Djamilia de Tchinguiz Aïtmatov

Djamilia de Tchinguiz Aïtmatov
( Djamilia)

Catégorie(s) : Littérature => Russe

Critiqué par Saule, le 3 mars 2004 (Bruxelles, Inscrit le 13 avril 2001, 57 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (3 249ème position).
Visites : 5 385  (depuis Novembre 2007)

La plus belle histoire d'amour

Aragon était tombé sous le charme de cette histoire qu'il n'avait pas hésité à qualifier de "plus belle histoire d'amour jamais écrite". Il l'aimait tellement qu'il a décidé de la traduire lui-même en Français. Voilà comment, grâce à Aragon, nous avons le plaisir de lire cette courte et belle histoire d'amour, écrite par un auteur de l'actuel Kirghizstan qui sans cela serait peut-être resté totalement inconnu.

L'histoire se passe aux confins de la Russie et de la Chine, en Mongolie, dans un pays qu'on a vraiment envie de visiter après avoir lu le livre, où la steppe se déroule à l'infini entre les chaînes des monts kirghiz et la vallée du kourkouréou ("Elle est vaste au-delà de la rivière, la steppe Kazakh. Elle a écarté des deux côtés nos montagnes, et elle s'étend, austère et déserte..."). Dans un petit village rural, le narrateur, un garçon de 13 ans, découvre l'amour. Il découvre aussi l'art comme moyen d'expression de cet amour.

C'est une très belle histoire en effet, qui exalte l'amour et nous fais rêver à ces steppes majestueuses du fond de la Russie. Mais est-ce vraiment la plus belle histoire d'amour jamais écrite ? Pour moi la plus belle est celle de Kiyoaki et Satoko du merveilleux "Neige de Printemps" de Mishima.

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L'amour au pays des steppes

7 étoiles

Critique de Faby de Caparica (, Inscrite le 30 décembre 2017, 60 ans) - 20 février 2020

" Djamilia" de Tchinghiz Aïtmatov (125p)
Ed. Folio

Bonjour les fous de lectures ....

Livre lu dans le cadre du défi " Je noircis mon planisphère" (Kirghizistan)

Il s'agit d'une nouvelle.

Publié en 1959, ce court récit a séduit Louis Aragon qui l'a considéré comme " La plus belle histoire d'amour du monde".

L'auteur nous plonge au fond des steppes du Kirghizistan et de sa population.

1943... tous les hommes du village sont partis.
Le narrateur, Seït, est amoureux fou de Djamilia, la femme de son frère parti à la guerre.
Il est un des seul à être resté au village où il accomplit, avec sa belle-soeur, les travaux du kolkhoze.
Djamilia attend , en vain, un signe de son époux.
Un jour, elle va croiser la route de Daniïar.
Seït assiste à leur rencontre et à leur rapprochement.

Ce court texte, en plus d'être une histoire d'amour, fait un éloge à la terre natale.
Eloge chanté par Danïar et qui va séduire la belle.

Lecture plaisante, écriture poétique, dépaysement garanti.

Belle préface d'Aragon .

"La plus belle histoire d'amour" ?

10 étoiles

Critique de Saint Jean-Baptiste (Ottignies, Inscrit le 23 juillet 2003, 86 ans) - 7 février 2012

Un magnifique petit roman, tout simple, sans fioriture et sans concession aux modes.
Il nous raconte la « renaissance » par l’amour de deux êtres marqués par la vie.
Il est écrit dans une langue très pure, qui nous parle d’un pays âpre et beau où on dirait que les beautés de la nature sont là pour exprimer, mieux que des paroles, les sentiments des personnages.

C’est un roman sans mièvrerie, sans artifice, un peu hors du temps, et c’est une très belle histoire d’amour. « La plus belle histoire d’amour de la littérature » ? Hem ! Laissons à Aragon ses appréciations et disons, sans prendre de risques, que c’est, assurément, une des plus belles.

Histoire d'amour sans paroles dans la steppe de Mongolie.

8 étoiles

Critique de Sissi (Besançon, Inscrite le 29 novembre 2010, 52 ans) - 1 mai 2011

Le narrateur se souvient et raconte l’histoire d’amour dont il a été le témoin, et à travers elle, la sienne.
Car il l’a aimée, lui aussi, sa Djéné (la femme de son frère), mais cela il ne l’a réalisé qu’au moment où elle a disparu pour toujours.

Avant ça il a connu la complicité dans le travail au kolkhoze, l’amitié, la solidarité avec cette belle brune farouche et sauvage, esseulée depuis le départ de son mari au front.
Et puis arrive Daniiar, dont on ne sait pas trop d’où il vient, Daniiar le solitaire, qui travaille dur sans broncher, fier et silencieux.
Le narrateur les observe, et c’est à travers son œil qu’on vit les premiers troubles, puis les premiers rapprochements entre ces deux êtres singuliers, qui vont finir par s’unir et poursuivre leur existence au pluriel.

Avant ça encore il y a la naissance du sentiment amoureux, qui se révèle à travers des gestes, des chants, des regards et des courses de chevaux, sans paroles mais avec la complicité d’une nature conciliante et d’une steppe majestueuse propice au bonheur.
Beaucoup de non-dits. Beaucoup d’évocation.
Une belle ode à la nature sauvage, avec de jolies descriptions, un lexique local et une atmosphère dépaysante, empreinte de grandeur et de liberté.

Peut-être pas la plus belle histoire d’amour du monde, comme le disait Aragon, mais une très belle histoire d’amour quand même.

Inconnu ?!!??

10 étoiles

Critique de Merlin (Bruxelles, Inscrit le 25 février 2004, 58 ans) - 4 mars 2004

Aitmatov est loin d'être un inconnu ! Plusieurs fois "nommé" comme prix Nobel en puissance, Palme d'Or à Cannes pour l'adaptation cinématographique de Djamila, éminent politicien, sommité littéraire en URSS, il est l'auteur de la première grammaire en langue khirguize. Il est actuellement ambassadeur de Khirguizie (ou Khirguistan) auprès de l'Union Européenne et vit à ...Bruxelles (eh oui, Saule, un tien voisin !)
Djamila est un magnifique petit roman que Denoël a eu l'excellente idée de ressortir en 2001...puissent-ils en faire de même pour les autres livres du grand Tchinguiz Aïtmatov.

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