Les Cinq et le rubis d'Akbar
de Enid Blyton, Claude Voilier

critiqué par Shelton, le 4 août 2005
(Chalon-sur-Saône - 66 ans)


La note:  étoiles
Allez, on y retourne...
Quand j’étais beaucoup plus jeune, lorsque j’avais fini de lire les Oui-Oui, j’ai eu dans les mains de nombreux Club des Cinq. C’était le même auteur, Enid Blyton, mais à cette époque je crois que ne comprenais pas ce qu’était un auteur. Par contre, ce que je comprenais parfaitement bien c’est qu’elle me parlait de Carnac, de la Bretagne, c’est à dire de la région où je passais presque trois mois par an, une période de liberté, de vacances, d’amitié, d’aventures, bref, elle me parlait de moi… Je ne m’identifiais qu’aux garçons, mais parfois je prenais Claude pour un mec et je ne dédaignais pas de prendre la place de Dagobert, le chien… Mais, je ne pensais pas qu’un jour, plus de trente ans après, je puisse reprendre un Club des Cinq en main pour une lecture complète… Et pourtant ! Il aura suffit qu’un de mes fils en reçoive un pour son anniversaire, que ma femme le lise et que je me laisse tenter…
Alors, soyons clairs, ce n’est plus Enid Blyton qui écrit, la mort a privé depuis longtemps les Cinq de leur créatrice. Celui que je viens de lire est signé Claude Voilier – comme pour la Claude du Club, on ne peut pas savoir si c’est un homme ou une femme – et Anne Bozellec – mais, elle, c’est pour les illustrations – et il porte le nom de : Les cinq et le rubis d’Akbar. Depuis la reprise de la série, on ne dit plus Club des Cinq mais Les Cinq, après tout c’est une façon de distinguer les deux époques…
Mais pour ce qui est de l’histoire, vous allez, du moins pour les habitués, reconnaître tous les personnages mais avec cette fois-ci un grand voyage. En effet, nous voilà en Inde, au pays des maharadjahs. Et comme vous l’avez bien compris, il va être question d’un rubis mais pas d’une pierre précieuse que Claude ou Dagobert aurait trouvé sous un rocher au bord de la mer… Nos amis résident dans la famille d’un archéologue, la famille Singh. Monsieur Singh a trouvé, très récemment, un trésor. Le gouvernement lui a laissé un rubis en forme de cœur et le reste a été mis dans un musée… Mais ce dernier a été visité et le trésor a disparu et au même moment monsieur Singh commence à recevoir des menaces : on lui demande de céder ce rubis…
L’arrivée de toute l’équipe française ne va rien changer si ce n’est que le danger va se rapprocher de plus en plus pour le plus grand bonheur des cinq – non, ils n’ont pas changé – et la plus grande crainte des parents de Claude qui les accompagnent et des parents Singh qui vont même mettre à l’abri dans la famille les deux plus jeunes filles. Seul, le grand fils, Shiv, restera, servira de guide à nos cinq jeunes, enfin quatre et le chien, et participera au piège final qui permettra de délivrer cette famille de cette menace…
C’est donc un bon roman pour jeunes comme l’étaient autrefois les "Club des Cinq" et pour les vieux c’est une bonne façon de replonger dans une jeunesse qui s’éloigne à grands pas…
Petit conseil : pour les grands-parents, achetez cet ouvrage à vos petits-enfants et lisez-le avant… Pour les parents, même solution… C’est discret et personne ne le saura… Alors bonne lecture…