Mieke Maaike
avatar 19/09/2006 @ 13:06:38
Je vois qu’un débat s’en engagé entre Jules et Darius sur la question du harcèlement sexuel. N’ayant pas lu livre, je réponds dans le forum.

Je ne suis pas vraiment d’accord avec ton interprétation, Jules. Ce qui fait l’essence du harcèlement sexuel (qui n’est qu’une forme de harcèlement moral), ce n’est pas la sexualité, mais c’est l’abus de pouvoir. D’ailleurs, je plaide pour la suppression de la notion de sexualité parce qu’elle entraîne beaucoup trop d’ambiguïtés (tes propos en sont un exemple) et la remplacer par la notion plus simple et plus claire d’abus de pouvoir.

Tu dis que les femmes se dévoilent de plus en plus et sont de plus en plus attirantes. Premièrement, l’attirance sexuelle n’est pas liée au degré de nudité (il y a très peu de manifestation d’attirance sexuelle dans les saunas mixtes et dans les camps de naturistes), mais à un processus culturel (donc un apprentissage). Ce qui est interprété comme attirant sexuellement varie en fonction des époques et des cultures (donc se plaindre de la tenue des femmes actuellement n’est pas vraiment pertinent, puisque la réaction qu’elles provoqueront ne seront pas liées à un quelconque instinct, mais à un processus culturel – donc contrôlable). Deuxièmement, le fait que des femmes s’habillent de façon à ce que ça pourrait être interprété comme voulant attirer sexuellement ne peut en aucun cas justifier une agression (le harcèlement sexuel, l’agression sexuelle et le viol, ce n’est pas de la sexualité, c’est de l’agression – d’où l’ambiguïté de coller l’adjectif « sexuel » à ces phénomènes, ce qui entretient une confusion). Il m’est arrivé d’avoir des collègues masculins habillés de façon hyper sexy (pourtant peu dénudés), ce n’est pas pour ça que je m’estimais en droit de les harceler ou de les violer. Donc l’argument « les femmes le cherchent parce qu’elles s’habillent comme ceci ou comme cela », n’est qu’une façon de dédouaner un agresseur, ce qui est inacceptable. Personne ne va reprocher à une victime d’un cambriolage d’habiter dans une belle maison et pas dans un taudis.

Tu dis également que les hommes peuvent être victimes de harcèlement sexuel. Oui, et il y en a plus qu’on le croit. Mais je ne suis pas sûre qu’on vise la même situation. Tu sembles dire (si j’ai bien compris) que les hommes obligés fréquenter des collègues légèrement vêtues seraient harcelés par ces tenues. Ce n’est pas ça le harcèlement sexuel. Comme je l’ai dit plus haut, l’essence même du harcèlement, c’est l’abus de pouvoir. Aussi sexy que puisse être une femme (ou un homme), elle n’exerce en soi aucun abus de pouvoir. L’abus de pouvoir vient avant tout d’une position hiérarchique. Un exemple de harcèlement sexuel féminin, c’est la situation où une responsable (pas nécessairement habillée sexy) se prend à expliquer le fonctionnement d’un programme informatique sur un ordinateur à un jeune collègue et appuie ses seins contre son cou, dépose sa main sur la sienne pour utiliser la souris et multiplie les contacts physiques et allusions sexuelles. Ca peut faire sourire, mais certains hommes (tout comme certaines femmes) vivent mal ce genre de situation parce qu’ils se trouvent dans une situation de comportements sexuels non sollicités, non désirés, sans possibilité de les éviter en raison du rapport hiérarchique à respecter. D’ailleurs, de façon générale, si une femme victime de violence sexuelle parvient difficilement à dénoncer sa situation, un homme victime d’agression sexuelle (venant d’une femme ou d’une autre homme) aura encore beaucoup plus de mal à se faire reconnaître comme victime en raison du sexisme qu’ils subissent eux aussi (en résumé l’injonction de virilité, « être un homme, un vrai », etc).

Jules
20/09/2006 @ 18:54:25
Salut Mieke Maieke,

Tout d'abord il n'y avait pas débat de ma part sur le sujet puisque je n'avais pas répondu. Cela dit, à vous lire, il est évident que mon intervention a été mal interprétée et de ma faute bien sûr.

Cela est dû au fait que je veux toujours aller trop vite lors de mes interventions.

Mon opinion ne diverge pas tellement de la vôtre sauf à quelques détails près. Je ne tiens cependant pas à entrer dans une polémique sur le sujet vu qu'il ne me concerne pas sauf pour le fait que je le condamne comme vous.

Qu'il soit lié à l'abus de pouvoir est évident mais ce n'est pas toujours le cas non plus.

Saule

avatar 20/09/2006 @ 23:32:01
La Jules, je dois avouer qu'après avoir lu ta critique j'attendais impatiemment la réponse de Mieke ! Et c'était sans compter sans Darius. Je dois dire que ton intervention était un peu limite et que tu ne l'as pas volé :-)

Je lis à l'instant un article dans le journal catho Dimanche et je vois qu'apparement il y a des gens qui se posent maintenant la question si la disctinction du genre masculin / féminin est encore relevante. Bien sur biologiquement personne ne remet la différence homme/femme en cause, mais la question du genre féminin/masculin est elle (à juste titre) remise en cause (c'est une distinction culturelle). D'ailleurs je me souviens d'un éditorial dans la libre (un quotidient belge) ou l'éditorialise disait que dans le futur, sur la carte d'identité il ne sera plus fait mention du sexe d'une personne car ce ne sera plus relevant.

Echemane
avatar 21/09/2006 @ 10:01:50
Pauvre Jules, d'habitude si modéré et équilibré dans ses prises de positions! Une critique un peu trop éclair, et hop! Mieke lui tombe sur le dos. A raison d'ailleurs, difficile d'être en désaccord avec elle sur ce point.
Sauf sur une nuance, c'est vrai: peut-on toujours confondre harcèlement sexuel et abus de pouvoir? N'y a-t-il pas des situations (probablement assez rares) qui y échappent?
Certains connaissent peut-être la série Ally McBeal (on a les références qu'on peut). Dans un épisode, les femmes d'un cabinet d'avocat portent plainte contre une stagiaire très sexy qui fait tourner la tête de tous les hommes pour harcèlement sexuel. Y a-t-il un quelconque abus de pouvoir de la part de la stagiaire? Cette série très drôle par ailleurs avait le mérite d'aborder avec humour bien des formes de relations hommes-femmes dans le monde du travail, ce qui permettait, au fil des épisodes, d'avoir une vision plus nuancée sur ce genre de problème.
En fait mon opinion, toute personnelle, est la suivante: il n'y a harcèlement qu'à partir du moment ou une personne se sent harcelée. Une personne assez forte et sûre d'elle-même fera face sans difficulté à la plupart des situations (dans certaines limites bien sûr). Mais dans une société où on victimise à outrance, quoi d'étonnant à ce que beaucoup de gens, hommes ou femmes, se sentent harcelés pour peu de choses? On n'en est pas encore au stade des états-unis, mais en prend-on le chemin?

Petit aparté pour Saule: la distinction homme/femme (biologique) ou masculin/féminin (culturel) est un sujet très complexe qui mériterait un fuseau à lui seul. Je reconnais une certaine justesse dans les arguments de ceux qui récusent le clivage culturel mais je connais aussi certains "extrémistes" (fort sympathiques toutefois) qui deviennent complètement délirants.
Et une dernière question de vocabulaire: j'ai cru que le terme "relevant" était un anglicisme. Est-ce un mot employé en France ou plutôt en Belgique?

Jules
21/09/2006 @ 10:35:49
Il devient de plus en plus évident que je me suis mal exprimé dans ma première intervention. Saule le fait remarquer aussi mais, pas contre, Chemane aborde ce que je voulais dire avec son exemple de la stagiaire avocate.

Ce que j'ai voulu dire était tout simplement qu'il y a des cas où le harcèlement est quasiment provoqué. Il me semble un peu facile de dire que c'est la mode qui est responsable et non pas la personne. Personne n'est obligé de la suivre tout au moins pas dans ses extrèmes.

Quel homme ne sera pas d'accord avec moi pour dire que, dans certains cas, il n'y a pas quelque chose qui ressemble à de la provocation ? Loin de moi de dire que ces tenues sont désagréables à regarder, quand elles sont bien portées, mais, mesdames, ne nous empêchés pas de penser à ce qu'elles nous font penser. De là à faire le pas, il y a de la marge !

Aux enfants qui tentent toujours d'aller un peu plus loin, jusqu'au moment où ils se brûlent, l'adulte dit "Tu vois, tu l'as cherché et tu l'as trouvé !" C'est un peu ce que je voulais dire dans ce cas çi. De tous temps le vêtement a eu pour but de mettre en valeur et c'est normal. Mais à ne quasiment plus en porter ... (j'exagère mais vous connaissez tous cette blague sur le rétrécissement des vêtements au cours des siècles qui montre l'évolution depuis les culottes de nos ancètres au string) D'ailleurs, pour répondre à Mieke Maiake à propos du nudisme je me permets de dire que ne plus en porter du tout est souvent moins sexy que de laisser apparaître juste ce qu'il faut là où il faut.

Bon, je suis à nouveau pressé et je vais peut-êtreà nouveau mal m'exprimer mais je maintiens qu'il y a des harcèlement provoqués, si pas cherchés, et qui n'ont strictement rien à voir avec l'abus de pouvoir !

Et que dire d'un bonhomme amoureux d'une femme et qui la poursuit réellement, qui ne la lâche pas alors qu'il n'a aucune chance ?... Cela existe aussi et j'ai connu plusieurs cas du genre. A commencer par le père Kennedy qui allait poursuivre les femmes jusque dans les toilettes ! Et il n'avait aucun rapport de pouvoir avec celles-ci.

Bon, je dois partir ! Et tant pis pour moi si je me suis à nouveau mal exprimé. Mais, personnellement, j'arrêterai ici ce débat qui, tout compte fait, ne me passionne pas. Je n'aurais pas dû m'y lancer !

Darius
avatar 21/09/2006 @ 11:23:57
Cher Jules,

Tu saisis la balle au bond en rebondissant sur une phrase de Chemane, Jules.. Mais là, désolée, tu aggraves ton cas car tu amplifies en fait ce que tu disais dans ta critique éclair alors que dans ton message du forum, tu tentais de tempérer tes propos en prétextant la vitesse de ton intervention. En fait, tu maintiens haut et fort ton avis sur le sujet.

En fait, le vêtement porté n'a pas grand chose à voir dans une agression sexuelle ou autre harcèlement, les études le prouvent. Pour exemple, des vieilles dames se sont fait violer dans des hôpitaux. ..
Et arrêtons de dire qu'il s'agissait de déséquilibrés, cela arrange bien les observateurs lorsqu'un comportement semble dérangeant parce qu'il n'est pas conforme aux normes de pensée que la majorité des gens se fait d'une situation.

Pour en revenir à chémane, tu as tout à fait raison de dire ceci "il n'y a harcèlement qu'à partir du moment ou une personne se sent harcelée. Une personne assez forte et sûre d'elle-même fera face sans difficulté à la plupart des situations (dans certaines limites bien sûr). Mais dans une société où on victimise à outrance, quoi d'étonnant à ce que beaucoup de gens, hommes ou femmes, se sentent harcelés pour peu de choses? "

Je réponds ceci à chémane : je suis à mille pourcents d'accord avec toi.
Le harcèlement resenti varie de peronne à personne et si une personne se sent sufisamment forte dans ce qu'elle est, elle ne ressentira pas le harcèlement qu'une autre peut ressentir face à la même situation. Se sentir harcelé, pour moi, est une situation de faiblesse.

Mieke Maaike
avatar 21/09/2006 @ 14:13:43
peut-on toujours confondre harcèlement sexuel et abus de pouvoir? N'y a-t-il pas des situations (probablement assez rares) qui y échappent?

La question du harcèlement sexuel est une question très délicate en raison de toutes les ambiguïtés qu’elle contient (d’où d’ailleurs notre débat). Je vais (tenter de) dégager certains aspects spécifiques.

Tout d’abord, il est bien question de l’harcèlement sexuel sur le lieu de travail. Je crois que c’est important à rappeler parce que le lieu de travail est avant tout un endroit qui a pour principale raison d’être de prester un travail en échange d’un salaire au sein d’un rapport hiérarchique. Dans le cadre de son travail, chacun est tenu de respecter une quantité importante de règles (horaires, exigences liées aux travail, etc), avec chaque fois la menace de licenciement si ces contraintes ne sont pas respectées. Par nature, le lieu de travail est un endroit imprégné d’inégalités puisque plus on monte dans la hiérarchie, plus on a de pouvoir sur ses subalternes. A l’origine, la problématique du harcèlement sexuel s’inscrit dans ce cadre-là, à savoir que des personnes utilisent le pouvoir qu’ils ont légitimement reçu par leur position hiérarchique afin d’obtenir des faveurs sexuelles auprès de certain-es de leurs subalternes. On retrouve donc clairement ici la notion d’abus de pouvoir. Le but de la législation relative au harcèlement sexuel est de protéger ces subalternes en leur donnant des outils pour dénoncer le harceleur (désignation d’une personne de confiance qui sera chargée d’enclencher une procédure bien définie).

Ca, c’est l’essence-même du harcèlement sexuel sur le lieu de travail.

Personnellement, je m’oppose à la qualification de « sexuel » dans la mesure où de façon quasiment systématique, les sollicitations sexuelles d’un harceleur sont précédées et accompagnées d’un climat d’intimidation (menaces larvées, dénigrements, harcèlement moral, mise en place de conflits entre les travailleurs-euses afin d’isoler la victime, etc). Selon moi, c’est plus en raison de ce climat d’intimidation que les sollicitations sexuelles, si minimes soient-elles (parfois simplement une blague salace), prennent une dimension dramatique. C’est plutôt contre ce climat d’intimidation qu’il faut lutter. Et ici aussi, ce climat d’intimidation est mis en place par des abus de pouvoir.

*****

Y a-t-il du harcèlement sexuel en dehors de l’abus de pouvoir ?
Oui, c’est ce qu’on appelle le harcèlement sexuel « horizontal », c’est-à-dire entre collègues de même niveau hiérarchique. On pourrait imaginer qu’un collègue sollicite de façon constante et répétée sa voisine de bureau. Mais à la différence à la situation d’abus de pouvoir, la « victime » a toute une série de possibilités de se défendre puisqu’elle n’est pas tenue de respecter un rapport hiérarchique. Elle a toute la latitude pour exprimer clairement son agacement et son refus d’un tel comportement sans risquer de perdre son emploi, et pour exiger de son employeur qu’il prenne les mesures nécessaires pour rappeler à l’ordre son membre de personnel qui nuit aux relations de travail et donc à la bonne gestion de l’entreprise. Ce harcèlement « horizontal » n’est pas tellement différent des autres types de harcèlement de personnes un peu « lourdes » qu’on peut trouver partout ailleurs et qui n’exigent pas de protection particulière des uns et des autres, à moins de vouloir une dérive à l’américaine où tous les comportements sont codifiés à l’extrême, ou alors tombe sous la notion d’harcèlement « tout courts » (voir plus bas).

C’est pour ça que personnellement, je m’oppose à étendre le concept d’harcèlement sexuel sur le lieu de travail au harcèlement sexuel « horizontal ».

*****

Ce que j'ai voulu dire était tout simplement qu'il y a des cas où le harcèlement est quasiment provoqué.

D’abord la notion de provocation est totalement subjective et c’est extrêmement délicat de dédouaner un harceleur sous prétexte qu’il a été provoqué. Comme je l’ai dit plus haut : imaginerait-on excuser un voleur ou un cambrioleur parce qu’il invoquerait la provocation de la belle maison ou d’un objet de grande convoitise de la victime ? Tout cambriolage, tout vol et toute agression (donc tout harcèlement) doit être interdit et sanctionné, parce qu’il est en soi inacceptable.

Maintenant, je pense que ta remarque, Jules, renvoit plutôt à la définition du harcèlement. Exemple : une femme va travailler habillée ultra-sexy et son chef (pour garder l’idée d’abus de pouvoir) lui fait des propositions sexuelles. Cette proposition est-elle du harcèlement sexuel ? Non. Dans le harcèlement, il y a l’idée de répétition, d’insistance, d’accumulation de comportements de plus en plus intrusifs. Le chef aurait pu se méprendre sur les intentions de sa travailleuse et interpréter sa tenue comme une sollicitation sexuelle. Mais si la travailleuse lui répond qu’elle n’est pas intéressée et que le chef n’insiste pas, ne la menace pas de licenciement, il n’y a pas d’harcèlement. Il n’y aurait harcèlement que si, malgré le refus de la travailleuse, le patron insistait et mettait en place un climat d’intimidation pour arriver à ses fins. Et en général, dans la quasi-totalité de ces situations de harcèlement sexuel, la travailleuse arrête de s’habiller ultra-sexy pour se protéger du harcèlement.

*****
Et que dire d'un bonhomme amoureux d'une femme et qui la poursuit réellement, qui ne la lâche pas alors qu'il n'a aucune chance ?

Oui, mais ça c’est du harcèlement tout court (qui n’est pas forcément sexuel) et c’est totalement assimilé à de l’agression. On trouve ce genre de comportement chez des amoureux éconduits qui se mettent à poursuive l’objet de leur amour (ayant peu de considération pour cette personne), lui téléphonent sans arrêt, la suivent dans tous les déplacement et qui vont jusqu’à des actes de violence contre celles-ci (menaces, coups et blessures, voire meurtre). Ce n’est pas anodin, c’est même quelque chose de relativement courant, mais c’est tout à fait différent que le harcèlement sexuel sur le lieu de travail.

Le harcèlement « tout court » est sanctionné par notre code pénal : « Quiconque aura harcelé une personne alors qu'il savait ou aurait dû savoir qu'il affecterait gravement par ce comportement la tranquillité de la personne visée, sera puni d'une peine d'emprisonnement de quinze jours a deux ans et d'une amende de cinquante francs à trois cents francs, ou de l'une de ces peines seulement. »

On notera qu’il n’y a pas de notion de sexualité dans cette définition. Ce qu’on retient, c’est l’atteinte grave à la tranquilité. Ici non plus, la question de la « provocation » ou de la tenue vestimentaire n’a aucune influence. Chacun a le droit de vivre tranquillement sans être importuné par une personne qui, sous prétexte de l’amour (ou de n’importe quoi d’autre), lui pourrit la vie.

Echemane
avatar 21/09/2006 @ 14:34:42
En lisant tes posts Mieke, je me suis plusieurs fois demandé si tu n'étais pas juriste. Eh bien il suffisait d'aller voir ton profil..... :-)
Ton analyse est précise et claire. Elle fait très bien ressortir le hiatus : une expression employée couramment laisse penser qu'elle définit un phénomène unique, aux contours diffus, alors qu'il y a une multitude de formes très différentes les unes des autres. Le propre d'un(e) juriste est précisément de tracer les frontières de ce que désignent les mots. En l'occurrence, ici, le harcèlement sexuel. Si tout le monde était juriste il y aurait sûrement moins de malentendus de ce genre. Merci d'avoir dissipé (je pense) celui-ci.

Mieke Maaike
avatar 21/09/2006 @ 14:48:51
Si tout le monde était juriste il y aurait sûrement moins de malentendus de ce genre.

Si on était tous juristes, on se disputerait sur les définitions des concepts juridque (faut bien qu'on s'amuse ;-) )

Saule

avatar 21/09/2006 @ 15:23:36
Et une dernière question de vocabulaire: j'ai cru que le terme "relevant" était un anglicisme. Est-ce un mot employé en France ou plutôt en Belgique?

Je crois que relevant n'est pas correct en effet, il faudrait dire pertinent. C'est une confusion avec l'anglais. C'est comme le mot implémenter, on l'utilise systématiquement en informatique mais ce n'est pas correct.

Les juristes m'ont toujours fait sourire (il y en a dans ma famille), en général ils ne te donnent jamais une réponse claire mais c'est vrai que ça leur arrive d'être efficace comme Mieke.

Chéry
avatar 23/09/2006 @ 19:10:07
Mieke!

En lisant ton petit texte, plusieurs choses se sont éclairées dans mon esprit. Tu as amené plusieurs clarifications concernant le harcèlement sexuel. Serait-il possible que nous puissions discutées toutes les deux? J'aurais peut-être d'autres questions à te formuler.

Merci

Chéry!

Mieke Maaike
avatar 23/09/2006 @ 20:32:54
Mieke!

En lisant ton petit texte, plusieurs choses se sont éclairées dans mon esprit. Tu as amené plusieurs clarifications concernant le harcèlement sexuel. Serait-il possible que nous puissions discutées toutes les deux? J'aurais peut-être d'autres questions à te formuler.

Merci

Chéry!

Avec plaisir: marieke-mmmm@hotmail.com

Saint Jean-Baptiste 24/09/2006 @ 20:31:06
.
En fait mon opinion, toute personnelle, est la suivante: il n'y a harcèlement qu'à partir du moment ou une personne se sent harcelée.

Mouais ! Mais n'y en a-t-il pas qui se sentent harcelées parce qu'elles prennent leurs désirs pour des réalités ?
;-))
Allez, bon ! je sors...

Tistou 24/09/2006 @ 21:28:05
.
En fait mon opinion, toute personnelle, est la suivante: il n'y a harcèlement qu'à partir du moment ou une personne se sent harcelée.

Mouais ! Mais n'y en a-t-il pas qui se sentent harcelées parce qu'elles prennent leurs désirs pour des réalités ?
;-))
Allez, bon ! je sors...

???

Antinea
avatar 26/09/2006 @ 13:13:22
SJB, Toujours plein d'humour !

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