L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, tome 1 : Chili con carnage de Wilfrid Lupano (Scénario), Paul Salomone (Dessin)

L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, tome 1 : Chili con carnage de Wilfrid Lupano (Scénario), Paul Salomone (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers

Critiqué par Hervé28, le 1 novembre 2011 (Chartres, Inscrit(e) le 4 septembre 2011, 52 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (11 910ème position).
Visites : 3 560 

Jubilatoire !

Enfin ! des années après "Trio Grande (Adios Palomita) "et "Wayne Redlake (500 fusils)", le western spaghetti en bande dessinée vient de trouver son digne héritier avec Lupano, Salomone et Pieri.
Ce premier album d'une série prévue en 4 volumes, est franchement jubilatoire. Outre les personnages parfaitement campés, c'est le dessin de Paul Salomone qui m'a littéralement bluffé. Quel talent!
Personnages,trains, chevaux, décors et couleurs (signées Pieri) sont remarquables.
Les décors sont très soignés et, il faut vraiment l'avouer, ce dessinateur sait parfaitement mettre en valeur le personnage féminin de cette aventure, Margot.(ah! que de vues plongeantes sur son superbe décolleté!)
Une histoire prenante où les bons et méchants ne sont pas là où on les attendait, des dialogues qui font mouche, et un dessin riche, précis, et d'une très grande beauté.... que demander de plus à une bande dessinée, à part la suite.
Le premier tirage étant épuisé quelque semaines après sa sortie , prouve l'intérêt du public pour cet album.
Une véritable réussite.

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Une très bonne série en quatre albums !!!

9 étoiles

Critique de Shelton (Chalon-sur-Saône, Inscrit le 15 février 2005, 66 ans) - 26 octobre 2017

Wilfrid Lupano est un scénariste incroyable. Toutes ses bandes dessinées ne sont pas nécessairement des bestsellers mais à chaque fois le lecteur est surpris, déstabilisé, enchanté ou énervé, séduit ou perplexe… Je ne sais plus quel fut la première lecture de Lupano dans ma vie de lecteur mais probablement la série Alim le Tanneur… Ce fut probablement avec le tome 2 que je l’ai interviewé la première fois et qu’une relation dans le temps s’est installée avec des rencontres à Paris, à Angoulême, à Saint Malo…

Certaines bandes dessinées furent certainement plus marquantes que d’autres comme la série Alim le Tanneur, Ma révérence, Un Océan d’amour ou même L’honneur des Tzarom que j’avais beaucoup aimé… Mais je dois vous avouer que j’ai un attachement personnel pour une série et ce n’est pas Les vieux fourneaux contrairement à beaucoup de lecteurs, mais L’homme qui n’aimait pas les armes à feu…

Il faut dire que je suis un fan de western depuis mon plus jeune âge et que les westerns dits spaghettis ont bercé mon adolescence… Du coup cette série qui revendique assez ouvertement sa filiation avec le genre ne pouvait que me plaire…

Il faut dire que le scénario est déjà digne des plus grands… Tout tourne autour de quelques lettres reçues il y a fort longtemps par le père d’un des personnages de la série (4 volumes, histoire terminée). Ces missives émanent d’un des pères de la constitution américaine, James Madison. Or leur contenu pourrait remettre en cause les interprétations habituelles du deuxième amendement, celui qui traite des armes à feu et milices populaires… Que vont devenir ces fameuses lettres ? C’est l’enjeu de cette histoire… L’histoire des Etats-Unis pourrait-elle basculer ?

Les personnages sont assez forts et surprenants. On aura le propriétaire des lettres, son avocat, la femme des deux derniers, un jeune homme un peu là par hasard, des indiens – enfin, je devrais dire navajos – et même un indien noir ou un noir indien à votre convenance !

Le personnage le plus caricatural et dynamique est cette Margot qui ment toujours, qui n’a pas de cœur – ou presque car finalement la jeune Lucille saura la séduire dans la durée – mais qui a certainement un petit problème avec les hommes (mari ou amant)…

J’avoue aussi avoir été séduit par le trait et la narration graphique de Paul Salomone. Certes, il ne fait pas du Blueberry mais bien Byron Peck et c’est très bien comme ça ! Que du bonheur ! Une seule tristesse, le quatrième volume est le dernier de la série… L’histoire est terminée…

Heureusement, du côté de Wilfrid Lupano, il y a déjà une multitude d’histoires à découvrir… Quant à Paul Salomone, nous comptons sur lui pour nous parler de son avenir… Car, nous allons rencontrer ces deux auteurs durant le festival Quai des bulles de Saint-Malo…

Western en mode british

8 étoiles

Critique de Blue Boy (Saint-Denis, Inscrit le 28 janvier 2008, - ans) - 27 avril 2014

Le premier tome de cette série avait décidément tout pour interpeler le lecteur : un titre qui fait mouche et contraste avec le genre, puisqu’on a affaire ici à un western, tout au moins d’un point de vue formel ; une excellente couverture mettant en scène un dandy à fines moustaches en train de déguster tranquillement son thé en plein désert, le petit doigt en l’air, tandis qu’en arrière plan on voit débouler au galop une bande de hors-la-loi mexicains ; un pitch intriguant où il est question d’un document extrêmement convoité qui « pourrait changer à jamais le cours de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique » ! ; et enfin, gage de qualité, sieur Lupano au scénario.

Le graphisme n’est pas en reste, le trait agile de Paul Salomone rehaussé par une mise en couleurs classique mais raffinée. Cette première partie se situe principalement dans l’Arizona du XIXème siècle et utilise pleinement les codes du western. Si comme on pouvait s’y attendre, le scénario est bien structuré, l’histoire reste plutôt conventionnelle au demeurant, alors qu’on ne sait encore rien du fameux document pour lequel les protagonistes tueraient père et mère… L’humour n’est pas absent, et joue beaucoup sur l’association des deux personnages que tout semble opposer, Byron l’avocat dandy et Knut le danois rustre qui ne s’exprime par des borborygmes... on se doute que la sulfureuse Margot est pour quelque chose dans les troubles de langage de ce dernier, qui n’arrête pas de pester contre elle, dans des termes (« laa sssaloôoop !! ») qui m’ont rappelé la scène cocasse du film « La vie est un long fleuve tranquille » où Daniel Gélin maudit son amante machiavélique…

Sans être extraordinaire, ce premier épisode se lit donc sans déplaisir, mais laisse à son issue le lecteur en droit d’attendre beaucoup mieux de la suite…

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