Traversée du Nord
de Marie Desplechin

critiqué par Vt, le 1 octobre 2005
(Dunkerque. - 50 ans)


La note:  étoiles
Contre l'héliotropisme dominant.
C'est une Traversée du Nord à l'usage des néophytes comme des connaisseurs.
C'est une déclaration d'amour à l'usage des aigris comme des coeurs-sur-la-main.
C'est un autre voyage au départ de Paris, à la suite de Théophile Gautier et de Gérard de Nerval.
C'est une traversée pleine de piques et de flèches.
C'est: Je sens, moi, dans ce pays, une excessive humanité, une sorte de douleur, une fureur particulière qui coïncident mal avec l'intelligence policée et la belle langue.
C'était à propos de madame Yourcenar, une autre native, quelqu'un d'autre de là qui écrivait bien avant que madame Desplechin reprenne le flambeau, à sa manière.
C'est: A force, on arrive à Ostende. L'air sent le sucre. Les bouquets de drapeaux claquent au vent de la digue. Tout est pareil. Mais tout est différent. Et c'est normal. En France, on était au Nord. En Belgique, on est au sud. Au Sud.