Hannibal lecter : les origines du mal de Thomas Harris
( Hannibal rising)
Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique
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Hannibal...
J'ai découvert Hannibal Lecter au travers du Silence des Agneaux. Je l'ai suivi dans Dragon Rouge et Hannibal
Dans ce roman, l'auteur nous plonge dans l'enfance d'Hannibal Lecter.
Les origines du mal semblent se fixer sur un événement. Celui ci cristallise la personnalité d'Hannibal qui en fait surtout un être plein de souffrance. Quand le monstre s'humanise...
Thomas Harris nous invite à nous plonger dans l'enfance du monstre. Ses origines sont à l'image du personnage soit hors normes. Hannibal Lecter s'est construit à partir de la destruction et de l'horreur. Thomas Harris nous immerge dans cet univers.
J'ai passé un bon moment avec ce roman. Pour autant, j'aurais préféré garder en tête le personnage tel que je le connaissais jusqu'alors soit un individu qui inspire la peur auréolée d'une folie démoniaque et intelligente, un être mystérieux dont on ne connait pas grand chose.
Les éditions
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Hannibal Lecter [Texte imprimé], les origines du mal Thomas Harris traduit de l'américain par Bernard Cohen
de Harris, Thomas Cohen, Bernard (Traducteur)
Albin Michel / LITT.GENERALE
ISBN : 9782226176639 ; 21,80 € ; 03/01/2007 ; 363 p. ; Relié
Les livres liés
- Hannibal lecter : les origines du mal
- Dragon Rouge
- Le silence des agneaux
- Hannibal
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Les critiques éclairs (8)
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Très moyen...
Critique de Ayor (, Inscrit le 31 janvier 2005, 52 ans) - 10 décembre 2008
Les "scènes d'action" sont souvent confuses et écrites de telle façon qu'il faut parfois les lire une seconde fois afin de tout bien saisir. La barre était peut-être trop haute pour relever le défi. A ce titre, l'adaptation cinématographique est tout aussi moyenne.
Point positif : l'intelligence supérieure du jeune Hannibal est quant à elle bien perçue, à contrario des circonstances dramatiques (auxquelles j'ai beaucoup de mal à adhérer) qui l'amènent à devenir le monstre que l'on connaît.
Bref, le tout reste moyen et peu crédible.
difficile de garder le niveau !
Critique de Béa44 (Nantes, Inscrite le 31 octobre 2008, 59 ans) - 31 octobre 2008
A oublier...
Critique de Marc Legrand (Libramont, Inscrit le 8 octobre 2008, 47 ans) - 30 octobre 2008
Tout d'abord, rien ne nous aura été épargné en matière de poncifs psychanalitiques (Lecteur mange ses victimes parce qu'on a mangé sa soeur et que ses ravisseurs lui en ont fait manger des morceaux à son insu) ; on se croirait dans un mauvais essai de Françoise Dolto. Ce qui était intéressant dans le cas Lecteur, justement (je pense là au Silence des agneaux, seul), ce que son profil psychologique était illisible (dans le roman précité, Clarisse Starling ne s'y frotte même pas, tout au plus demande-t-elle à Lecteur si, en qualité de psychiâtre et de psychopathe, il a entrepris de faire son propre profil... de l'ironie, bien placée, mais seulement de l'ironie, donc, pas de véritable analyse). Le mystère ainsi entretenu renforçait l'ascendant hypnotique du personnage de Lecteur.
Ensuite, et là c'est l'historien de formation qui parle, Harris se perd dans les méandres de la Seconde Guerre mondiale et multiplie les contrevérités, les raccourcis historiques et les caricatures honteusement manichéennes et antihistoriques... dommage pour un auteur d'ordinaire bien documenté. Exemples parmi d'autres : Lituanien, Lecter ? Son patronyme n'est pas lituanien (existe-t-il, du reste ?), sa soeur, Mischa, porte un prénom russe depuis la nuit des temps et son ancêtre, Hannibal, porte au XIVe siècle un prénom carthaginois pas franchement populaire... alors, Allemand descendant des chevaliers teutoniques ??? Que nenni ! ; les Hiwis lituaniens sont décrits comme des sauvages (parce qu'ils sont nazillons, opportunistes et sans scrupules ou parce que Lituaniens ? Chez Harris, ici, on ne sait pas si c'est l'auteur mal renseigné qui parle en bourgeois bouffi de préjugés de "classe" ou le raciste américano-centré) ; le cas de Lady Murasaki est peut probable, surtout dans la France des années d'après-guerre et le climat d'époque est mal reconstruit (violences policières gratuites, insultes dans la rue, pétainisme passif bien après la fin des hostilités, etc., autant de poncifs chers aux Américains dont la plupart, rappelons-le, ne peuvent pas situer Paris ou Berlin à 500km près), et j'en passe...
Enfin, l'intrigue est bâclée, le lecteur attendait un chef d'oeuvre, il n'a droit qu'à un erzatz de roman... où est passé le Harris de The Silent of the Lambs ? L'écriture est poussive, on s'ennuie, bonjour les longueurs et quel dénouement attendu ! ! !
Dommage...
Aaargh !
Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 42 ans) - 1 avril 2008
vengeance
Critique de Martell (, Inscrit le 27 février 2004, 61 ans) - 23 mai 2007
La seconde partie qui se déroule dans la France d'après-guerre ressemble davantage à une série de règlements de comptes et la relation subtile avec sa belle-mère ne suffit pas à m'enlever l'impression de laisser aller dans la conclusion de l'histoire. Conclusion? Non en fait, puisque c'est le début d'une autre histoire... et le Silence des Agneaux lui reste largement supérieur à tous points de vue.
à lire juste pour connaître l'origine du mal
Critique de Chrisair (Yvelines, Inscrite le 13 septembre 2005, 47 ans) - 26 mars 2007
Ceci expliquerait donc cela ...
Critique de Chris (Bruxelles, Inscrite le 30 décembre 2003, 50 ans) - 20 mars 2007
Viande avariée
Critique de Mudju (, Inscrit le 6 février 2007, 47 ans) - 2 mars 2007
Ayant entendu parler de l'adaptation cinéma et gardant en mémoire que Thomas Harris a écrit de bons livres, je me suis laissé tenter en espérant très fort que son Hannibal était une erreur de parcours, un livre écrit à la va-vite, bref quelque chose publié à des fins alimentaires.
Malheureusement, l'insupportable réel surgit dès toutes les premières pages. C'est mauvais, poussif, Harris se laisse aller a user un style qui ne lui sied pas, qui peine - à - dire, tentatives d'effets de style complètement ratées. Je reste sceptique face à ce style qui se veut faussement technique histoire de rendre un peu plus complexe l'oeuvre, lui donner un peu de relief et apporter ce petit quelque chose qui démarque un écrivain des autres.
Harris aurait mieux fait de se cantonner à élaborer de bonnes intrigues ou des personnages témoignant de plus de trois émotions. Mais là encore le bât blesse, l'histoire démarre très (trop) lentement et au bout d'un cheminement véritablement harassant, j'ai vite été confronté à l'idée d'abandonner cette tâche qu'à l'origine j' envisageais récréative. Mais mon amour propre m'empêchant de baisser les bras, j'ai persévéré et après quatre vingts pages, l'histoire commence à devenir un peu plus accrocheuse.
Car les premières pages qui racontent l'enfance d'Hannibal sont un calvaire. La suite, son adolescence, passe mieux, mais sans plus. Hannibal donc a perdu ses parents et surtout sa jeune soeur pendant la seconde guerre mondiale et a été témoin de... quelque chose d'ineffable, perpétré par d'horribles collabos. Hannibal se transforme et devient Némésis de ces (sous) hommes qui ont eh oui, dévorés sa soeur.
Là le livre pèche selon moi dans la définition que nous donne Harris de la monstruosité. Une vision simpliste: d'un côté les monstres collabos et de l'autre l'enfant innocent martyr, qui sous l'effet inconscient qui résonne en lui mute en une créature, un monstre, qui lui a une (bonne?) raison d'être un monstre. Certes ce livre n'est pas un essai sur la morale mais cela n'empêche pas l'auteur de pousser un petit effort de réflexion dépassant les platitudes manichéennes habituelles. Le schéma explicatif utilisé par l'auteur afin de justifier les actes de SA créature est véritablement pauvre, je n'en dévoile pas plus pour ne pas tout révéler du livre, dont l'histoire peut être résumée en à peu près dix mots.
A trop vouloir expliquer les choses, elles perdent bien souvent de leur charme. Il en est ainsi d'Hannibal Lecter, les origines du mal, comme le relève très justement Cracotte. Ce qui rendait Hannibal fascinant dans le silence des agneaux était peut-être bien cette absence de mots quand à ce qui le poussait à agir. Harris vient de tuer son personnage, espérons qu'il l'a fait sciemment. Il n'aurait pas dû nous donner ce livre, c'est selon moi un suicide littéraire. J'en attendais tout de même un peu plus.
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