Guigomas
avatar 10/02/2006 @ 12:31:32
L'alexandrin, ma foi, en impose et en jette
Plus que l'octosyllabe il faut le reconnait'
Ce dernier, de l'orchestre, est une clarinette
quand l'alexandrin sonne, clair comme une trompette

Bolcho il me semblait qu'au royaume de Belgique
Les endives se nommaient du beau nom de chicons...
Mais, l'écrivant, je vois soudain où est le hic:
Il est très difficile d'avoir une rime en con...

Mae West 10/02/2006 @ 23:40:35
Certes l'alexandrin ne rougit de l'endive
Mais quoique ne boudant ces blancheurs maladives
A l'étuvée, ou en gratin : sont-ce là légumes idoines
Pour l' entrée d' un Alexandre de Macédoine ?

Bolcho
avatar 11/02/2006 @ 16:07:49
Un verre à douze pieds, c'est risible, ouaf ! ouaf !
Il se tient bien à table, appuyé de partout,
Et nul ne le renverse à moins d'être bien saoul,
Mais il est mal conçu pour étancher la soif.

Je préfère de loin un verre à zéro pied
Où l'on verse aisément une pinte d'alcool;
Il est, je vous l'accorde, un peu moins élancé,
Mais on y boit beaucoup; disons que c'est un bol.

Lincoln 11/02/2006 @ 18:22:56
Nos poésies elles ont grandi
Car de douze pieds elles sont fleuries

Voilà donc une porte qui vient juste d’ouvrir
Et j’en vois quelques-uns qui s’y sont engouffrés;
Sur des lignes plus longues nous pouvons délirer,
De certains d’entre nous on peut craindre le pire

J’ai déjà vu passer de l’alcool des endives
De grands verres tout bancals et une point’ de chicon;
Tous ces vers brilleront si nous les astiquons
Très souvent ici bas de manière collective.

Sibylline 11/02/2006 @ 20:14:04
L'octosyllabe se défendra
Il a des vertus qu'on verra
Que dis-je qu'on verra? qu'on a vues.
Il est rapide et bienvenu
Il est très gai, il est léger
Toujours il peut nous dépanner.
Alors ne le reniez pas
Car très bientôt il vous tent'ra

Bolcho
avatar 11/02/2006 @ 20:35:07
Bon, d’accord, je veux bien l’admettre,
Il baguenaude et, tralala,
Chante les vertus de son mètre,
Mais il ne vient jamais, voilà,
Quand j’en ai besoin : il me fuit.
Hélas, hélas, l’octosyllabe,
Il faut vous l’avouer, c’est dit,
Je n’en suis même pas capab.

Ginjon 11/02/2006 @ 21:04:41
Absent, je fus deux mois durant,
Zanimal fut mon héritage,
Parti sauver la veuve, l'enfant
J'ai rescapé tout l'équipage.

Mon départ fut remis en doute
Par l'arrivée d'un certain double
Un Jonkind que je n'connais point
Un autre mec qui écrit bien.

Voilà, assez la poésie,
Voilà, suffit les ti-namis,
Je dois me remettre au boulot,
Et étudier pour l'interro.

Mae West 11/02/2006 @ 23:02:33

Il est très difficile d'avoir une rime en con...


Des rimenkon on peut en trouver par dizaines
Surtout si l'on habite en cité Phocéenne
"J'ai mangé une de ces bouillabaisses , con !"
Voilà ce qu'on entend au Pays de Manon

Mais sans vouloir pousser aussi loin l'exotisme
Ni décentraliser jusques au paroxysme
En tout lieu où se tient une conversation
De café du commerce on dit : "yakafôkon"

Lincoln 12/02/2006 @ 09:17:15
Entre l’alex et puis l’octo
Il n’y a pas de quiproquo,
Quand l’un s’étir’ l’aut’ fait l’gros dos
Mais ils s’entend’ comm’ deux poteaux.

Tiens d’ailleurs le voici qui sort juste du lit
Et ne veut pas laisser son ami seul ici
Ces deux là sont très drôles quand ils jouent comme ça
Se disant qu’y a Sib qui n’en restra pas là.

Sibylline 12/02/2006 @ 09:50:19
Bonjour Jonjon! Dis-nous comment
"Parti sauver la veuve, l'enfant
J'ai rescapé tout l'équipage"

Car en écoutant les récits
On reste sages comme des images
Et si tu nous racontes ici
On écoutera davantage.

Sibylline 12/02/2006 @ 10:16:43
Et bonjour tous les autres aussi!
Octo, ou bien alexandrins
Sont bienvenus, pas de souci,
Mais, Lincoln, faut en choisir un
Car le mélang', sincèrement,
Présente bien moins d'agrément.
:-))

Sibylline 12/02/2006 @ 11:13:04
Lincoln ne me répondant pas
Le sombre doute s'infiltre en moi :-))
Mon poème' fut-il maladroit
Et se peut-il qu'il le vexa?
Si cela est, excuse-moi
Ton art, je ne critiquais pas
Je disais just' qu'il vaut mieux pas
Unir Octo- Alexandra
Ce mariage étant contre loi.
Mais vogue, vogue la galère
Nous irons loin avec nos vers

Ouf :-)) Dur- dur de s'expliquer
1° clairement
2° sur 8 pieds
3° en rime

Lincoln 12/02/2006 @ 12:31:45
Mais non mais non Sib t’en fais pas
Sur ce coup-là y a pas d’problèm’
J’répondais pas à ton poèm’
Car c’est tout simpl’ j’étais pas là

Je suis marteau de course à pied
Presque chaqu’ jour je vais trotter;
Je suis d’accord sur tes propos
Pas de mélange alex, octo!

Pour pas d’jaloux entre ces vers
Chacun son tour ce sera clair.

Lincoln 13/02/2006 @ 22:53:54
Ce matin en chemin j’ai croisé un lapin
Un sacré p’tit malin ou plutôt turlupin
S’approchant de la route il fit mine de bondir
Coup d’volant dans le doute pour éviter le pir’

Le brigand matinal s’était d’jà fait la malle
J’le voyais tout jovial s’éloignant vers le val
Petit pèr’ si j’te vois encore jouer avec moi
Je descends et cett’ fois je te course dans les bois!

PS: sont-ce là des rimes brisées?

Bolcho
avatar 14/02/2006 @ 13:43:09

PS: sont-ce là des rimes brisées?


Ma rime s’est brisée sur le sol en tombant,
Alors je me suis dit : je la veux embrassée,
Dans les deux bras de l’autre accueillie, protégée.
Et voici le quatrain que j’ai fait aux amants.

Mes deux rimes en couple ont vécu long amour,
Sur la couche nuptiale, elles se sont croisées :
C’est à toi, c’est à moi, disent-elles tour à tour.
Au bout de quatre vers, les voici appariées.

Et le temps a passé, lui qui tue et qui rate,
Qui fait de la passion une habitude plate.
Les rimes féminines et les rimes macho
En un dernier sourir(e) se sont tourné le dos.

Mae West 14/02/2006 @ 14:22:38

PS: sont-ce là des rimes brisées?


Ma rime s’est brisée sur le sol en tombant,
Alors je me suis dit : je la veux embrassée,
Dans les deux bras de l’autre accueillie, protégée.
Et voici le quatrain que j’ai fait aux amants.

Mes deux rimes en couple ont vécu long amour,
Sur la couche nuptiale, elles se sont croisées :
C’est à toi, c’est à moi, disent-elles tour à tour.
Au bout de quatre vers, les voici appariées.

Et le temps a passé, lui qui tue et qui rate,
Qui fait de la passion une habitude plate.
Les rimes féminines et les rimes macho
En un dernier sourir(e) se sont tourné le dos.


"Nom de dieu que c'est beau !" dit le rat à la ratte
"Tu te souviens Paulo, quand on s'tenait la patte
Dans l' dodo ? c'était mieux qu'l' auberge du tournedos !"
"Bin voui mais comment faire avec mon lumbago ?"

Mae West 15/02/2006 @ 09:14:48
Matin givré en ciel d'orange
Un rameau blanc une mésange
La gelée a pris en otage
Dans un cristal le paysage

La lune meurt au jour naissant
Comme un rêve se diluant
Noyée sous son fantôme trouble
Le halo brouillé qui la double

C'est la pluie qui s'annonce ainsi
N'oublions pas nos parapluies !

Lincoln 15/02/2006 @ 14:36:55
Matin givré en ciel d'orange
Du givr’ ici? Aucune trace
Mais un plafond vraiment très bas
Dès que tu sors c’est profil bas
En pataugeant dans la bouillasse.

J’ai retrouvé dans mon bureau
Un esseulé petit octo,
Il était tout recroqu’villé
Et m’regardait terrorisé,

Il avait cru ces jours passés
À la présence de malandrins,
S’était senti fort menacé
Par les costauds alexandrins.

Oh là mais non mon p’tit ami
Tu as toujours ta place ici;
Voilà pourquoi ce mercredi
Mon p’tit octo a ressurgi.

Mae West 15/02/2006 @ 15:01:56
Octopussy a des ventouses
Elle s'accroche : huit contre douze
Alexandre battant sa coulpe
S'écrie "elle a le vent en poulpe !"

Lincoln 15/02/2006 @ 15:27:27
Contournant le mollusque évitant les ventouses
Les douze pieds d’Alexandr’ voulaient pas qu’on les blouse
D’un coup de queue bien placé évitant les nasses
En quatr’ lignes léchées ils ont refait surface.

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