Dolores de Benoît Peeters (Scénario), Anne Baltus (Dessin), François Schuiten (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Sci-fi & fantastique

Critiqué par Blue Boy, le 25 mars 2013 (Saint-Denis, Inscrit le 28 janvier 2008, - ans)
La note : 6 étoiles
Visites : 2 738 

Pas mal mais pas inoubliable

Région parisienne, fin des années 50. Georges Leterrier, ingénieur maquettiste proche de la retraite travaille pour une compagnie aéronautique. Un beau jour, ses dirigeants lui font comprendre que ses compétences ne sont plus adaptées aux techniques actuelles et qu’ils doivent se séparer de lui. Pourtant, il aime son travail, Georges, et il s’en fiche bien de partager sa maison miteuse avec son frère malade et au chômage. Tout ce qu’il veut, lui, c’est qu’on reconnaisse son talent et qu’on le laisse vivre de sa passion… Il ne se doute pas encore que cette jeune femme, jolie comme une princesse, qui a eu l’autre jour une crevaison devant chez lui, sera sa planche de salut…

Si habituellement j’apprécie le travail de Schuiten et Peeters, en particulier avec Les Cités Obscures, je dois avouer que ce one-shot ne m’a pas particulièrement séduit malgré ses indéniables qualités, et que je n’en garde pas un souvenir mémorable. Et pourtant ils s’y sont mis à trois, avec au dessin Anne Baltus, ancienne élève de François Schuiten dont les styles pourraient presque se confondre (je m’y suis moi-même laissé prendre) : même ligne claire, même importance donnée à l’architecture, même style de personnages…

Quant au scénario, il est plutôt bien construit, et ce basculement progressif vers la folie, vers une dimension fantastique inquiétante ne manque pas d’intérêt. Outre la dimension érotique qui rappelle d’autres mythes tels que la Belle et la Bête ou encore King-Kong, cette histoire peut être vue comme une parabole de la revanche des médiocres contre les parvenus, des obscurs contre les célébrités, des manipulés contre les manipulateurs… Alors il manque quoi dans cette histoire ? Du relief, de l’émotion, de la chaleur sans doute, mais surtout peut-être le merveilleux propre à l’univers des Cités obscures qui fait réellement défaut ici. Les événements se succèdent de façon mécanique, tandis que le dessin, si soigné soit-il, recèle une certaine froideur, que ne viennent pas contredire des pastels un peu ternes. Une BD agréable à lire mais qu’on oublie vite en somme.

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