Barracuda, Tome 1 : Esclaves de Jean Dufaux (Scénario), Jérémy (Dessin)

Barracuda, Tome 1 : Esclaves de Jean Dufaux (Scénario), Jérémy (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers

Critiqué par Hervé28, le 10 juin 2012 (Chartres, Inscrit(e) le 4 septembre 2011, 52 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (38 424ème position).
Visites : 3 343 

A l'abordage !

Mais quel talent ! quel talent que possède ce dessinateur qui a débuté comme coloriste sur la série "Murena". Dufaux,déjà vieux briscard du scénario ,arrive à renouveller un genre pourtant bien usé, celui de la piraterie.

En s'éloignant volontairement du superbe "John Long Silver" de Dorison et Lauffray, auxquels il rend hommage dans la préface, Jean Dufaux nous livre là une aventure trépidente, digne des films américains avec Errol Flynn par exemple.

Débutant,comme il le faut, avec une scène d'abordage sanglante et réaliste, l'intrigue s'intéresse au destin de trois jeunes, embourbés dans l'ile de Puerto Blanco.
Certes les canons du genre (recherche d'un trésor, otage,fuite...) sont présents dans ce premier opus mais on ne s'ennuie pas un instant alors que l'histoire se déroule quasi-intégralement sur l'île,seule la dernière case laisse augurer des aventures plus maritimes.

J'ajoute, même si je me répète, que le dessin réaliste de Jérémy est d'une beauté à couper le souffle: que ce soient les navires, les personnages ou encore les costumes d'époque...rien ne manque à son talent.

A noter pour les amateurs, un tirage de 1200 exemplaires aux éditions "canalbd", avec cahier graphique et ex-libris numéroté, que je conseille fortement.

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  Barracuda

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Pas de pitié. Pour personne. Jamais.

6 étoiles

Critique de Septularisen (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 54 ans) - 11 avril 2016

Comme tout bon récit de « pirates » qui se respecte, celui-ci commence sur une bataille navale et plus exactement un abordage. Nous sommes effectivement à bord du navire le « Barracuda » où les hommes du capitaine « Blackdog » s’apprêtent à partir à l’abordage d’un galion espagnol.
Leur devise étant « Pas de pitié ! Pour personne ! Jamais ! », la bataille tourne vite au massacre. Seul le capitaine De La Loya voit sa vie épargnée par les pirates, après avoir « gagné » sa vie en échange de de celle de Raffy, le jeune fils de Blackdog, qu’il a vaincu lors un duel à l’épée.

Les pirates capturent les femmes présentes à bord, pour les vendre au plus offrant au marché aux esclaves de l’île de Puerto Blanco. Il y là Dona Emilia Sanchez del Scuebo, une veuve issue de la noblesse espagnole, sa fille Maria et la jeune Emilia une amie de la famille.
Ils s'emparent aussi d'une carte qui mène au diamant du Kashar, considéré comme le plus gros du monde. Il est enterré sur «L’île de la tête qui parle», avec le corps du mari de Dona Emilia. La légende raconte en effet, que le Kashar porte malheur, qu’il corrompt et entraîne la mort de tous ceux qui le convoitent.
Il en faut toutefois bien plus pour effrayer les pirates du Barracuda, qui reprennent immédiatement la mer pour partir à la recherche du diamant…

Ce que les pirates ignorent c'est qu’Emilia, la jeune et jolie demoiselle de cour, s’appelle en réalité Emilio, et est un jeune garçon qui s’est déguisé en femme, afin d’échapper à la mort…

Thème récurrent de ces dernières années « la piraterie », connaît ici un renouveau bienvenu, les auteurs ont en effet décidé de nous présenter bien plus la vie des pirates que leur « escapades » en mer.

Les dessins de JÉRÉMY (de son vrai nom Jérémy PETIQUEUX), sont un peu hésitants dans ce premier tome, mais je dois dire qu’il s’en sort très bien. Les rendus de la scène de bataille (pg. 5 p. ex.) sont exceptionnels. Les dessins sont très réalistes, bien finis, bien précis. Le rendu des visages p. ex. est vraiment très bon, les paysages grandioses. Les couleur sont elles aussi très belles, avec une prépondérance de rouges, des jaunes et des bleus sombres. Le découpage par contre est lui très décevant et très (trop) classique, mis à part quelques rares « fulgurances » en début d'album.

Ce premier album pèche plus par le scénario de Jean DUFAUX, qui sans être mauvais est un peu mince et sans grande consistance. Résultat l’histoire tourne un peu en rond et est largement « téléphonée » au lecteur. Toutefois, étant donné qu’il s’agit ici du premier volume d’une série, il est évident qu’il faut mettre en place les différents personnages. Personnages dont on comprend un peu trop vite et un peu trop facilement (y compris pour les prochains volumes…), ce qu’ils vont devenir du fait de leur statut d’esclaves des pirates!

Je finis sur un avis assez mitigé, sans doute les prochains volumes de l’histoire, trancheront définitivement pour savoir si nous avons entre les mains une grande série... Ou pas…

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