Sibylline 05/02/2006 @ 10:11:32
Bien le bonjour Sabrinouchka
Tu as bien fait de te montrer
Tu verras, on n'te mang'ra pas
Et même on va t'encourager

Tu as très bien tourné tes vers
Tu as tout de suite pigé
Alors, vas-y et sois sévère
Mieux vaut un "nul" qu'être ignoré

Tu pourras sur nos Zanimals
Mettre une ligne d'impressions
Et même si tu dis que c'est mal
On s'ra contents de l'attention.

:-))

Mae West 05/02/2006 @ 11:18:32
Elle a raison la Sibylline
C'est pas l'oracle qui a parlé
Non, c'est une bonne copine
Jamais personne elle a bouffé

Ecris, critique, éclate toi
On te dira ce qu'on en pense,
Plutôt bienveillants je pense
Car ici, personne ne s'y croit

bienv'nue à bord, Sabrinouchka !

Mae West 06/02/2006 @ 09:36:25
Fan de chichourle, c'est lundi
Je bosse cette après midi
Et ce matin, faut balayer
Bonne Mère ! quelle rude journée !

Y gn' a plus dégun sur Cé El
Sont pas à la pêche aux girelles
Ni après faire le pastis
à l'Estaque : peuchère ! c'est lundisse ...

Sibylline 06/02/2006 @ 22:35:18
Mae je n'ai rien compris du tout
A ta salade du midi
Tu devrais parler comme nous
Et enlever cet aïoli
Car autrement comment veux-tu
Eviter les malentendus?

;-))

Lincoln 06/02/2006 @ 23:07:08
Bon ben voilà, journée finie
Et maintenant je vais au lit
Quelques p’tits vers pour m’rattaper
Car ceux d’dimanche étaient ratés

Mae West 06/02/2006 @ 23:32:43
Ma bouillabaisse est ingénue
Pour éviter l'malentendu
Achetons nous un sonotone :
"Dégun", ça veut dire "personne"

"Fan de chichourle" ou "fan de chiche"
ça veut dire quoi ? chais pas, j'm'en fiche
C'est comme ça une expression
Qui s'dit sur l'marché aux poissons

Et ailleurs , sur la canebière
On dit aussi "oh Bonne Mère ! "
Pour parler de celle qui garde
Le Vieux Port : Not' Dame de la Garde.

Plus loin du côté du Pharo
Y'a les cacous et les girelles
Qui se font bronzer, s'il fait beau
En se jouant de la prunelle

Les "cacous", ce sont les garçons
Et les "girelles" c'est les filles
A la plage y s'jouent du violon
Y suffit que le soleil brille

Entre le pin et l'olivier
Depuis L'Estaque jusqu'aux calanques
Quant t'as vu tous ces yeux briller
Faut qu't'y retournes : ça te manque

Voilà pourquoi cette aïoli
M'était revenue ce midi
J'ai vécu là dix ans d'ma vie
J'aime Marseille, c'est tout, pardi !

Lincoln 07/02/2006 @ 13:41:54
Histoire sympa.

Le 21 janvier à 10h32 Sibylline écrivait ceci:

“C'est le matin, y a du soleil
Et la grass mat' porte conseil”

À 10h55 je lui répondais cela:

“Matin chagrin, sous la grisaille
Y a rien de mieux qu’un bon chandail
D’un ciel d’été fringant azur
On se languit, bon sang qu’c’est dur!”

18 jours et une centaine de poésies plus tard l’affaire tourne encore. Qui l’eut cru?

À suivre…

Mae West 07/02/2006 @ 21:53:56
C'est pas possibl' : sont tous couchés
Ou y'a un truc à la télé
Bonne nuit à tous et à Lincoln
qui lit d' Tournier : "Le roi des aulnes"

( Nan c'est pas vrai !
pardon Lincoln ! c'est que j'ai pas trouvé d'autre rime ;-(

Lincoln 07/02/2006 @ 22:36:35
Non je suis pas d’vant la télé
Mais suis penché sur mon clavier,
Car j’ai un text’ presqu’achevé
Et puis un autr’ qu’est terminé.

Je n’sais pas quand vous les livrer
Sur vos écrits c’est calme plat
Sur d’autr’ forum y a d’beaux débats
Qui faudrait pas trop saboter.

Sabrinouchka 08/02/2006 @ 06:08:52
Elle a raison la Sibylline
C'est pas l'oracle qui a parlé
Non, c'est une bonne copine
Jamais personne elle a bouffé

Ecris, critique, éclate toi
On te dira ce qu'on en pense,
Plutôt bienveillants je pense
Car ici, personne ne s'y croit

bienv'nue à bord, Sabrinouchka !



Eh ! merci pour ce bel accueil
Bien que je sois encore au seuil
De la porte grand’ ouverte
Qui m’invite a la découverte

De quoi ? Je vous le dis bien haut
De livres, d’écrits et de mots

Langue française qu’t’es belle
T’es pas ma langu’ maternelle
Mais dans tes filets tu m’as priz
Oui, il faut que je le dise..

C’est pour quand le prochain exo
J’vous dis je sauterais dans l’eau
C’est pas aussi bon qu’vos écrits
J’ai vu, mais j’écrirais tant pis

Mae West 08/02/2006 @ 06:21:37
Envoie nous vite un texte car
Ce week-end sera, sinon, rude,
Moi j'ai des critiques en retard
Et du courrier, comme d'habitude

Et j'bosse sam-dim, c'est pas la fête !
Et puis faut que je me remette
De Kochka : Cette brave petite bête
Tourne encore dans ma pauvre tête.

Sibylline 08/02/2006 @ 20:30:17
Mae, le week-end est loin encore!!

Tiens, pour ta peine, je vais te faire un truc sans les rimes, les pieds
Mais pas sans les mains :-)))

Sibylline 08/02/2006 @ 20:31:24
Comprendre "sans les pieds" ;-)

Sibylline 08/02/2006 @ 20:42:53
Alors dis-moi
Dis-moi
Ecoute
Ecoute
et dis-moi

Quel est ce souffle
Dis-moi
Ecoute
Quel est ce souffle
Qu'on entend là?

Dirait-on pas
Dis-moi
Ecoute
Ecoute
et dis-moi

Dirait-on pas
Un bout de toile
Déchiré
Tout bas?

Alors dis-moi
Dis-moi
Ecoute
Ecoute
et dis-moi

Le dernier souffle
Dis-moi
Ecoute
Il sera comme ça?

Mae West 08/02/2006 @ 21:33:02
Oui, c'est ça Sibylline
C'est
Le dernier
Le dernier souffle c'est
Quand on n'arrime
Et sans brises-bise :
Le lâcher pieds
Le lâcher-prise

Mae West 09/02/2006 @ 23:00:37
Sur la pointe des pieds je vais me retirer
A pas de chat feutrés silencieuse esquive
Le passeur erratique s'échoue sur l'autre rive
L' ombre sombre s'estompe aux contours de Morphée

Charon s'ennuie courbé sur sa rame inutile
Si la vie est un songe, la mort n'est qu'un fantôme
Le rêve nous emplit d'images quadrichromes
Le fleuve gris déteint dans son flot immobile

La barque abandonnée balance sur le Styx
En mal de passagers, à vide de partances
Sous la lune argentée les rêveurs se fiancent
Et refluant leurs larmes font des jaspes d'onyx

Sibylline 09/02/2006 @ 23:14:09
Superbes alexandrins, Mae! J'avais déjà sommeil, mais là, tu m'as totalement convaincue. Au lit!

Bolcho
avatar 09/02/2006 @ 23:54:09
Voilà qui donne place à de longues tirades
Des nez ou bien d’ailleurs, de la jambe ou du rein.
On peut parler de tout, et non plus par saccades,
Quand de huit petits pieds on fait alexandrin.

On harangue la foule, on la pousse à l’action,
Et la voix vous emporte, et le chant vous entraîne,
Vous n’êtes plus tenus par le petit ronron
De cet octosyllabe à l’emphase… un peu vaine.

J’en profite pour dire, à vos oreilles vives,
(Car je veux illustrer la grandeur de ce vers),
Que ce soir j’ai mangé un steak et des endives,
Et que je vais dormir jusqu’au bout de l’hiver.

Tistou 10/02/2006 @ 00:08:04
Eh ben !

Sibylline 10/02/2006 @ 12:22:08
Alors, voilà l'alexandrin
Qui vient bouffer l'octosyllabe
L'aura vit' fait, le malandrin,
De trouver une rime en -abe
Et de rouler dans la farine
notre petite comptine

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