Corto Maltese : Nocturnes berlinois de Hugo Pratt, Juan Diaz Canales (Scénario), Rubén Pellejero (Dessin)

Corto Maltese : Nocturnes berlinois de Hugo Pratt, Juan Diaz Canales (Scénario), Rubén Pellejero (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers

Critiqué par Vince92, le 12 octobre 2022 (Zürich, Inscrit le 20 octobre 2008, 45 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (46 720ème position).
Visites : 394 

Contre Weimar

Dans un Berlin en proie à l'agitation sociale et politique, dans un climat explosif, celui de la montée des mouvements dissidents (communistes et nazis), Corto Maltese vient rendre visite à son vieil ami Steiner. Alors qu'il se rend au commissariat pour faire viser ses papiers, il tombe sur la photographie de ce dernier: mort, la police cherche à l'identifier. Mais qu'est-il arrivé à Steiner. Le scénario est un peu compliqué qui mêle ésotérisme, politique, références littéraires et personnages caricaturaux. Le lecteur est assez décontenancé et parfois doit revenir sur certains des épisodes pour vraiment comprendre le développement de l'histoire: il est évident que Canales marche dans les pas d'Hugo Pratt et tend à adopter le style du maître italien jusque dans les silences de Corto et son sourire ironique. Seul changement au personnage, le commerce qu'il fait des femmes: il semble même que la marin maltais tombe amoureux dans cet album!
A chaque album du duo de repreneur de la série, les commentateurs et les critiques tendent à discerner si le duo espagnol est trop ou pas assez proche du modèle... il faut comprendre que la série est mythique et reste un OVNI dans le paysage de la BD: érudite, subtile, poétique, mêlant les références multiples, elle fait sans aucun doute partie du Panthéon de tout amateur. Nocturnes berlinois n'échappe pas à la règle et il me semble que c'est un album réussi et qui respecte à la lettre le canon de la série.
Canales et Pellejo n'ont pas à rougir et offrent un nouvel album distrayant bien qu'un peu "consensuel": on imagine mal que Corto se range derrière la bourgeoisie de Weimar même s'il est évident que sa condamnation de l'assassinat par Rathenau par l'Organisation Consul (dont faisait historiquement partie von Salomon qu'on regrette de ne pas croiser dans l'album) aurait été sans ambage... Corto est un personnage complexe, peut-être que Canales aurait pu nuancer son attitude un peu plus subtilement.

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Berlin , années 1920 !

6 étoiles

Critique de Frunny (PARIS, Inscrit le 28 décembre 2009, 57 ans) - 6 février 2023

Corto Maltese est plongé dans le Berlin des années 1920-1924 .
Sur fond de sociétés secrètes et d'intrigues policières, une ambiance " République Weimar".
Les nationalistes sont à la recherche d'un homme fort et s'opposent aux Marxistes .
Un album aux nombreuses références historiques et culturelles.
J'avoue ne pas être un inconditionnel du dessin mais l'album n'est pas dénué d'intérêts.
Comme l'indique Vince92, Corto Maltese est un personnage complexe.
Une BD qui se mérite ...

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