Frankenstein 1918 de Johan Heliot

Frankenstein 1918 de Johan Heliot

Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Tistou, le 11 mars 2021 (Inscrit le 10 mai 2004, 64 ans)
La note : 6 étoiles
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Uchronie, quand tu nous tiens !

Uchronie, quand tu nous tiens ! Johan Heliot n’en est pas à son coup d’essai si j’ai bien compris, en terme d’uchronie. Moi, si. Et ça n’est pas ma tasse de thé. Du coup, j’en ai mis du temps (mauvais signe !) à venir à bout de ce pas très gros ouvrage de 245 pages.
Le postulat de base est que la « Grande Guerre », celle de 14-18, ne s’est pas terminée en 1918, et surtout pas par la victoire des alliés mais par celle des Allemands, avec bombardement mode nucléaire de Londres, rendu inhabitable, encore en 1958. 1958, puisque le narrateur va osciller entre évènements de 1914 – 1918, et suite de l’histoire en 1958. Autre postulat, nous allons côtoyer Winston Churchill – pas franchement à son avantage – et Marie Curie, notamment, mais pas que (Johan Heliot se fait plaisir !). Et puis, pas le plus anodin, nous allons devoir admettre que la créature « Frankenstein » n’était pas qu’une vue littéraire …
Si vous acceptez tout cela, vous pouvez vous embarquer dans Frankenstein 1918.
Les débuts de la guerre de 1914 sont les boucheries que nous connaissons avec gabegie de jeunes vies sacrifiées. Notamment de jeunes vies anglaises, ce qui préoccupe légitimement Winston Churchill (un bon point pour lui). D’où l’idée, de génie, de créer des combattants tout neufs, pas vraiment vivants puisque sans âmes, sans besoins particuliers vulgaires (se protéger du froid, vieillir, ressentir de la souffrance …) à partir de corps ou de morceaux de corps récupérés sur les champs de bataille et remis à l’état vivant selon le procédé « Frankenstein ».
Un idéal de soldats, on en conviendra, qu’on n’aura pas de scrupules à sacrifier et qu’on peut remettre en état de marche à l’occasion d’une mort inopportune !
Tout ceci bien entendu, à l’instar des armes secrètes, doit rester non-dit, non-divulgué. Et ça fonctionne. Au moins un temps. Mais voilà qu’un de ces individus, un « non-né » comme ils sont appelés, est parvenu à échapper au massacre final organisé pour cacher toute l’opération.
C’est ainsi que Victor en réchappe, et même son carnet dans lequel il enregistre tous ces détails parvient entre les mains intéressées d’Edmond, un jeune historien, vers 1958, et de sa compagne Isabelle, jeune femme idéaliste résistante à l’occupation allemande (de 1918 à 1958 !). Passionnés, ils vont rallier le Londres post-apocalypse pour retrouver les traces de Victor, et plus si affinités …
C’est un peu compliqué à lire ; d’abord parce que partant de données réelles et connues Johan Heliot nous le joue à l’envers, et qu’en outre il entrecroise le récit entre période 1914 -18 et 1958.
Peut-être aussi ne suis-je pas le bon public pour cela. C’est probable même, vu le temps que j’ai mis à lire l’ouvrage !

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Les éditions

  • Frankenstein 1918 [Texte imprimé], extraits des récits et témoignages de la vie de Victor, premier des non-nés du XXe siècle, par les protagonistes des évènements et leurs commentateurs tardifs Johan Heliot
    de Heliot, Johan
    l'Atalante / La Dentelle du cygne
    ISBN : 9782841728718 ; 16,90 € ; 20/09/2018 ; 245 p. ; Broché
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