bien utile de le rappeler ? - peu de temps avant la « victoire » de Ségolène Royal aux présidentielles de 2007 qui virent la victoire, bien réelle, celle-là, de Nicolas Sarkozy…

Un peu plus loin, Max Gallo nous parle de « boxer à la française » ; et s’il n’en reste qu’un, il sera celui-là, pour monter sur le ring… Aussi nous démontre-t-il, avec une certaine efficacité faite de conviction et d’exemples bien choisis, que l’avenir de la France n’est certainement pas dans le renoncement face à son histoire, ni dans l’autoflagellation et la repentance, dans une époque qui porte au nues, certes réduite mais bien réelle, une frange de sa population qui prétend « niquer la France »…

Un petit bouquin trouvé au fil des vacances et dont j’ignorais l’existence. Pfffuitttt : ça décoiffe ! et sous la plume du si policé Max Gallo ! que ce soit Giscard ou même Mitterrand dont il fut ministre, nul n’est épargné… Même pas la Presse, jamais citée mais qui transparaît dans l’utilisation à maintes reprises de terme « folliculaire » qui désigne de façon péjorative les journalistes…
Surprenant ce petit essai quand on connait Max Gallo pour l’avoir si souvent écouté jusqu’en 2014 commentant l’actualité de la semaine dans l’émission de radio (dimanche de 11h à 12h, sur France Culture) de Philippe Meyer, « L’esprit public » ; Max Gallo, le toujours si pondéré qu’il en était parfois lénifiant… Rien de ça ici : on trouve un Max Gallo combatif en diable. Il faut dire que la France semble oublier son Histoire ; pire elle semble la renier !

Un Max Gallo comme je n’imaginais pas qu’il pouvait être ; et qui conclut : « Si quelqu’un ou quelqu’une tient ce discours-là, celui de la fierté nationale, c’est-à-dire de l’Histoire assumée, alors que l’avenir est ouvert, on pourra affronter la tempête vent debout. Les risques de Naufrage seront grands, parce que l’époque est aux tsunamis, mais au moins n’y aura-t-il pas eu sabordage. » Courageux, non ?

Un coup de gueule

5 étoiles

Critique de Jlc (, Inscrit le 6 décembre 2004, 78 ans) - 7 mars 2006

C’est un livre d’humeur, écrit à la hussarde, en réaction à une ambiance de repentance qui voudrait que la France « reconnaisse qu’elle opprima, qu’elle tortura, qu’elle massacra. »

Max Gallo, avec jubilation, « monte sur le ring » pour rendre « à la France sa fierté et non pas nier sa singularité. » Nos malheurs viendraient non pas d’un excès de nation mais de sa négation. Et cette négation, voulue par des groupes de pression – ou d’oppression- conduirait d’abord à la communautarisation puis à l’affrontement et enfin à la balkanisation de la nation, donc de sa disparition.

Pour étayer sa démonstration, tout y passe. C’est ainsi, par exemple, qu’il oppose les rappeurs à succès( ?) de « Je suis venu niquer la France » à « ces Français de préférence » chantés, en des temps plus héroïques, par Aragon.

S’il reconnaît que les grands principes de la déclaration universelle des droits de l’homme sont encore plus formels que réels, est-ce une raison pour les abolir et les remplacer par une « dictature des minorités » ?

L’histoire nationale n’est pas un « patchwork de cultures » mais « la trame dans laquelle vient s’insérer un fil nouveau qui va enrichir la beauté de l’étoffe. »

Tout ça, la faute à qui ? Aux élites, celles qui dirigent ou font l’opinion, qui laissent faire, refusant d’être les continuateurs du passé. Max Gallo dresse le réquisitoire de Giscard d’Estaing et Mitterrand (dont il fut pourtant un des ministres) pour avoir préféré « défaire la France » pour faire l’Europe.

C’est bien écrit, avec des citations judicieusement choisies.

Ce livre est brillant quand il explique qu’on ne peut vivre dans un pays dont on n’accepte pas les valeurs et dont on n’assume pas toute l’histoire. Il est, en revanche, inutilement et un peu facilement vindicatif et excessif quand il "se paie" les deux présidents cités plus haut. Et surtout s’il parle joliment de ce fil qui doit s’insérer pour enrichir l’étoffe, il ne suggère rien pour favoriser cette insertion. Enfin j’ai trouvé son opposition à l’Europe tout à fait stérile, pensant bien au contraire que l’Europe est non seulement notre avenir mais notre chance (encore qu’il faudrait définir de quelle Europe on parle, mais ceci est un autre débat). On peut être européen ET français.

Ce livre est un coup de gueule et comme tous les coups de gueule c’est plus un mouvement de colère qu’une esquisse de solution. Dommage !

Enfin c’est simplement mon avis.

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