Les mystères de la Troisième République, Tome 2: le tueur dévot de Philippe Richelle (Scénario), Pierre Wachs (Dessin)

Les mystères de la Troisième République, Tome 2: le tueur dévot de Philippe Richelle (Scénario), Pierre Wachs (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Adultes , Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers , Bande dessinée => Légende, contes et histoire

Critiqué par JulesRomans, le 1 décembre 2013 (Nantes, Inscrit le 29 juillet 2012, 64 ans)
La note : 10 étoiles
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Distinguer "Le tueur des veaux" et "Le tueur dévot" même si le personnage en question ne fait pas dans la dentelle d’Alençon

Les aventures de ce second tome tournent toujours autour du complot de la Cagoule destiné à renverser le régime parlementaire pour le remplacer par un état fort. Le principal dirigeant de cette conspiration fut Eugène Deloncle, d’ailleurs en 1939, sa nièce Edith Cahier, fille de Paul Cahier, épouse Robert Mitterrand, frère de François Mitterrand. Ce dernier, une fois obtenu son diplôme de l'École libre des sciences politiques en 1937, part au service militaire.

Dans ce second tome, on redémarre avec le suicide du ministre de l’Intérieur Roger Allendrot ; il faut bien sûr comprendre Roger Salengro. Si Roger Salengro se suicide au gaz par contre dans cette fiction, deux policiers doutent du suicide de Roger Allendrot qui se fait en calquant assez sur celui de Robert Boulin le 30 octobre 1979 en forêt de Rambouillet. L’ancien ministre gaulliste et maire de Brive Jean Charbonnel a dit d’ailleurs connaître le nom des deux assassins au début de l’année 2013.

On suit l’infiltration d’une partie du réseau cagoulard, celle dirigée par celui qui a fait des études secondaires à Angoulême (petit clin d’œil à François Mitterrand, même si ce dernier a l’âge d’une le fils du premier). Reste à savoir dans le dernier tome qui finance. Deux hypothèses se dessinent à mon avis, une relevant de la pure fiction et l’autre proche de la Grande histoire.

Dans le premier cas, on va vers le père de la jolie libraire qui en pince pour le commissaire ; ce père est un industriel du Nord. La deuxième solution nous mènerait à Eugène Schueller, dont la fille est connue sous son nom de femme mariée, à savoir Liliane Bettencourt. On note une allusion aux liens que le régime de Mussolini entretenait avec les activistes d’extrême-droite, ceci à travers l’idée d’assassiner un opposant politique italien résidant à Alençon. Il faut voir là une allusion au meurtre des frères Roselli effectué en à Bagnoles-de-l’Orne en juin 1937.

Cette série se décline non seulement en trois tomes, mais en trois univers en effet il existera à la fin neuf albums, car il y en aura trois pour chacune des dernières républiques françaises. Il est à noter que les univers sont plus resserrés qu’on a comme dates butoir 1936 et 1962. Si le scénariste reste le même pour les neuf tomes, il use trois dessinateurs différents. Cela aide à caractériser l’ambiance de chaque époque. Le graphisme est très réaliste et les décors sont très parlants.

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